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Élections Québec 2018: Comparaison des programmes économiques

  PartagezÉlections Québec 2018 Mon évaluation des plateformes économiques Frédéric Laurin, PhD en économie Professeur en économie, École de gestion, Université du Québec à Trois-Rivières, Chercheur à l’Institut de recherche sur les PME (INRPME) Voici une analyse des engagements électoraux en matière de développement économique des quatre grands partis politiques provinciaux du Québec. Je donne une note sur 10 au programme de chaque parti selon la capacité de ses engagements électoraux à concrètement et efficacement améliorer la situation économique du Québec en matière de développement économique. Aussi, je donne un  pour les propositions que j’apprécie particulièrement et un  pour les propositions qui me semblent être de mauvaises idées. Pour certaines mesures, j’ajoute aussi un commentaire éditorial en caractère rouge italique. Mise en garde : cette évaluation découle d’une initiative neutre et non partisane. Elle ne présume aucunement de mes allégeances politiques ni de mon vote le 1er octobre. Note : il y a d’autres thèmes extrêmement importants dont on doit tenir compte pour faire un choix éclairé aux élections du 1er octobre (santé, l’éducation, etc.). Notamment, j’aurais souhaité ajouter le développement durable à ces critères, un enjeu crucial pour le Québec. On pourrait dire que tous ces sujets affectent l’économie d’une façon ou d’une autre. Mais je me concentre uniquement sur les aspects de développement économique parce que 1) je n’ai pas les compétences pour procéder à l’analyse des autres sujets; je laisse à d’autres commentateurs le soin de le faire; 2) je n’ai pas le temps de décortiquer l’ensemble des plateformes électorales au-delà de l’aspect développement économique. Allez à: Appréciation générale Faits saillants Points positifs et négatifs Comparaison et évaluation par thème La comparaison par thème Ma note sur 10 des plateformes économiques 7,4/10 7,5/10 7,9/10 6,5/10 Appréciation générale (entre parenthèse, la note aux élections de 2014)   7,4/10 (8/10) Vision intéressante, mais pas assez détaillée La CAQ est-elle prête pour le pouvoir? La CAQ se donne comme objectif de rattraper le niveau de richesse des provinces voisines, notamment l’Ontario, par une série de mesures touchant le développement régional et le soutien à divers secteurs d’activité (nouvelles technologies, secteur agro-alimentaires, mines, foresterie, etc.). Ses propositions reprennent les idées du Projet Saint-Laurent. Avec ce projet, François Legault offre une vision du développement économique originale et intéressante. Mais en même temps, j’avais critiqué plusieurs éléments du Projet Saint-Laurent dans un Blogue économique. Le plan d’ensemble est intéressant, mais, dans le détail, il ne semblait pas bien comprendre les fondements du développement économique. J’écrivais ceci : « le projet de la CAQ pointe dans la bonne direction. Mais ce n’est pas suffisant. Pour un parti qui n’a pas d’expérience de gouvernance, la CAQ doit absolument démontrer qu’elle est prête à assumer le pouvoir ». La plateforme économique de la CAQ version 2018 pointe aussi dans la bonne direction. Le diagnostic est souvent juste et pertinent. Le problème, c’est le souci du détail. Un grand nombre de propositions me semblent soit très vagues, soit déjà mises en œuvre. A plusieurs reprises dans mon analyse, je me demande donc ce que la CAQ souhaite apporter comme changement exactement. Je crains que de nombreuses propositions n’aient qu’un impact minime compte tenu l’existence de politiques similaires déjà mises en œuvre d’une façon ou d’une autre. L’objectif de la CAQ de rattraper le niveau économique de l’Ontario risque d’être plus long que prévu!   7,5/10 (6/10) Dans la continuité… Le PLQ compte poursuivre des stratégies déjà mises en œuvre. Peu de nouvelles mesures en développement économique. Le PLQ est au pouvoir et son intention est de poursuivre la stratégie économique développée à titre de gouvernement dans les dernières années. C’est l’avantage d’être au gouvernement. Plusieurs plans gouvernementaux touchant le développement économique ont déjà été annoncés ou mis en œuvre. Sans être excessivement ambitieux, ce sont des plans essentiellement cohérents et pertinents, allant dans la bonne direction, et utiles pour l’économie du Québec. Mais, en revanche, il y a peu de nouvelles mesures, le PLQ s’appuyant sur ces politiques gouvernementales déjà annoncées. C’est un peu pépère et ennuyant comme programme. Le PLQ manque d’inspiration…Pour toutes ces raisons, j’accorde la moyenne au PLQ, soit 7,5/10 Le programme ressemble beaucoup à celui de la CAQ, mais il est plus précis. C’est peut-être l’avantage d’être au gouvernement. Ça n’empêche pas le PQ (voir mon commentaire sur ce parti) d’avoir un programme très détaillé et précis. sans être au gouvernement. J’accorde une meilleure note (de peu) au PLQ par rapport à la CAQ pour ce souci du détail et parce que le PLQ prend vraiment au sérieux l’enjeu crucial des pénuries de main-d’œuvre.   7,9/10 (8,5/10) Un programme très détaillé, mais touffu Le PQ propose une plateforme économique très détaillée et un cadre financier crédible. Mais on peine à trouver une ligne directrice claire. Le PQ présente une plateforme et un cadre financier extrêmement détaillés, bien davantage que ceux de la CAQ et du PLQ. Sa plateforme est aussi un peu plus ambitieuse. Évidemment, le PQ a une fâcheuse tendance à faire de l’activisme gouvernemental tout azimut. On ne sent pas une ligne directrice claire en matière de développement économique, sauf peut-être en ce qui a trait à l’économie numérique. C’est une plateforme touffue qui va dans tous les sens. Je suis certes un partisan du volontarisme politique, mais je crains une surenchère d’initiatives étatiques éclatées, dans des domaines divers, sans une réelle stratégie cohérente et interreliée. Ceci dit, je lève mon chapeau à sa vision du développement régional, et surtout son plan de décentralisation. Ce plan, très détaillé et crédible, s’approche sensiblement de mes propres propositions sur le développement régional. Ils répondent tout à fait aux enjeux régionaux. C’est assez ambitieux. Mais on verra si le PQ aura le courage d’aller jusqu’au bout de cette ambition s’il est élu.   6,5/10 (3,5/10) Au pays des licornes et des Calinours QS a vraiment fait un énorme travail pour crédibiliser sa plateforme économique. Plusieurs bonnes idées. Mais tout s’écroule avec son cadre financier simplet et surréaliste. QS a vraiment fait tout un travail pour bonifier et crédibiliser son programme économique. Les tirades archaïques romantico-révolutionnaires ont été retirées. De plus, on y trouve plusieurs très bonnes idées, notamment en matière de décentralisation régionale, de transport urbain, d’accès à internet, de conciliation travail-famille, de transition énergétique et de taxes foncières. Résultat : ma note passe de 3,5 à 6,5 /10. Mais en […]

Cohabitation sociale

Diversité, cohabitation sociale et développement économique

Ce Blogue économique est publié conjointement dans le journal de rue La Galère et sur ce site, dans le cadre d’une nouvelle collaboration. Quand on m’a demandé d’écrire un billet sur l’économie et la cohabitation sociale, je me suis dit sur le coup que la science économique avait peu à dire sur ce sujet pourtant important et intéressant. La rédaction du journal a précisé qu’elle souhaitait parler « du mieux vivre ensemble dans le respect des différences et des richesses de chacun ». Différence? Richesses? Diversité! Alors là, j’ai allumé; la diversité est une notion de la plus grande importance en développement régional (ma spécialisation), et à partir de là, une série de concepts économiques liés à cette notion ont émergé dans mon esprit. J’avais donc une chronique! Par souci de concision, je retiens trois concepts économiques importants liés à la diversité : 1. L’innovation et la richesse des milieux; 2. La cohabitation sociale et la qualité de vie; 3. L’immigration et l’entrepreneuriat. 1.       Innovation On sait que l’innovation est l’un des moteurs du développement économique.  Une PME, pour survivre, doit nécessairement se distinguer de ses concurrents. C’est par l’innovation qu’elle pourra trouver son élément de différenciation. Il faut voir l’innovation au sens large : créer un nouveau produit/service, ajouter de nouvelles caractéristiques originales à un produit/service déjà existant, concevoir un nouveau design, inventer une méthode de marketing novatrice, développer des technologies de production plus efficaces afin de réduire les coûts (et donc le prix), etc. C’est par cela qu’une PME génère une valeur ajoutée par rapport à la concurrence. À la base de l’innovation, il y a l’émergence de nouvelles connaissances et d’idées. L’innovation, c’est toujours une combinaison de savoir et d’idées déjà existants.  Pour inventer un nouveau médicament, il fallait l’invention du microscope. Pour inventer le microscope, il fallait l’invention du verre, et pour inventer le verre, il fallait savoir faire du feu! De même, on peut avoir une nouvelle idée de design en visitant un musée. On peut penser à une nouvelle fonctionnalité pour un produit en observant les caractéristiques d’un tout autre produit. Par exemple, un iphone est à la base la combinaison entre un téléphone et un lecteur MP3. Quel est le lien avec la diversité? Et bien voici : l’innovation provient d’un processus « tourbillonnaire ». Les idées se combinent les unes aux autres pour créer de nouvelles idées dans un tourbillon créatif. Or, qui diffuse les idées? Les gens! Plus il y a d’échanges et de rencontres entre des gens ayant des idées différentes, plus le milieu sera fertile à la création d’idées et d’innovation. C’est comme des blocs Légo : plus on a de pièces différentes, plus on peut être créatif. Dans un milieu homogène, dans lequel tout le monde se ressemble, avec les mêmes idées, il y a moins de créativité. L’innovation se nourrit donc de la diversité! Il faut une confrontation enrichissante entre des gens qui proviennent d’horizons divers ayant des expériences et des façons de penser différentes, et cela génère de l’innovation. Ce n’est pas sans raison que les services créatifs (jeux vidéo, design, publicité, graphisme, technologies de l’information, culture, etc.) tendent à se localiser dans des milieux très diversifiés. C’est là qu’ils trouvent le bouillon créatif nécessaire à leur développement. 2.       L’urbanisme Le concept de cohabitation sociale est central en urbanisme. Pensez à un quartier ou à une rue, qu’importe la ville, que vous trouvez intéressant à fréquenter. C’est toujours un lieu de diversité. Un quartier homogène où tout est identique, c’est profondément ennuyant. L’esprit humain affiche une nette préférence pour ce qui est diversifié, que ce soit pour la consommation (un large choix de produits différents) que pour la contemplation (plusieurs œuvres différentes dans un musée, une panoplie de paysages pour les lieux de vacances, des bâtiments architecturaux différents dans une ville, etc.). Par conséquent, la diversité est un élément de qualité de vie dans un quartier. À l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR, nous avons récemment réalisé une étude sur les facteurs d’attraction des étudiants universitaires de Montréal et de Québec qui nous dit que la diversité du milieu de vie est importante pour eux. Le Québec et la Mauricie, en particulier, connaissent des pénuries importantes de main-d’œuvre et la population vieillit. Les PME ont besoin de personnel pour se développer. Or, il se trouve que la qualité de vie est l’un des critères importants pour attirer et garder des jeunes travailleurs dans une région. Un urbanisme de qualité basé sur la beauté et la diversité du milieu est donc une composante cruciale de cette qualité de vie, surtout pour des régions qui veulent se montrer attirantes. 3.       L’immigration et l’entrepreneuriat À l’Institut de recherche sur les PME, nous travaillons aussi à comprendre les déterminants de l’entrepreneuriat dans les régions du Québec. Qu’est-ce qui fait qu’une région crée plus d’entreprises qu’une autre? Nous avons obtenu un résultat étonnant : plus il y a d’immigrants dans une région, plus son taux de création d’entreprise est fort. Voilà donc une autre facette de la cohabitation sociale qui entre en jeu : l’immigration. Au départ, nous croyions que c’était l’effet de la région métropolitaine de Montréal, caractérisée à la fois par une forte immigration et un entrepreneuriat très élevé. Mais même en retirant Montréal de l’analyse statistique, on obtient le même résultat : l’immigration est un facteur d’entrepreneuriat. Pourquoi? Nous n’en sommes pas sûrs. Mais nous avons quelques pistes de réflexion. Tout d’abord, l’action d’immigrer est en soi un acte entrepreneurial. Tout quitter (famille et amis, travail, résidence) pour aller tenter sa chance dans un autre pays est une décision très risquée qui implique de nombreuses démarches et beaucoup d’efforts. Ce sont là des caractéristiques que les entrepreneurs partagent : prise de risque, travail, débrouillardise, gestion de l’incertitude, etc. Les immigrants auraient donc à la base des prédispositions personnelles favorables pour devenir entrepreneur. Autre piste de réflexion. Nous avons expliqué que l’innovation se nourrissait de diversité. Pour créer une entreprise, il faut se distinguer, donc innover. Or, les immigrants apportent avec eux de nouvelles idées et d’autres façons de penser qui peuvent mener à des créations d’entreprise dans le nouveau pays, ou encore inspirer des entrepreneurs locaux. Le développement économique En conclusion, innovation, attraction de la main-d’œuvre, entrepreneuriat : voilà trois composantes du développement économique d’une région. C’est ainsi que la cohabitation sociale et la diversité contribuent à l’économie d’un milieu.  

Image impôts

Des baisses d’impôt? Oui peut-être, mais pas maintenant!

Le Québec vit une période très particulière qui devrait inciter le gouvernement à conserver ses marges de manœuvre budgétaires. Ce Blogue économique est publié conjointement dans le journal de rue La Galère et sur ce site, dans le cadre d’une nouvelle collaboration.  Un regroupement de personnalités de la Mauricie et d’ailleurs me demandait récemment mon appui pour la publication d’une lettre ouverte dans laquelle il dénonce la baisse d’impôt de 278 $ par travailleur annoncée par le gouvernement du Québec en novembre dernier. Bien que d’accord avec ce constat, j’avais cependant une perspective différente sur le sujet. Mon argument a trait au mauvais « timing » de ces baisses d’impôt, et non pas sur son principe général. En effet, peu importe que l’on soit idéologiquement pour ou contre, la première question que l’on doit se poser est : est-ce le bon moment de réduire les impôts? Considérant la conjoncture économique actuelle, le gouvernement du Québec aurait tout intérêt à conserver des marges de manœuvre financières pour pouvoir faire face à quatre défis budgétaires : vieillissement de la population, financement des infrastructures, crise économique et dette publique. Ce sont des problématiques conjoncturelles certes, mais qui impliquent des dépenses importantes dans les années à venir. Vieillissement. On le sait, la génération des baby-boomers part graduellement à la retraite. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu une très forte augmentation des naissances jusqu’en 1965 environ. D’où l’expression « boom de bébés » (baby-boomers). Le taux de natalité a par la suite chuté au cours des périodes qui ont suivi. Ce qui fait qu’aujourd’hui, on note un débalancement démographique important. Le nombre de personnes actives (la population en âge de travailler) est de plus en plus faible par rapport aux retraités. En 1971, on comptait neuf individus de 15-64 ans par personne retraitée. Aujourd’hui, ce ratio est tombé à trois. Résultat : le poids du financement des retraites devient de plus en plus lourd par personne active. De plus, puisque les baby-boomers vieillissent, on constate une proportion plus grande de personnes ayant des besoins en services de santé et autres services sociaux. Ce débalancement démographique va se résoudre, par lui-même, avec le temps. En attendant, il faut quand même assurer cette hausse inévitable des dépenses… Infrastructures. Au Québec, une très grande majorité des infrastructures ont été construites pendant la « Révolution tranquille » entre 1960 et 1970 : routes, ponts, écoles, etc. Évidemment, aujourd’hui en 2018, après presque 60 ans, ces infrastructures ont sérieusement besoin d’entretien ou de renouvellement. On pense au pont Champlain en train de littéralement se décomposer. Ou la plupart des viaducs du Québec, tel que le signalait en 2006 une commission parlementaire. Ou des écoles primaires infectées de moisissures. Et on ne parle pas des besoins d’investissements dans de nouvelles infrastructures : réseaux de transport en commun, trains rapides, etc. Le Québec se situe en ce moment dans un cycle de modernisation et de renouvellement de ses infrastructures. C’est très coûteux, et nous en avons encore pour quelques années. Mais ce sont des investissements essentiels pour la qualité de vie des gens, mais aussi pour la compétitivité économique du Québec. Remboursement de la dette. Le gouvernement du Québec vient de dégager des surplus budgétaires, une première depuis 10 ans. Malgré tout, la dette publique combinée des gouvernements fédéral et provincial se situe à 83,7% du PIB selon l’Institut Fraser. C’est inquiétant pour plusieurs raisons. J’en donne deux. Premièrement, les paiements d’intérêts sur la dette sont gigantesques : 62,3 milliards de dollars par année. Cet argent pourrait contribuer à financer des services publics plutôt que les coffres des institutions financières. Deuxièmement, sur le plan des principes, c’est une forme d’iniquité générationnelle puisque l’on repousse des dépenses d’aujourd’hui sur le dos des prochaines générations. Plutôt que des baisses d’impôt, le gouvernement pourrait songer à rembourser sa dette. Certains diront que la dette n’est pas une réelle préoccupation et qu’il faut plutôt investir dans la société. Très bien, mais pour ce faire, d’une façon ou d’une autre, il faut conserver les revenus du gouvernement! Crise économique. La crise économique de 2008-2009, l’une des plus graves depuis la Grande crise de 1929, a plongé le budget de tous les gouvernements occidentaux dans des déficits gargantuesques. Ce que cette crise nous a enseigné, c’est qu’un gouvernement doit conserver des marges de manœuvre budgétaires pour faire face aux prochaines difficultés économiques. Si un budget est au déficit zéro avant une crise, le gouvernement s’en félicite, mais il risque de se retrouver avec un déficit de -2% ou -3% du PIB avec la crise. Par contre, si un gouvernement prévoyant ajuste ses finances pour qu’en temps normal, le budget dégage un surplus de 2% ou 3%, il se retrouvera au déficit zéro au pire de la crise! S’il n’y a pas de crise, le gouvernement aura le loisir d’utiliser son surplus. C’est le même principe qu’une famille qui conserve un petit coussin de sécurité pour couvrir les imprévus financiers. Après 10 ans, l’économie mondiale vient à peine de s’en sortir. Mais avec toute l’incertitude actuelle sur le plan de l’économie mondiale et de la géopolitique, qui sait quand arrivera la prochaine crise? Les finances publiques du Québec restent fragiles malgré les récents surplus budgétaires. Le gouvernement ne peut se permettre d’offrir des cadeaux fiscaux dans ces conditions. *** Il y a de bonnes raisons de vouloir baisser les impôts : donner aux entreprises de la marge financière pour investir, et aux contribuables plus de moyens pour consommer, etc. Et il y a des arguments pour augmenter les impôts : lutter contre la pauvreté, réduire les inégalités sociales, etc. L’objectif ici n’est pas de prendre position. Au-delà du débat gauche-droite, il faut songer au « timing » des baisses d’impôt. Si on est d’accord en principe, est-ce vraiment le bon moment, en pratique, dans cette période très particulière pour le Québec?

Bitcoin

« Mines » de bitcoins pour développer une ville : minage ou mirage?

L’inconscience des maires qui se lancent dans de tels projets L’effervescence populaire autour du bitcoin et autres cryptomonnaies inspire apparemment des maires de petites villes québécoises. Ils ont l’ambition affichée de se lancer dans le « minage » de cryptomonnaies pour assurer le développement économique de leur ville. Les médias ont rapporté des exemples notamment dans les ville de Montigny, Matane, Baie-Comeau et Thetford. Compte tenu de l’engouement mondial envers les cryptomonnaies, des villes en manque de développement croient flairer la bonne affaire. Elles font valoir les très faibles prix de l’électricité au Québec, et la disponibilité d’espaces industriels vacants dans leurs municipalités. Faut dire que les énormes serveurs réalisant les opérations de minage exigent de grands espaces d’entreposage et de puissants systèmes de climatisation très énergivores. Mais le minage du bitcoin, est-ce réellement une belle opportunité de croissance économique ?  Il s’agit plutôt d’une inconscience totale ! Pour comprendre tout cela, commençons par faire le point sur ce qu’est une cryptomonnaie. Un bitcoin, ça sert à quoi? Une cryptomonnaie est une monnaie virtuelle qui permet de faire des transferts d’argent entre individus et de payer des biens et services sur Internet. Comme il n’y a aucune autorité de contrôle, la transaction est sécurisée par une technologie de cryptographie appelée « blockchain ». Cette technologie permet aux individus de transiger de l’argent dans un anonymat des plus complet, puisque ce sont des algorithmes informatiques anonymes qui valident la transaction, et non pas une tierce partie. Normalement, lors d’une transaction monétaire électronique, la banque, l’opérateur de carte de crédit ou l’agence de transfert (Paypal, Western Union, etc.) sait qui fait la transaction et qui reçoit l’argent. Dans le cas d’une cryptomonnaie, personne ne peut le savoir. Donc, le principal – et probablement seul – avantage du bitcoin, est son anonymat. Il n’est donc pas surprenant qu’il attire particulièrement les opérateurs du monde illicite : marché noir, groupes terroristes, organisations mafieuses, rançonneurs, trafiquants de drogues et de produits illicites, et autres malfaiteurs. Le bitcoin, monnaie inutile Mais, outre assurer l’anonymat, le bitcoin sert à quoi pour le commun des mortels? C’est un moyen de paiement en ligne tel qu’il en existe des dizaines d’autres. Ce n’est pas les options qui manquent : cartes de crédit, paiements Interac par courriel, Paypal, virements bancaires électroniques, etc. Quel est l’avantage du bitcoin sur ces moyens de paiement? Aucun, si vous n’avez rien à cacher évidemment! Pire, l’utilisation du bitcoin est même plus risquée car vous n’aurez aucune protection contre les fraudes lors des transactions, contrairement aux paiements par Interac ou par carte de crédit. Et je vous suggère d’utiliser immédiatement vos bitcoins, car il est impossible de connaître sa valeur dans une heure, dans une semaine, ou dans un an. Contrairement aux monnaies classiques, le bitcoin n’a aucune valeur intrinsèque. Le bitcoin : monnaie purement spéculative Un billet de vingt dollars canadiens aura toujours la même valeur, dans cinq ans, dix ans ou cent ans. Cela est garanti par la Banque du Canada, la banque centrale du pays. On retrouve parfois, en faisant le ménage, des dollars vieux de trente ans. Ils sont encore utilisables aujourd’hui et la valeur indiquée sur le billet tient toujours. Pas le bitcoin. Comme il n’y a pas d’autorité centrale, il n’y a personne pour garantir la valeur de vos bitcoins à travers le temps. Elle évolue en fonction de l’offre et de la demande. Le bitcoin devient donc une monnaie dont la valeur est purement spéculative. Comme elle est essentiellement inutile pour la très grande majorité des gens et des entreprises comme moyen de paiement, elle est aujourd’hui utilisée comme moyen de spéculation. On achète du bitcoin dans l’espoir de le revendre à prix plus élevé dans le futur. Mais sans valeur intrinsèque, il est impossible de prévoir sa valeur future. Il est donc excessivement dangereux et risqué « d’investir » dans quelque chose qui n’a strictement aucune valeur intrinsèque. D’ailleurs, le cours du bitcoin est sujet à des fluctuations extrêmes. Au départ, répondant à l’enthousiasme initial envers cette technologie, le cours s’est accru de façon exponentielle jusqu’à atteindre 19 435$ US en décembre dernier, puis ce fût la chute, touchant un plancher de 6 856$ US. La valeur d’un bitcoin est de 8 594$ US actuellement. Source : http://www.xe.com/fr/ Même si les cours d’une action à la bourse peuvent être très spéculatifs, ils reposent tout de même sur la valeur d’entreprises réelles, disposant d’actifs qui ont de la valeur, et générant de vrais flots monétaires : des profits. De même, l’or peut être une valeur d’échange et d’investissement, mais ce métal a une valeur intrinsèque par lui-même puisqu’il est utilisé pour confectionner des bijoux et pour la fabrication de certaines pièces manufacturées. C’est pourquoi les cryptomonnaies sont considérées comme étant dangereuses pour la stabilité du système financier et monétaire, et je ne recommande pas « d’investir » dans du bitcoin. D’ailleurs, plusieurs pays songent à interdire son utilisation! Ce n’est pas sans raison que l’autorité du marché financier du Canada met en garde les investisseurs contre le bitcoin. La création de bitcoin : du « minage » Si la valeur du bitcoin dépend de l’offre et de la demande, qui offre du bitcoin? C’est ici que le « minage » entre en jeu. Dans le cas des monnaies classiques, ce sont les banques centrales des pays qui assurent l’offre de monnaie. Dans le cas du bitcoin, il n’y a pas d’autorité centrale. Qui créé de nouveaux bitcoins alors? Les « mineurs » de bitcoin. C’est un peu complexe, mais pour simplifier, n’importe quel individu peut « activer » ou « déterrer » de nouveaux bitcoins dans le monde virtuel en résolvant des algorithmes mathématiques très complexes, à l’aide d’ordinateurs super puissants. Plus de nouveaux bitcoins sont créés dans le monde, plus les algorithmes sont difficiles à résoudre, et exigent donc de la puissance informatique. D’où l’utilisation de grands serveurs informatiques super énergivores. Quel gaspillage d’énergie alors que le réchauffement de la planète nécessite plutôt des activités économiques qui consomment moins d’énergie. Tout cela pour une monnaie qui ne sert à rien! Je ne suis pas anti-technologie dans mon opposition aux cryptomonnaies. Le système de « blockchain » est excessivement intéressant en terme d’innovation pour de nombreux secteurs d’activité. Mais cette technologie peut se déployer dans d’autres domaines, plus porteurs et plus utiles que les cryptomonnaies. L’erreur des maires En résumé, les cryptommonaies sont : Inutiles, pour la très grande majorité de la population et des entreprises Utilisées essentiellement par les […]

Source: Sondage Léger commandé par l'IEDM, avril 2017

SAQ: Les québécois en majorité favorables à une ouverture. Voici pourquoi.

Selon un sondage Léger, commandé par l’Institut économique de Montréal (IEDM), 71% des Québécois se disent d’accord pour que des commerçants indépendants (des cavistes, petites boutiques ou des restaurateurs par exemple) puissent importer librement les vins et les vendre directement aux consommateurs, sans être obligés de passer par la SAQ. Je m’en réjouis! Comme vous le savez, il y a plusieurs années que je propose une telle ouverture du marché des vins et des alcools au Québec. La proposition consiste à permettre un peu de concurrence, en laissant la SAQ telle qu’elle est maintenant. Elle ne serait tout simplement plus un monopole. Pourquoi? Quatre grands motifs : Baisse des prix. Les prix du vin au Québec sont parmi les plus élevés au monde. C’est parce que la SAQ applique une marge brute de 145% en moyenne, en plus de la TPS, TVQ, taxe d’accise et taxe spécifique sur l’alcool. C’est énorme! Un peu de concurrence va contribuer à faire baisser les prix. Incitation à baisser les coûts. Le rapport de la vérificatrice générale du Québec et une de nos études (« Monopole Inc. » rédigée avec le chroniqueur de vin Yves Mailloux et l’économiste Paul Muller) démontrent que la structure de coûts de la SAQ est très élevée. En particulier, ces études signalent que la société d’État négocie très mal les prix auprès des producteurs. Étant l’un des plus gros acheteurs de vin au monde, elle dispose pourtant d’un très grand pouvoir de négociation pour obtenir des rabais pour ses achats en gros. En comprimant les coûts, elle pourrait compenser en partie la baisse des prix pour maintenir son profit. Les pressions des concurrents vont l’obliger à devenir plus responsable en matière de coûts. Une plus grande diversité de produits. La SAQ offre un très grand nombre de produits, de différents pays. Mais la diversité de vins et d’alcool dans le monde est tellement plus riche et intéressante que l’offre de la SAQ. On peut simplement penser aux vins de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, quasi absents des étals de la SAQ. Mais aussi aux quelques 1000 bières belges ou l’incroyable diversité de whiskys non disponibles au Québec. L’ouverture permettrait aux consommateurs intéressés par toute la diversité du monde d’avoir accès plus facilement à ces produits sans que la SAQ ne vienne faire le goulot d’étranglement. Chaque boutique de vins et d’alcools voudra se distinguer de la SAQ en ayant sa propre gamme de produits et ainsi établir sa niche dans le marché. Conclusion : la concurrence permet d’avoir plus de diversité de produits au Québec. Un service à la clientèle plus connaisseur et plus porté sur la découverte. Le service à la clientèle de base à la SAQ est excellent. Nous sommes toujours accueillis avec un sourire et les employés sont toujours disponibles pour nous servir. Mais la très grande majorité des employés de la SAQ ont peu ou pas de formation en vin. Et trop souvent, on nous conseille le gros « blockbuster » du vin (le gros vendeur provenant d’une multinationale) plutôt que les produits venant de petits producteurs typiques qui sont beaucoup plus intéressants. Encore une fois, la concurrence va amener les petites boutiques à offrir un service beaucoup plus personnalisé et connaisseur. Pour vous donner une idée de ce qu’est un caviste et du plaisir d’un service plus plus personnalisé et connaisseur dans le domaine de l’alcool, voir mes petites capsules vidéo ludiques sur des cavistes de bières, de whiskys et de vins en Europe: http://leplaisirdescavistes.ca/ Nul besoin de privatiser la SAQ ou de l’abolir. Tout cela peut se résoudre par la concurrence. Je suis heureux de constater que l’IEDM reconnaît qu’il n’est en effet pas utile de privatiser la SAQ pour atteindre ces objectifs. Les Québécois sont attachés à la SAQ malgré ses défauts. Ils apprécient le fait d’avoir une succursale à proximité. La société d’État a une image forte auprès des consommateurs. Elle est présente dans les festivals et les événements culturels. Elle rapporte aussi un milliard de dollars par année au gouvernement du Québec. Aussi, le réseau de la SAQ est présent partout au Québec, avec 400 succursales sur l’ensemble du territoire. Le maintien de ce réseau est important afin d’assurer une diversité de produits dans toutes les régions du Québec, et pas seulement dans les grands centres. Les Québécois se montrent donc en majorité très réticents à sa privatisation. Mais l’engouement et le niveau de connaissances des Québécois envers le vin et les alcools sont tels qu’ils réalisent aujourd’hui que la SAQ ne suffit plus à satisfaire leurs exigences. Ils souhaitent donc un peu plus de flexibilité afin d’avoir de meilleurs prix, plus de diversité, plus de découvertes étonnantes et un service plus personnalité. C’est ce que ce sondage Léger nous indique. C’est une proposition qui est politiquement raisonnable et facilement applicable. On espère maintenant que le gouvernement sera à l’écoute des consommateurs… PS : Voici pour le gouvernement ma proposition graduelle de projet-pilote, avec l’ouverture d’un tout petit nombre de cavistes.

Évolution des dépenses en éducation enseignement supérieur

Dépenses en éducation : un retard de 1,5 milliards de dollars à rattraper!

Selon le journal La Presse (lundi 27 mars), le gouvernement du Québec annoncera probablement un réinvestissement de 600 millions de dollars en éducation et en enseignement supérieur cette année lors du discours du budget demain mardi, et une augmentation substantielle de ces dépenses pour les deux années suivantes. C’est une excellente nouvelle pour le monde de l’éducation et pour le Québec! Mais ne nous laissons pas aveugler par la valse des millions, il s’agit en fait d’un rattrapage pour combler le trou délibérément créé par l’austérité budgétaire des trois dernières années. Si on exclut les années d’austérité, les dépenses en éducation/enseignement supérieur ont connu une croissance moyenne de 2,8%, tel que le montre le tableau 1. Heureusement, cette croissance a presque toujours été plus forte que l’inflation, ce qui est fondamental pour au moins couvrir l’augmentation des coûts d’opération du système (salaires, fournitures, etc.). Mais, en 2014-2015, la croissance des dépenses en éducation/enseignement supérieur n’était que de 1,8%. Encore pire, ce poste budgétaire a connu un sérieux coup de hache de 0,14% en 2015-2016, soit 69 millions de dollars en moins. Que serait-il passé sans cette austérité budgétaire? Prenons une hypothèse conservatrice d’un taux de croissance de 2,1% dépenses en éducation/enseignement supérieur, soit le taux le plus faible du tableau 1 hors période de compression. Dans le tableau 2 ci-dessous, la ligne rouge indique l’évolution estimée des dépenses d’éducation / enseignement supérieur en supposant ce rythme de 2,1% annuellement. La ligne bleue montre l’évolution réelle, incluant le réinvestissement prévu dans le budget de demain, soit une augmentation substantielle cette année de 4%, puis une croissance de 3,5% pour les deux années suivantes. On voit clairement les effets des compressions budgétaires entre 2014 et 2016. Une grande partie du réinvestissement servira donc essentiellement à combler les coupures passées. Par contre, si le gouvernement maintient effectivement un rythme de croissance des dépenses en éducation/enseignement supérieur de 3,5% de 2018 à 2020, nous aurons alors un investissement net positif, c’est-à-dire du nouvel argent supplémentaire pour le système. Si le gouvernement accorde autant d’importance à l’éducation, pourquoi toutes ces restrictions budgétaires de 2014 à 2016, si c’est pour finalement faire un rattrapage? N’aurait-il pas été mieux de maintenir un taux de croissance raisonnable des dépenses plutôt que d’affaiblir dangereusement notre système d’éducation et devoir réparer les pots cassés par la suite? En fait, je soupçonne le gouvernement actuel de ne pas avoir priorisé l’éducation au départ de leur mandat. Les dépenses en éducation / enseignement supérieur se maintiennent année après année à 25% des dépenses de programmes du gouvernement, même pendant les années de restrictions budgétaires. Ce qui signifie qu’en 2015-2016, il y a eu des coupures nettes en éducation, mais aussi dans le budget total du gouvernement, si bien que le ratio est resté à 25%. Par conséquent, si le gouvernement avait voulu démontrer son intérêt prioritaire pour l’éducation, il aurait fallu couper encore davantage dans d’autres postes budgétaires, dans un contexte de compressions budgétaires, afin de maintenir le niveau d’investissements dans le réseau. Dans un monde globalisé et concurrentiel, le développement économique du Québec repose sur l’innovation, les compétences et la formation de la main-d’œuvre. C’est pourquoi l’éducation est une carte maitresse pour assurer la prospérité du Québec. Et c’est d’autant plus vrai en ces temps de post-vérités trumpesques, car c’est toute notre démocratie qui dépend de la capacité de chaque individu de comprendre le monde qui l’entoure. C’est pourquoi ce réinvestissement du gouvernement de Philippe Couillard en éducation, qui arrive peut-être tardivement, reste véritablement salutaire!

Analyse twitter du budget du Québec 2017

Rendez-vous mardi 28 mars dès 16h10 pour mon analyse twitter en direct du budget du Québec 2017. Pour mettre la table, je vous invite à lire mon nouveau Blogue économique qui porte sur le réinvestissement prévu en éducation: « Dépenses en éducation : un retard de 1,5 milliards de dollar à rattraper! »  

Projets en cours

Le développement économique régional au Québec : une réflexion sur le «orgware»

 

https://forumqc.quebec/textes/le-developpement-economique-regional-au-quebec-une-reflexion-sur-le-orgware

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

Ma présentation au colloque Les Arts et la Ville sur l'impact des arts et de la culture sur le développement socio-économique des régions.

Présentation Powerpoint, cliquez ici: Culture et développement économique (Juin 2017).

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

Fréquentation des arts et culture des étudiants de l'UQTR en MauricieLes professeurs de l’UQTR Frédéric Laurin (finance et économie) et Jason Luckerhoff (Lettres et communication sociale) mènent une enquête sur les habitudes de fréquentation des arts et de la culture des étudiants de l’UQTR en Mauricie.

Source: blogue.uqtr.ca/2018/03/15/etudiants-de-luqtr-contribuez-au-developpement-des-arts-et-de-la-culture-en-mauricie/

 

Distribution des vins et des alcools au Québec

Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec
Une Libéralisation partielle du marché: Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec

Présentation Powerpoint, cliquez ici: Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec.

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Notre étude sur le monopole de la distribution des vins et des alcools au Québec, avec le chroniqueur de vin Yves Mailloux et l'économiste Paul Daniel Muller, cliquez ici: Monopole inc.

Quand le prix du pétrole a le rhume, le dollar canadien tousse!

Loonie

Quand le prix du pétrole a le rhume, le dollar canadien tousse! La présentation Powerpoint de ma conférence à la Semaine des sciences humaines du Cégep de Drummondville, cliquez ici: Prix du pétrole et dollar canadien.

GROUPÉ

GROUPÉ, le Partenariat économique Mauricie+Rive Sud, est un large regroupement d'entreprises (plus de 80 leaders d'affaires à ce jour) afin de contribuer à la diversification et au développement économique.

Pour se faire, GROUPÉ favorise la mobilisation des entrepreneurs afin qu’ils développent des projets d’affaires répondant à des problématiques ou à des opportunités communes.

www.groupe-pe.org

Les nouvelles

1069FM

Frédéric Laurin commente l’idée de QS de taxer davantage les entreprises et les plus riches – 106,9 fm Mauricie

Frédéric Laurin, économiste à L’UQTR, commente l’idée de Québec solidaire de taxer davantage les entreprises et les plus riches – 106,9 fm Mauricie Frédéric Laurin, économiste à L’UQTR, commente l’idée de Québec solidaire de taxer davantage les entreprises et les plus riches – 106,9 fm Mauricie Attendez-vous à plus! www.fm1069.ca/extraits-audios/politique/141915/frederic-laurin-economiste-a-luqtr-commente-lidee-de-quebec-solidaire-de-taxer-davantage-les-entreprises-et-les-plus-riches

Les arts, la culture et la beauté étonnants moteurs du développement économique pour la Mauricie

Les arts, la culture et la beauté: étonnants moteurs du développement économique pour la Mauricie, Le Nouvelliste

Les arts, la culture et la beauté: étonnants moteurs du développement économique pour la Mauricie Article d’opinion, Le Nouvelliste, 30 décembre 2017 Les arts, la culture et la beauté: étonnants moteurs du développement économique pour la Mauricie L’auteur, Frédéric Laurin, est professeur en économie au département des Sciences de la gestion de l’Université du Québec à Trois-Rivières, ainsi que chercheur à l’Institut de recherche sur les PME. Les arts et la culture représentent non seulement un secteur d’activité porteur pour la diversification de la Mauricie, mais aussi un vecteur de développement économique majeur. Les arts et la culture est l’un des pôles d’activités des plus importants de la Mauricie. Générant un PIB annuel de 227 M$ et plus de 4000 emplois, les arts et la culture représentent un poids économique supérieur aux industries de la fabrication de meubles, de produits métalliques et de produits en bois, qui sont pourtant reconnues comme étant des spécialisations de la Mauricie. www.lenouvelliste.ca/opinions/carrefour-des-lecteurs/les-arts-la-culture-et-la-beaute-etonnants-moteurs-du-developpement-economique-pour-la-mauricie-ab181b836d80bf365a1be2fb54f8b0aa

Une usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour Radio Canada

Une usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour | ICI Radio-Canada.ca

Une usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour: L’analyse de l’économiste Frédéric Laurin | ICI Radio-Canada.ca L’analyse de l’économiste Frédéric Laurin | ICI Radio-Canada.ca Radio Canada Mauricie Centre-du-Québec, L’analyse de l’économiste Frédéric Laurin ici.radio-canada.ca/info/videos/media-7043398/analyse-economiste-frederic-laurin

Une nouvelle étude prône la fin du monopole de la SAQ JdQ

Une nouvelle étude prône la fin du monopole de la SAQ, Le Journal de Québec

Une nouvelle étude prône la fin du monopole de la SAQ Pierre Couture | Le Journal de Québec| Publié le 2 juin 2016 Le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ) servirait très mal les Québécois selon une nouvelle étude de trois spécialistes indépendants qui réclament de meilleurs prix, davantage de choix et plus d’efficacité. Dans un document étoffé de 44 pages obtenu par le Journal, le professeur en économie de l’UQAR, Frédéric Laurin, le chroniqueur en vin Yves Mailloux et l’économiste Paul Daniel Müller soutiennent que la SAQ souffre d’un manque de concurrence. «Le système monopolistique actuel ne sert en réalité que les intérêts d’un petit nombre de parties prenantes», indique l’économiste Paul Daniel Müller. Selon les auteurs, la démonopolisation de la SAQ permettrait notamment au gouvernement de réaliser des économies sur le coût des produits achetés et sur le coût de la distribution.

vente de la microbrasserie Le trou du diable à une division de Molson Coors

Vente de la microbrasserie Le trou du diable à une division de Molson Coors, ICI Radio-Canada.ca

Entrevue avec Frédéric Laurin, professeur en économie à l’UQTR au sujet de la vente de la microbrasserie Le trou du diable à une division de Molson Coors Radio-Canada Mauricie Centre-du-Québec, jeudi 9 novembre 2017 La compagnie de bières de spécialités Six Pints, une division du géant Molson Coors Canada, achète la microbrasserie de Shawinigan Le trou du diable. https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-7809871/entrevue-avec-frederic-laurin-professeur-en-economie-a-luqtr-au-sujet-de-la-vente-de-la-microbrasserie-le-trou-du-diable-a-une-division-de-molson-coors https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1066422/bieres-vente-transaction-multinationale-molson-reactions-facebook-association  

La formidable poussée du vin québécois

La formidable poussée du vin québécois – La Presse+

La formidable poussée du vin québécois La Presse+, 13 août 2018 La formidable poussée du vin québécois – La Presse+ La production de nectar a crû de 75 % en trois ans et va quintupler d’ici dix ans. Le consommateur répond présent. Les vignerons plantent de la vigne comme jamais en vue de le satisfaire.UN DOSSIER D’AND Source: plus.lapresse.ca/screens/aa66798c-1770-418a-9eea-057ecc6db598__7C___0.html?utm_medium=Twitter

N’importons pas la guerre culturelle voiture-cycliste en Mauricie! Le Nouvelliste

N’importons pas la guerre culturelle voiture-cycliste en Mauricie!, Le Nouvelliste

N’importons pas la guerre culturelle voiture-cycliste en Mauricie! Le Nouvelliste, Article d’opinion, 9 août 2018 L’auteur, Frédéric Laurin, est professeur d’économie à l’École de gestion de l’UQTR et chercheur à l’Institut de recherche sur les PME. Vendredi dernier, vers 20 h, un automobiliste me harangue à travers la fenêtre de sa portière en me faisant des gestes obscènes alors que je roule légalement en plein centre d’une piste cyclable sur le boulevard des Chenaux à Trois-Rivières. La semaine passée, c’est une passagère qui lâche un cri pour me faire sursauter alors que la voiture me double. Il y a deux semaines, c’est un autre cycliste que je vois se faire rudement klaxonner et engueuler, alors qu’il roule sur le côté de la rue Notre-Dame Ouest, dans un secteur tranquille proche du restaurant Le Grec. Et récemment, c’est une camionnette qui vient délibérément me frôler sur la rue Notre-Dame, malgré ses deux larges voies désertes à cette heure-là, en voyant ses occupants s’éloigner en riant. Dans tous ces cas, le vélo respectait le code de la route. https://www.lenouvelliste.ca/opinions/carrefour-des-lecteurs/nimportons-pas-la-guerre-culturelle-voiture-cycliste-en-mauricie-095f5f7d4a44fecf4f8b186379c8ad92

Frédéric Laurin interpelle les automobilistes, Le Nouvelliste

Frédéric Laurin interpelle les automobilistes Laurence Chartrand, Le Nouvelliste, 6 août 2018 Frédéric Laurin interpelle les automobilistes TROIS-RIVIÈRES — Le professeur en économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Frédéric Laurin, a interpellé les automobilistes sur les réseaux sociaux après avoir vécu et été témoin de comportements dangereux alors qu’il était à vélo. Source: www.lenouvelliste.ca/actualites/frederic-laurin-interpelle-les-automobilistes-b2a1eca60939ae500150b4a2c9fe06b3

vers la fin du monopole SAQ RDI

Vers la fin du monopole de la SAQ? 24/60, ICI RDI

Vers la fin du monopole de la SAQ?  24/60, ICI RDI 20 juillet 2018 https://ici.radio-canada.ca/tele/24-60/site/segments/entrevue/80770/concurrence-alcool-saq-monopole Québec est ouvert à augmenter la concurrence sur la vente d’alcool. Est-ce que ce sera la fin du monopole de la #SAQ? Entrevue avec @fredericlaurin, professeur d’économie @UQTR @SebBovetSRC #PolQc #RDI2460 pic.twitter.com/9F0RkCicnz — Radio-Canada Info (@RadioCanadaInfo) 20 juillet 2018

SAQ l’enjeu n’est pas idéologique Le Devoir

SAQ: l’enjeu n’est pas idéologique

SAQ: l’enjeu n’est pas idéologique Frédéric Laurin, Libre Opinion, 11 juin 2018, Le Devoir La vraie problématique n’est pas idéologique: c’est à la base une question de plaisir du vin et de diversité Le débat sur l’avenir de la Société des alcools du Québec (SAQ) a refait surface avec l’annonce presque simultanée de la Coalition avenir Québec et du Parti libéral du Québec de revoir le modèle d’affaires de la société d’État s’ils se font élire en octobre prochain. La CAQ propose de mettre fin au monopole de la SAQ, pour permettre un meilleur accès aux produits, tandis que le PLQ entend réaliser une étude afin de rendre le système de distribution des vins et des alcools plus efficace, peut-être à travers une privatisation totale ou partielle. Pour lire a suite: https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/529994/saq-l-enjeu-n-est-pas-ideologique

Échanger pour mieux faire, Le Nouvelliste

Échanger pour mieux faire, Le Nouvelliste

Échanger pour mieux faire François Houde, Le Nouvelliste, 19 avril 2018 TROIS-RIVIÈRES — L’idée qu’a eue Culture Mauricie de réunir chercheurs universitaires et intervenants du milieu culturel régional continue de démontrer sa pertinence. C’est du moins l’impression qu’on a eue en voyant l’intérêt manifesté par des représentants des deux groupes dans le cadre d’un panel portant sur l’éducation non formelle dans les institutions culturelles qui avait lieu au Musée québécois de culture populaire mercredi. www.lenouvelliste.ca/arts/echanger-pour-mieux-faire-82dc17bdc8dff87e4e80eb1eea39fc77

RURALIA EP2 Attirer la main-d’oeuvre avec les bons incitatifs et les clés d’une stratégie de développement qui marche

Podcast RURALIA: Attirer la main-d’oeuvre avec les bons incitatifs et les clés d’une stratégie de développement qui marche | Néorurale par Cassiopée.D

Attirer la main-d’oeuvre avec les bons incitatifs et les clés d’une stratégie de développement qui marche RURALIA | Néorurale par Cassiopée.D, 8 Avr 2018 RURALIA EP2 :: Attirer la main-d’oeuvre avec les bons incitatifs et les clés d’une stratégie de développement qui marche | Néorurale par Cassiopée.D Pour le deuxième épisode de RURALIA, je vous propose un entretien avec avec Frédéric Laurin, professeur d’économie à l’UQTR et chercheur à l’Institut de recherche sur les PME qui en a long à dire sur le développement régional. D’abord, on discute des enjeux que vivent les PME régionales, on se concentre ensuite sur les critères gagnants des stratégies de développement économique régionale et sur la place de la culture dans les … neorurale.ca/2018/04/ruralia-ep2-attirer-la-main-doeuvre-avec-les-bons-incitatifs-et-les-cles-dune-strategie-de-developpement-qui-marche/

Cryptomonnaies un mirage pour les villes

Cryptomonnaies : un mirage pour les villes ? – La Presse+

Cryptomonnaies : un mirage pour les villes ? – La Presse+ Article d’opinion, 7 avril 2018 Cryptomonnaies : un mirage pour les villes ? – La Presse+ L’effervescence populaire autour du bitcoin et autres cryptomonnaies inspire apparemment des maires de petites villes québécoises. Ils ont l’ambition affichée de se lancer dans le « minage » de cryptomonna plus.lapresse.ca/screens/b337d529-8caa-421b-92a5-12330aa00a8e__7C___0.html

Barbara Leroux

Budget du Québec analyse| Facteur matinal, Radio Canada

Budget du Québec  :  Frédéric Laurin | Facteur matinal Budget du Québec  :  Frédéric Laurin | Facteur matinal Barbara Leroux et son équipe décortiquent l’actualité avec des entrevues et des analyses sur les sujets qui vous intéressent. Source: ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/facteur-matinal/episodes/403699/audio-fil-du-mercredi-28-mars-2018/15

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Ouvrir le marché des vins et alcools du Québec: retombées économiques.

Devine qui vient souper? Les vins du Québec débarquent chez vous!