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Plan Nord : quand la boussole perd le Sud

C’était  « toujours plus à l’Ouest » chez le professeur Tournesol, mais au Parti libéral du Québec, on persiste à s’orienter vers le Nord en matière de stratégie économique, alors que la boussole du « vrai » développement économique, quant à elle, pointe obstinément vers le Sud. Car sommes-nous, avec le Plan Nord québécois, en train de tuer notre tissu industriel au Sud, lui qui est tissé d’une multitude de petites et moyennes entreprises certes ingénieuses, exportatrices et innovantes, mais pourtant si fragiles? Explications. L’exploitation massive des matières premières du Nord québécois exige de considérables quantités de  ressources, qu’il s’agisse de travailleurs spécialisés, de financement de projets, d’infrastructures de transport et de logement, etc. Or, ces ressources sont globalement limitées dans une économie. Si nous les consacrons davantage au Nord, c’est en grande partie au dépend du Sud (c’est le principe de l’allocation des ressources et de la spécialisation en économie). Source: Journal de Québec, 9 mai 2011 Exemple patent : le grave problème des pénuries de main-d’œuvre. Les PME québécoises sont désespérément à la recherche de travailleurs spécialisés. Or, de plus en plus,  ces spécialistes prennent le pari d’aller travailler dans le Nord, attirés par des rémunérations très compétitives. Dans cette catégorie, on retrouve plusieurs professions très demandées par les entreprises du Sud : ingénieurs et techniciens, mécaniciens industriels, opérateurs de machines, ouvriers de la construction, spécialistes en technologies de l’information, etc. Exemple dans l’industrie aéronautique. Et lorsqu’une entreprise du Sud est incapable de combler sa main-d’œuvre, ça signifie concrètement qu’elle n’aura pas toutes les compétences nécessaires pour produire davantage, développer des nouveaux projets, répondre à de nouveaux contrats, gagner des nouveaux marchés à l’étranger, etc. Donc, on ralentit le développement de nos entreprises manufacturières au Sud pour satisfaire les besoins du Nord. Autre conséquence négative du Plan Nord, mais encore plus gravissime, c’est le risque d’affaiblir durablement notre capacité d’innovation. Pour être concurrentielles, les entreprises du Sud doivent se montrer innovantes. Or, l’innovation génère l’innovation, puisque l’on développe souvent de bonnes idées sur la base d’autres idées. Par exemple, il aurait été impossible d’inventer la microbiologie sans l’invention du microscope. Apple a créé le iphone parce que le téléphone cellulaire et le lecteur MP3 avaient été préalablement développés. Surtout, les bonnes idées se transmettent souvent d’une entreprise à l’autre. Donc, lorsqu’une firme innove, cela risque d’inspirer la créativité chez les firmes voisines. Ce phénomène, que l’on appelle en économie « externalités technologiques », est très documenté et constamment vérifié sur le terrain par les chercheurs. C’est ainsi que, dans une région donnée, plus il y a d’innovations, plus les entreprises seront capables d’innover, augmentant la quantité d’innovations dans la région, ce qui permet aux firmes d’innover encore plus, etc. Le processus d’innovation, avec ces « externalités technologiques », fait boule de neige. Toutefois, l’exploitation des ressources naturelles dans le Nord engendre vraiment peu d’innovation. Certes, il exige l’utilisation de machines technologiques. Mais cela ne crée pas de nouvelles idées. Ainsi, plus le Québec concentre son économie dans le Nord, plus il se spécialise dans un secteur peu innovant, au détriment de l’innovation dans le Sud. Ce faisant, on n’alimente pas l’effet « boule de neige » de l’innovation que je viens de décrire. Bref, le Plan Nord oriente le Québec vers une stratégie économique centrée sur l’exploitation des ressources naturelles – à l’image de nombreux pays en voie de développement – alors que les autres pays développés misent sur les secteurs innovants et à valeur ajoutée, tels que la pharmaceutique, les nanotechnologies, les énergies renouvelables, les nouvelles technologies de l’information, etc. Et, dans 50 ans, alors que les mines du Nord commenceront à dépérir, que ne nous restera-t-il? Le secteur industriel dans le Sud. Et là, nous aurons accumulé 50 ans de retard en innovation et en développement de marché. Super comme stratégie de développement économique… Soyons clair. Je ne suis pas contre l’exploitation des ressources naturelles. Au contraire, c’est une richesse inestimable pour le Québec. Mais n’oublions pas le  « vrai » développement économique, c’est-à-dire la capacité de créer plus de valeur ajoutée avec les mêmes ressources. Lorsqu’une entreprise invente un nouveau produit et qu’elle l’exporte partout dans le monde, elle crée quelque chose à partir de son ingéniosité, de ses talents de commercialisation et de gestion, et des compétences de ses travailleurs. L’innovation et la créativité se nichent au cœur de ce processus, et c’est dans le Sud où tout cela se passe. À l’opposé, extraire des ressources naturelles, ce n’est pas du développement économique. Les ressources sont données par la nature, rien n’est créé. Évidemment, le Plan Nord rapporte énormément d’argent à la collectivité québécoise, et je m’en réjouis. Tout simplement, il ne s’agit pas de développement économique. Alors, que faire? Et bien, vivement un Plan Sud!!! Une vraie stratégie de développement économique consisterait à utiliser l’argent gagné dans le Nord (les redevances du gouvernement) pour renforcer la structure productive au Sud. Pas pour payer la liste d’épicerie d’aujourd’hui, mais pour réaliser des investissements structurants pour l’avenir : financer l’innovation et la recherche, le développement de nouveaux produits et de procédés, renforcer nos universités, CÉGEP et centres de recherche, rénover et améliorer nos infrastructures de transport et de technologie, investir dans les énergies renouvelables et les industries porteuses liées au développement durable, investir dans la formation de la main-d’œuvre, stimuler l’entrepreneuriat, appuyer les stratégies d’exportation, etc. En somme, investir dans notre capacité d’innovation au Sud, au bénéfice des générations présentes et futures. Car les richesses naturelles du Nord représentent un patrimoine pour tous les québécois, aujourd’hui et demain. C’est d’ailleurs ce que font en quelque sorte les norvégiens avec l’argent qu’ils gagnent grâce à l’exploitation du pétrole. Ces revenus sont versés dans un fonds souverain qui sert à générer un rendement au bénéfice des générations futures. Ce n’est pas le Plan Nord OU le Plan Sud, c’est le plan Nord POUR le Plan Sud.

Création d’une Banque de développement du Québec: Structurite aiguë

Souhaite-on générer du développement économique au Québec? Rien de plus facile. On crée une nouvelle structure bureaucratique, de préférence avec un nom bien ronflant, on ajoute 500 millions de dollars, on met le tout au four quelques semaines, et hop!, le développement économique devrait se matérialiser. Mais attendez… une structure responsable du développement économique au Québec, n’est-ce pas le rôle d’Investissement-Québec (IQ)? Pourquoi recréer une nouvelle structure alors qu’IQ existe déjà, opérant de façon fonctionnelle et relativement efficace? Revenons quelques instants aux origines de la création d’IQ. L’organisme devait devenir un « guichet unique » pour les entreprises dans le but de stimuler le développement économique du Québec. IQ fut bâti sur le modèle de la Scottish Enterprise, l’agence de développement économique de l’Écosse. On sait qu’il y a une vingtaine d’années, l’Écosse faisait figure de région pauvre au sein de l’Union européenne. Avec une localisation géographique excentrée au nord de l’Angleterre, loin des principaux marchés européens, la région accusait un sérieux retard de développement par rapport au cœur industriel de l’Europe. Mais durant les années 90, la région s’est prise en main, déployant une vaste stratégie de développement économique. La Scottish Enterprise fut placée cœur de cette stratégie. L’objectif était de créer une structure souple et dynamique, répondant à tous les besoins des entreprises (financement, développement, transfert de connaissances et conseils, aide à l’exportation, coordination). La Scottish Enterprise a pour vocation non seulement d’appuyer les entreprises écossaises, mais aussi de démarcher les entreprises étrangères partout dans le monde afin de les convaincre d’établir une unité de production en Écosse. Bref, Scottish Enterprise détient les principaux leviers du développement économique de la région. L’organisme est d’ailleurs couramment cité à titre de modèle par excellence d’agence de développement économique. De même, IQ s’occupe autant du financement des entreprises québécoises que de l’attraction des investissements étrangers. Elle dispose de bureaux à Paris, Munich, Stockholm, Tokyo, Pékin, Mumbai, Los Angeles, Atlanta, etc. Cette double responsabilité est importante : IQ s’assure de démarcher particulièrement des entreprises étrangères capables de renforcer la chaîne de valeur des industries québécoises, et non de l’affaiblir. Il s’agit donc d’une vision intégrée du développement économique. D’ailleurs, afin de se rapprocher davantage d’un guichet unique, IQ avait été fusionné avec la Société générale de financement (SGF) sous l’ère de Jean Charest, afin de réunir ces deux structures publiques de financement d’entreprises. IQ bénéficie donc d’une crédibilité et une notoriété à l’international qu’il ne faut pas altérer. Plutôt que de créer une nouvelle couche bureaucratique inutile, il suffirait simplement de modifier le rôle d’IQ, sans rien créer et sans rien détruire, en revenant aux origines de sa création: être un organisme dynamique et souple au cœur de la stratégie de développement économique du Québec. Tout ce que Mme Zakaïb souhaite accomplir avec son projet de Banque de développement peut se réaliser au sein d’IQ. La Ministre compte créer un fonds de capital de risque? Elle désire injecter 500 millions dans cette stratégie de développement? Il suffit de constituer un fonds de développement régional dédié qui serait géré par IQ. On veut renforcer la coopération entre les Centres locaux de développement (CLD)? Ce mécanisme de coopération peut être implanté tant par IQ que par leur ministère de tutelle, soit le ministère de l’Économie et des Finances. On cherche à réunir dans les mêmes bureaux régionaux les gens d’IQ, les CLD et les fonctionnaires locaux du ministère de l’Économie et des Finances? Excellente idée, mais faut-il une banque de développement pour réaliser ce déménagement? Déjà, l’appellation « Investissement Québec » (Invest Quebec en anglais) évoque une orientation plus dynamique et centrée sur le monde des affaires qu’une « banque de développement »… D’abord, le mot fait technocrate. Mais surtout, malgré toute son utilité, une banque traîne une réputation de conservatisme à force de ne pas vouloir prendre trop de risque. Les PME qui cherchent désespérément du financement en savent quelque chose. Une banque se trouve donc bien mal placée pour être au cœur d’une stratégie de développement économique qui, par définition, rime avec risque. Un projet d’affaire, c’est toujours risqué! Quoiqu’il en soit, la technostructure seule ne crée par de développement économique. Sans une véritable stratégie industrielle intégrée et cohérente au Québec, il ne servira à rien de multiplier les structures et de disperser les millions de dollars ici et là. Mais, outre l’absence d’une stratégie économique, on ne peut que regretter l’inexistence d’une véritable politique régionale. Les régions doivent être véritablement outillées pour définir et mettre en œuvre leur politique de développement, selon les caractéristiques socio-économiques propres à leur territoire, sans que cela ne soit imposé d’en haut par Québec. Pas de stratégie industrielle, pas de politique régionale, pas de développement économique. On a beau décortiquer les programmes des partis politiques au Québec, on ne trouve rien qui peut s’approcher d’une telle vision (voir mon blogue sur le projet de Vallée du Saint-Laurent de la CAQ). Pour reprendre une manchette du journal Les Affaires… VIVEMENT UN PLAN SUD!

Le Plan Sud de la CAQ : beaucoup de silicone, peu de valley…

La Coalition Avenir Québec (CAQ) a présenté la semaine dernière sa stratégie de développement économique baptisée « Projet Saint-Laurent », destinée à transformer la vallée du Saint-Laurent en Silicon Valley de l’innovation. Ce « Plan Sud », selon les termes de M. Legault, est évidemment une réponse au Plan Nord de l’ancien gouvernement Charest plutôt centré sur les régions ressources et les industries extractives qui sont faiblement créatrices d’innovations. Si cette initiative caquiste visant à « rassembler les Québécois autour d’un projet collectif, emballant et porteur pour l’avenir du Québec » (selon le site Internet de la CAQ) est tout à fait louable, une lecture attentive du projet (qui fait quatre pages bien espacées) modère grandement l’originalité et l’ambition du projet. On y retrouve que du vieux réchauffé, des vœux pieux ou des politiques qui existent déjà. Plan Sud ou Plan Marketing? La référence abusive à la Silicon Valley me laisse penser que la CAQ ne comprend pas tout à fait les fondements d’un tel « cluster » industriel. La Silicon Valley, c’est une concentration d’entreprises, d’universités et de centres de recherche dans le domaine des technologies de l’information et des microprocesseurs, localisée dans la Baie de San Francisco. Le cluster représente un centre mondialement reconnu de l’informatique et de l’innovation dans le monde. On y retrouve des entreprises telles que Adobe, Apple, Cisco, eBay, Google, Hewlett-Packard, Intel, Oracle, SanDisk, Sun Microsystems, Symantec, Yahoo!, AMD, Electronic Arts, en plus de milliers de petits entrepreneurs dynamiques en TI venus de partout dans le monde. Elle constitue aujourd’hui le symbole par excellence d’une stratégie économique basée sur l’innovation et tournée vers les industries du futur. Sauf que. Ne crée pas une Silicon Valley qui veut! Le cluster existe depuis les années 80 et voilà donc 30 ans que tous les pays développés cherchent à recréer une Silicon Valley sur leur territoire…. avec très peu de succès. Au Québec, on a d’abord eu le concept des « grappes industrielles », défendu dans les années 90 par le tristement célèbre maire déchu Gérald Tremblay, alors Ministre de l’Industrie sous Robert Bourassa. Puis, dans les années 2000, le Parti québécois a développé le projet ACCORD, basé sur des « créneaux d’excellence » localisés à travers les régions du Québec. Sur le même principe, il avait aussi commis le retentissant échec de la « Cité du Multimédia » à Montréal. Plus récemment, la France a fondé sa stratégie industrielle sur 70 pôles de compétitivité, avec des résultats très mitigés. Et toujours à Montréal, l’économie de la ville s’appuie sur un pôle aéronautique, qui lui constitue un véritable succès. Bref, la CAQ sort de son chapeau un projet esseulé qui traine dans la besace des développeurs économiques depuis 30 ans… Mais plus grave, le projet de François Legault ne colle pas à la réalité d’un cluster. En effet, le succès de la Silicon Valley dépend crucialement des trois ingrédients suivants : –         Proximité géographique : le pôle est basé sur la proximité géographique d’un grand nombre d’entreprises, de PME dynamiques, d’une main-d’œuvre spécialisée, de centres de recherche et d’universités, de financiers qui connaissent le langage des TI, etc. La proximité est extrêmement importante. Elle facilite les rencontres, les échanges d’idées, le transfert de l’innovation. Bref, la proximité génère un milieu dynamique et enrichissant. Plus on est loin, plus il devient difficile de coopérer facilement et efficacement avec autrui. Or, le projet caquiste s’étend à l’ensemble de la vallée du Saint-Laurent, de Sherbrooke à Québec, en passant par Montréal et Trois-Rivières. Cet espace est beaucoup trop grand pour constituer une Silicon Valley!!! La Baie de San Francisco fait 77 Km en longueur. La distance entre Montréal et Québec est trois fois plus grande! –          Pôle dans un secteur. Un pôle se concentre sur un secteur d’activité précis afin d’optimiser les coopérations entre acteurs économiques. Le plan de la CAQ ne précise aucun secteur. La référence à la Silicon Valley est donc inappropriée. –          Philosophie de coopération. La philosophie de l’Internet, centrée sur le partage et la liberté de l’information, favorise la coopération et l’échange d’information entre les entreprises. Cette coopération est au cœur du fonctionnement d’un pôle : plus on y échange des idées et plus l’innovation se transfère d’une entreprise à l’autre, plus on peut développer d’autres idées, plus il y a d’innovations, etc. Ceci génère un cercle vertueux de l’innovation, et c’est cet environnement mutuellement enrichissant et dynamique que l’on cherche à générer en créant un pôle de compétitivité. Ainsi donc, le développement d’une Silicon Valley relève davantage d’un processus sociologique favorisant la coopération et le transfert de l’innovation entre les acteurs du pôle que d’une volonté gouvernementale. Aucun mécanisme bureaucratique, aucune subvention gouvernementale ne peut recréer artificiellement ce processus sociologique de coopération. C’est pourquoi il est si difficile de reproduire cet exemple ailleurs dans le monde. De deux choses l’une. Ou bien la CAQ comprend bien le concept de pôles de compétitivité, mais se montre avare de détails dans un souci de vulgarisation médiatique, ou bien son Plan Sud n’est qu’une opération de marketing politique. Ceci dit, le « Projet Saint-Laurent » se distingue face à l’absence d’alternatives intéressantes du côté du PQ ou du PLQ en matière de développement économique. Une stratégie du 21ième siècle doit nécessairement porter sur l’innovation, la formation de la main-d’œuvre et la lutte au décrochage scolaire, le développement de la PME et de l’entrepreneuriat, le financement de la PME et de l’innovation, le développement durable, les pôles de compétitivité, etc. En ce sens, le projet de la CAQ pointe dans la bonne direction. Mais ce n’est pas suffisant. Pour un parti qui n’a pas d’expérience de gouvernance, la CAQ doit absolument démontrer qu’elle est prête à assumer le pouvoir.

Pas de squelettes dans le placard, pas d’ardoise: Au revoir M. Bachand!

C’est un grand classique des lendemains d’élection que l’on observe dans à peu près tous les pays au monde (voir les nombreux exemples ci-dessous). Le ministre des finances du gouvernement fraichement élu se présente devant les médias peu après l’élection, et déclare, avec une mine faussement sombre et éplorée : « Nous venons d’ouvrir les livres, et – oh horreur ! – nous découvrons que la situation réelle de l’économie est bien plus grave que nous l’imaginions dans l’opposition. Le gouvernement sortant a caché les vrais chiffres. Dans les circonstances, nous sommes vraiment, mais vraiment désolé, car nous ne pourrons pas réaliser toutes nos promesses – oh quel dommage. Tout est de la faute de la précédente équipe…. » Est alors évacuées, prestement, mais bien habilement, toutes les promesses coûteuses et/ou farfelues lancées pendant le grand cirque de la campagne électorale. Mais Rayond Bachand, Ministre des finances sortant, n’aura pas offert la possibilité de cette échappatoire à Mme Marois : bien avant le début de la campagne, M. Bachand a révélé l’existence d’un trou de 800 millions de dollars dans le budget du gouvernement du Québec. Peut-être cherchait-il par là à se donner quelques marges de manœuvre en cas de réélection du gouvernement Charest? Mais certainement, cela démontre aussi son grand sens des responsabilités dans la gestion des comptes publics à titre de Ministre des finances du Québec. Malgré les effets de la Grande crise de 2008, alors que le tsunami de la crise financière emportait les pays développés dans une vague d’endettement sans précédent, M. Bachand a su garder le cap budgétaire et rediriger le Québec résolument vers le déficit zéro. De fait, on voit bien dans le tableau ci-dessous que le gouvernement du Québec a maintenu, depuis 2009, un déficit public nettement moindre que d’autres juridictions, y compris le Canada et l’Ontario. Source : OCDE, Ministère des finances du Québec, Ministère des finances de l’Ontario. Dans ses trois derniers budgets, M. Bachand a planifié une réduction graduelle et prévisible du déficit public jusqu’au retour au déficit zéro prévu en 2013-2014 (voir figure ci-dessous), si évidemment le gouvernement du parti québécois veut bien garder le même cap. Source : Ministère des finances du Québec. Et tout cela, en maintenant le financement dans le domaine de la santé et de l’éducation, tout en mettant en œuvre un programme d’infrastructures de 44 milliards de dollars : réseau routier, ponts et viaducs, hôpitaux universitaires, etc. Certes, le Gouvernement n’avait pas vraiment le choix : les viaducs nous sont tombés littéralement sur la tête! Tout de même, contrairement aux pays européens qui ont appliqué des politiques d’austérité avant même le retour de la croissance, M. Bachand aura réussi à moduler le rythme des augmentations de dépenses et de revenus sans procéder à des coupures sauvages, de façon à ne pas tuer l’amorce d’une croissance économique durable. Les marchés financiers auront reconnu la crédibilité de la méthode Bachand, malgré un endettement québécois parmi les plus élevés au monde, en maintenant la cote triple AAA au Québec, alors même que les États-Unis et plusieurs pays européens perdirent cet honneur. Je me suis montré très sévère envers le gouvernement de Jean Charest. Mais dans un contexte de ralentissement mondial et de crise de l’endettement aux États-Unis et en Europe, et avec des marges de manœuvre réduites, M. Bachand aura réussi à tirer son épingle du jeu avec certes des budgets ennuyants, mais crédibles et responsables. On espère que Nicolas Marceau, le nouveau Ministre des finances du Gouvernement Marois, saura être tout aussi responsable. Au revoir donc M. Bachand! Squelettes dans le placard et reniements de promesse: petit historique Quand un nouveau gouvernement décide de ne pas tenir ses promesses sous prétexte de découvrir les « vrais » chiffres concernant la situation réelle de l’économie, bien pire qu’annoncée par le gouvernement précédent… Élection provinciale 2003 Élection du  gouv. libéral de Jean Charest   « Charest accuse le PQ d’avoir caché la vraie situation budgétaire » La Voix de l’Est, 1 mai 2003 « (…) Jean Charest a admis que l’état réel des finances  publiques va donner du fil à retordre à son gouvernement pour présenter un budget équilibré ce printemps. » Élection fédérale 1993 Élection du gouv. libéral de Jean Chrétien « Martin confirmera un déficit fédéral de 40,5 milliards $ » Le Droit,16 novembre 1993 « (…) C’est devenu une tradition pour les nouveaux gouvernements de réviser le déficit à la hausse, leur permettant ainsi d’accuser leurs prédécesseurs de mauvaise gestion. Brian Mulroney l’a fait en 1984, en annonçant que le déficit fédéral serait de 37 milliards $ plutôt que de 28. (…) « Au cours du week-end, le premier ministre Jean Chrétien a  laissé entendre que son objectif de ramener le déficit à 3 % du produit intérieur brut d’ici la fin de sa troisième année au pouvoir, pourrait bien être allongé à la quatrième ou même la cinquième année. » Martin se dit étonné du nouveau déficit Le Devoir, mardi, 30 novembre 1993. « (…) Qualifiant la situation de «dramatique», M. Martin a fait part de son étonnement devant cette autre gifle donnée aux finances fédérales. » Élection fédérale 2006 Élection du gouv. conservateur de Stephen Harper Certains devront se serrer la ceinture Cyberpresse, 2 mai 2006 « (…) Pour « reprendre le contrôle » des dépenses [Note : décidées par les libéraux] qu’il qualifie d’« effrénées », le ministre des Finances, Jim Flaherty, veut économiser un milliard par an. » Élection présidentielle et législative en France 2012 Le Président François Hollande arrive au pouvoir avec une majorité socialiste (centre-gauche) Moscovici révise à la hausse le déficit laissé par Sarkozy La Tribune.fr, 6 juin 2012   « (…) Selon Pierre Moscovici, qui en a fait l’annonce, la pente naturelle du déficit serait plutôt, cette année, de 5% du PIB. Ce n’est pas ce qui était annoncé par l’équipe de Nicolas Sarkozy, laquelle a quitté le pouvoir en estimant le déficit à 4,4% de la richesse nationale. Le chiffre de 5% lâché par le nouveau ministre de l’Economie a bien sûr pour fonction de montrer que l’équipe précédente avait, décidément, fort mal géré les finances publiques. » L’héritage n’a pas le dos si large Libération, 3 juillet 2012 « (…)dès dimanche, Pierre Moscovici, donne le «la». «Ils [la droite, ndlr] n’ont rien foutu pour réduire les déficits pendant cette année», assure-t-il. Puis reprend à son compte la petite musique qu’avait commencé à entonner, quelques jours auparavant Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget, su le […]

Projets en cours

Ma présentation devant le congrès annuel de Place aux jeunes en région (7 novembre 2018)

Le orgware, le développement régional et l'attraction de la main-d'oeuvre (Place aux jeunes en région)

Cliquez sur l'image pour obtenir la présentation.

Le développement économique régional au Québec : une réflexion sur le «orgware»

 

https://forumqc.quebec/textes/le-developpement-economique-regional-au-quebec-une-reflexion-sur-le-orgware

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

Ma présentation au colloque Les Arts et la Ville sur l'impact des arts et de la culture sur le développement socio-économique des régions.

Présentation Powerpoint, cliquez ici: Culture et développement économique (Juin 2017).

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

Fréquentation des arts et culture des étudiants de l'UQTR en MauricieLes professeurs de l’UQTR Frédéric Laurin (finance et économie) et Jason Luckerhoff (Lettres et communication sociale) mènent une enquête sur les habitudes de fréquentation des arts et de la culture des étudiants de l’UQTR en Mauricie.

Source: blogue.uqtr.ca/2018/03/15/etudiants-de-luqtr-contribuez-au-developpement-des-arts-et-de-la-culture-en-mauricie/

 

Distribution des vins et des alcools au Québec

Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec
Une Libéralisation partielle du marché: Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec

Présentation Powerpoint, cliquez ici: Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec.

Page Couverture Réduite Image

Notre étude sur le monopole de la distribution des vins et des alcools au Québec, avec le chroniqueur de vin Yves Mailloux et l'économiste Paul Daniel Muller, cliquez ici: Monopole inc.

Quand le prix du pétrole a le rhume, le dollar canadien tousse!

Loonie

Quand le prix du pétrole a le rhume, le dollar canadien tousse! La présentation Powerpoint de ma conférence à la Semaine des sciences humaines du Cégep de Drummondville, cliquez ici: Prix du pétrole et dollar canadien.

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GROUPÉ, le Partenariat économique Mauricie+Rive Sud, est un large regroupement d'entreprises (plus de 80 leaders d'affaires à ce jour) afin de contribuer à la diversification et au développement économique.

Pour se faire, GROUPÉ favorise la mobilisation des entrepreneurs afin qu’ils développent des projets d’affaires répondant à des problématiques ou à des opportunités communes.

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Les nouvelles

Deux anciens PDG d'Alcool NB prônent la libre circulation de l'alcool Radio Canada

Deux anciens PDG d’Alcool NB prônent la libre circulation de l’alcool, Radio-Canada

Deux anciens PDG d’Alcool NB prônent la libre circulation de l’alcool Radio Canada, le jeudi 2 juin 2016 Selon Frédéric Laurin, professeur d’économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, les consommateurs pourraient profiter de meilleurs prix dans la province de leur choix, mais surtout bénéficier d’une diversité absente au Nouveau-Brunswick. « Ça met en danger le monopole parce que ça nous donne comme citoyen le droit d’aller acheter dans d’autres provinces […] Ça soumet le monopole à la concurrence des producteurs canadiens qui peuvent vendre directement », affirme M. Laurin, qui se spécialise dans les questions de monopole des sociétés de la Couronne. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/784963/acadie-nouveau-brunswick-alcool-nb-libre-circulation

La SAQ sert mal les intérêts des Québécois, Journal de Montréal

La SAQ sert mal les intérêts des Québécois, Journal de Montréal

La SAQ sert mal les intérêts des Québécois Pierre Couture, Journal de Montréal, 1 juin 2016 La SAQ sert mal les intérêts des Québécois Une nouvelle étude prône la démonopolisation. Dans un document étoffé de 44 pages obtenu par Le Journal, le professeur en économie de l’UQÀR, Frédéric Laurin, le chroniqueur en vin Yves Mailloux et l’économiste Paul Daniel Müller soutiennent que la SAQ souffre d’un manque de concurrence. «Le système monopolistique actuel ne sert en réalité que les intérêts d’un petit nombre de parties prenantes», indique l’économiste Paul Daniel Müller. www.journaldequebec.com/2016/06/01/la-saq-sert-mal-les-interets-des-quebecois

Où acheter son vin ailleurs qu'à la SAQ canoe

Où acheter son vin (ailleurs qu’à la SAQ)? Canoe.ca

Où acheter son vin (ailleurs qu’à la SAQ)? Audrey Neveu, Canoe.ca, 2 octobre 2015 Où acheter son vin (ailleurs qu’à la SAQ)? Des milliers de bouteilles n’attendent que d’être goûtées sur les étagères de la SAQ. Pour les aventureux du vin, quelques autres options existent pour partir à la découverte de cépages ignorés par le monopole québécois. fr.canoe.ca/argent/depenser/smartshopping/archives/2015/10/20151002-142532.html

SAQ à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire Le Soleil

SAQ: à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire

Ma réponse à Mme Sandrine Thériault, présidente du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ). À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. C’est par la concurrence que la SAQ deviendra encore plus dynamique, innovante et efficiente. Et par l’apport des petits cavistes, nous pourrons augmenter le choix de produits disponibles au Québec, offrir une expérience client plus personnalisée, et donner aux consommateurs un meilleur prix… Lire le texte d’opinion au complet: https://www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/saq-a-vaincre-sans-peril-on-triomphe-sans-gloire-f757ddb683da974f9a7639e4f06aa94c

Des cavistes à la rescousse

OPINION Des cavistes à la rescousse Le modèle des camions de rue pourrait être appliqué à l’alcool et favoriser une plus grande diversité de produits Mon article d’opinion paru dans La Presse, 11 juillet 2015. Pourquoi ne pas essayer, dans un premier temps, un petit projet pilote permettant l’ouverture de cinq à huit petits cavistes indépendants ? Le choix des cavistes se ferait par appel à candidatures. Chacun devra présenter un concept de boutique spécifique et original. Le gouvernement sélectionnerait les concepts apportant le plus de valeur ajoutée aux consommateurs, en termes d’originalité et de choix, mais aussi de localisation (pas seulement Montréal et Québec). Pour lire l’article: Les cavistes à la rescousse!

La fin du monopole détenu par la Société des alcools du Québec Philippe Marcoux

La fin du monopole détenu par la Société des alcools du Québec? Les matins d’ici avec Philippe Marcoux

La fin du monopole détenu par la Société des alcools du Québec? Les matins d’ici avec Philippe Marcoux, Radio-Canada Outaouais, 1er sept. 2015. La Commission de révision permanente des programmes recommande la fin du monopole détenu par la Société des alcools du Québec. Une bonne idée? La réponse de Frédéric Laurin, professeur d’économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières et auteur du livre « Où sont les vins », portant sur la distribution des vins et des alcools au Québec. http://ici.radio-canada.ca/emissions/lib_radio/v3.2/incpages/pop_indexeur.asp?idMedia=7336308&appCode=medianet&time=1925&json={%22idEmission%22:%225452222%22,%22Date%22:%222015/09/01%22,%22numeroEmission%22:%227056%22,%22urllabase%22:%22/emissions/Les_matins_d_ici/2014-2015%22}

Libéraliser sans tuer la Société des alcools JdeM

Libéraliser sans tuer la Société des alcools, Journal de Montréal

Libéraliser sans tuer la Société des alcools Des experts en faveur d’une mixité privée-publique Journal de Montréal, Jean-Sébastien Marsan, 31 août 2015 Libéraliser la distribution du vin et des spiritueux au Québec tout en préservant la Société des alcools (SAQ) permettrait d’améliorer l’offre de produits, d’augmenter le volume des ventes tout en diminuant les prix. https://www.journaldemontreal.com/2015/08/31/liberaliser-sans-tuer-la-societe-des-alcools  

Pour une agence régionale de développement économique

Article d’opinion paru dans Le Nouvelliste. http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201310/30/01-4705200-pour-une-agence-regionale-de-developpement-economique.php La Mauricie souffre économiquement. Alors que les fermetures d’usines se multiplient, la région arrive au tout dernier rang parmi les régions québécoises en matière de performance économique, selon nos calculs. Cette situation tristement exceptionnelle appelle une solution innovante et ambitieuse. À l’INRPME, suite à nos analyses, nous avons identifié une série de facteurs clés pouvant assurer le succès de la diversification économique de la région. Le premier facteur, c’est la nécessité du partenariat. D’abord, entre les entreprises afin de renforcer leur compétitivité. Or, en Mauricie, elles collaborent trop peu sur des projets structurants communs. Ensuite, les filières industrielles de la région se déploient sur l’ensemble du territoire, incluant Bécancour. Ainsi, leur essor exige une action coordonnée entre les multiples organismes de développement économique de la région. Le deuxième facteur de réussite, c’est l’importance d’une stratégie intégrée traitant de l’ensemble des problématiques économiques: entrepreneuriat, créneaux porteurs, pénurie de main-d’oeuvre, financement, décrochage scolaire, innovation, exportation, infrastructures, économie sociale, etc. Troisièmement, elle doit s’inscrire dans une vision à long terme, à la fois réaliste et ambitieuse. Ceci implique de définir des indicateurs de performance pertinents, évalués régulièrement, permettant de réajuster la stratégie en conséquence. De bonnes nouvelles ramèneront la confiance, créant un effet d’entraînement fructueux. Enfin, il est très important que la stratégie économique mobilise toutes les forces vives de la région autour d’objectifs communs largement publicisés. Tous ces facteurs clés justifient la création d’une agence régionale de développement économique, pour l’ensemble de la Mauricie et Bécancour, afin de: définir et mettre en oeuvre une stratégie cohérente et multidimensionnelle à long terme; assurer la coordination et la mobilisation; réaliser une évaluation régulière des performances et redéfinir la stratégie en conséquence. Le rôle de l’agence s’apparenterait à celui d’un chef d’orchestre assurant la crédibilité à long terme du processus de diversification. Surtout pas de technostructure ici; légère et peu coûteuse, elle viendrait s’appuyer sur les compétences locales déjà existantes (CLD, mairies, différents ministères, Investissement-Québec, Emploi-Québec, centres de recherche, etc.). Idéalement, son fonctionnement serait financé conjointement par des fonds publics et privés. En effet, le leadership et l’implication des gens d’affaires de la région constituent un autre facteur clé. De plus, l’agence pourrait coordonner des montages financiers provenant de diverses sources afin de générer un réel effet de levier sur l’économie régionale. Le fonds de diversification octroyé par le gouvernement du Québec suite à la fermeture de Gentilly-2 représente une incroyable opportunité d’amorcer enfin ce grand virage économique. Mais sans une véritable prise en main locale, cela ne sera pas suffisant. Il est grand temps pour la région de tracer collectivement sa propre destinée économique. Frédéric Laurin, Ph.D. en économie et professeur à l’UQTR et à l’Institut de recherche sur les PME.   http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201310/30/01-4705200-pour-une-agence-regionale-de-developpement-economique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_opinions_465_section_POS3

Le vin beaucoup plus cher au Québec JdeM

Le vin beaucoup plus cher au Québec

30% de plus qu’ailleurs Le vin beaucoup plus cher au Québec En comparant les prix de bouteilles populaires, on remarque une différence importante Chu Anh Pham, Le Journal de Montréal, Jeudi, 5 septembre 2013 Les Québécois sont de grands buveurs de vin. Et la Société des alcools du Québec (SAQ) n’hésite pas à faire payer beaucoup plus cher les vins préférés des Québécois. Ce sont ainsi les bouteilles de vin les plus vendues, soit celles qui affichent un prix variant de 10 $ à 15 $, qui ont été choisies par la société d’État pour rapporter le maximum de profits. En comparant les prix des 10 vins les plus vendus par la SAQ avec ceux d’autres provinces canadiennes, on remarque une importante différence de prix.  

Place aux cavistes La Presse

Place aux cavistes, La Presse

Article d’opinion publié dans La Presse Publié le 08 février 2013 à 06h00 | Mis à jour le 08 février 2013 à 06h00 Place aux cavistes On attirerait une frange importante de consommateurs actuellement peu intéressés par le vin, soit à cause des prix trop élevés, soit par manque d’intérêt ou de connaissances oenologiques.Photo David Boily, archives La Presse Voici mon article d’opinion paru dans La Presse le 8 février 2013 Dans une récente chronique, Alain Dubuc propose de briser le monopole de la Société des alcools du Québec, en suggérant, par exemple, l’ouverture du marché à des petits cavistes, mais seulement si cette formule permettait à l’État de recueillir les mêmes revenus. Voilà une idée que je défends depuis plusieurs années. Dans une étude en mars 2012, j’avais justement estimé l’impact d’une telle libéralisation sur les finances du gouvernement du Québec. La libéralisation partielle du marché consiste à autoriser de petites boutiques de vin (cavistes) à importer, distribuer et vendre librement des vins et des alcools au Québec, parallèlement à la SAQ. Ce réseau de cavistes permettrait d’offrir aux consommateurs québécois une plus large diversité de vins et d’alcools à des prix plus abordables, et de bénéficier d’un service à la clientèle dynamique et plus personnalisé. Pour lire la suite: Place aux cavistes

Faut-il mettre fin au monopole de la SAQ Québec 12-30

Faut-il mettre fin au monopole de la SAQ ? | Québec 12-30 | ICI Radio-Canada Première

Faut-il mettre fin au monopole de la SAQ ? Québec 12-30 | ICI Radio-Canada Première, le mercredi 6 février 2013 Le débat vient de refaire surface encore une fois avec une demande de recours collectif contre la Société des alcools du Québec. On reproche à la SAQ d’engranger des profits exorbitants voir déraisonnables au dépend des consommateurs . Faut-il mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec ? Est-ce qu’une plus grande concurrence est souhaitable ? Invités: Kier-Yann Bouteiller, enseignant de sommelerie à l’École hôtelière de la Capitale Frédéric Laurin, professeur en économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières ( économie de la distribution du vin et des alcools) http://ici.radio-canada.ca/emissions/Quebec_12-30/2013-2014/chronique.asp?idChronique=272811

Le vin moins cher en Ontario, prouve un chercheur, Le Soleil

Le vin moins cher en Ontario, prouve un chercheur, Le Soleil

Le vin moins cher en Ontario, prouve un chercheur Marc Allard, Le Soleil, 5 février 2013 Les résidents de Gatineau n’ont peut-être pas le droit, mais ils sont nombreux à se rendre à Ottawa pour rapporter du vin de la Liquor Control Board of Ontario (LCBO), l’équivalent ontarien de la Société des alcools du Québec (SAQ). Du point de vue de leur portefeuille, ils ont bien raison, soutient Frédéric Laurin, professeur en économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières. En février de l’an dernier, M. Laurin a comparé les prix de 47 vins vendus à la SAQ et à la LCBO. En moyenne, la LCBO est moins chère que la SAQ pour tout type de vin, a-t-il conclu. L’écart est plus grand pour les bouteilles moins chères et il l’est moins pour les plus coûteuses. https://www.lesoleil.com/affaires/le-vin-moins-cher-en-ontario-prouve-un-chercheur-f1cb4bc117029925373cb2307e004303

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Ouvrir le marché des vins et alcools du Québec: retombées économiques.

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