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La Mauricie + Rive Sud au cœur de la grappe transport électrique et intelligent

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1023270/grappe-industrielle-vehicules-electriques-intelligents-dominique-anglade-alexandre-taillefer Le gouvernement du Québec vient d’annoncer la mise sur pied d’une grappe industrielle pour le développement du transport électrique et intelligent. Un comité présidé par Alexandre Taillefer, président du conseil d’administration de Téo Taxi, présentera un plan d’affaires à cet effet. Source: affaires.lapresse.ca/economie/transports/201703/20/01-5080418-quebec-creera-une-grappe-pour-le-transport-electrique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers Il se trouve que la Mauricie + Rive Sud est au cœur de cette grappe, avec l’existence d’un créneau porteur en technologies vertes très dynamique, composé de: ♦ Deux producteurs de bornes pour véhicules électriques: – AddÉnergie – Elmec ♦ Des fabricants de véhicules intelligents: – Kongsberg Automotive – Movex ♦ Des centres de recherche liés à ce secteur: – l’Institut de recherche sur l’hydrogène de l’UQTR – la Chaire de Recherche du Canada sur les Sources d’Energie pour les Véhicules du Futur de l’UQTR – l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) à Shawinigan – le Centre National en électrochimie et en Technologies environnementales (CNETE) – le Centre d’excellence en efficacité énergétique (C3E) – la Chaire de recherche industrielle en bioéconomie et bioénergie régionale de l’UQTR – le CCTT Innofibre (CÉGEP de Trois-Rivières) et son parc d’équipements pilotes pour la conversion thermique de la biomasse ♦ De nombreuses entreprises du secteur des bio-énergies, dont: – BioÉnergie La Tuque – BRQ Fibre et Broyure – Dyn Ergen Bio Diesel – Airex Énergie – Combustion Expert – systèmes de combustion à biomasse: ♦ Et plusieurs autres entreprises dans le domaine des technologies vertes. Une table de concertation des entreprises en technologies/énergies vertes est déjà en action pour accélérer le développement du secteur, un projet de GROUPÉ – Le Partenariat économique Mauricie-Rive Sud, qui est un large regroupement d’entreprises de la région visant à stimuler son développement économique. La Mauricie a toujours été historiquement une région liée à l’énergie, tel que le témoigne la Cité de l’énergie de Shawinigan. C’est d’ailleurs à Shawinigan qu’on a produit pour la première fois en Amérique du Nord de l’hydro-électricité. La région est maintenant en processus de diversification industrielle, basé sur le développement de nouveaux secteurs porteurs et de l’entrepreneuriat. L’émergence d’un créneau en technologie verte dans la région puise ses racines dans son passé industriel. Il ne serait donc pas déraisonnable d’imaginer la Mauricie comme choix de localisation du siège de l’organisme et/ou du centre de recherche administrant cette grappe.  Ceci permettrait de reconnaître les expertises de la région, dans le cadre d’un projet mobilisateur et important pour l’ensemble du Québec et pour le futur de la planète.

Solde budgétaire du Québec

Philippe Couillard n’a pas sauvé le Québec

Le Premier Ministre du Québec, Philippe Couillard, prétend qu’il a « littéralement sauvé le Québec », son gouvernement ayant éliminé le déficit budgétaire. Le PM a peut-être l’exploit héroïque un peu facile, car c’est là une version très romancée qui ne correspond pas tout à fait à la réalité. Car avant même l’arrivée au pouvoir du gouvernement Couillard, le Québec était, de toute façon, en bonne voie d’atteindre le déficit zéro, grâce au travail méthodique des deux précédents ministres des Finances, MM. Raymond Bachand (libéral) et, dans une moindre mesure, Nicolas Marceau (PQ). Pour comprendre, retournons aux années 2007-2009 : la plus grande crise économique depuis 1929 venait de frapper, après l’écroulement des prêts immobiliers « sub-prime », créant un profond désarroi économique partout dans le monde. Cette Grande Récession (Great recession, selon l’expression de l’économiste Paul Krugman)  a plongé le budget des gouvernements de tous les pays développés dans le rouge. On le voit très bien dans le graphique ci-dessous. Et c’est vrai même pour ceux qui avaient un surplus budgétaire au départ. En effet, les récessions, c’est-à-dire que lorsque la richesse d’un pays (le PIB) recule pendant au moins deux trimestres, créent presque automatiquement des déficits budgétaires. Pourquoi? C’est très simple. 1) Les revenus du gouvernement chutent automatiquement. Le profit des entreprises diminue et les gens ont moins de revenus. Pour le gouvernement, cela signifie moins de recettes de taxes (car on consomme moins) et d’impôts (car les entreprises et les contribuables gagnent moins d’argents). 2) Les dépenses du gouvernement augmentent. Les récessions créent du chômage et de la pauvreté. Par conséquent, le gouvernement voit ses dépenses de programmes venant en aide aux plus démunis (bien-être social par exemple) augmenter automatiquement. Dans ces conditions, le déficit ne vient pas d’une mauvaise gestion du gouvernement, mais des conditions macroéconomiques internationales pour lesquelles il ne peut rien. Après le choc de 2007-2009, les différents gouvernements québécois ont systématiquement présenté un plan crédible pour revenir graduellement au déficit zéro autour de 2015-2016. Pourquoi aussi graduellement? Parce que si l’on coupe sauvagement dans les dépenses du gouvernement d’un coup, on risque d’empirer la crise économique. Ce qui est confirmé par le FMI et l’OCDE, que l’on ne peut soupçonner d’être particulièrement à gauche. C’est ce qu’ont fait MM. Bachand et Marceau.  On le voit dans le graphique suivant : depuis 2009, le gouvernement réduit son déficit budgétaire graduellement. Les deux ministres des finances avaient déjà prévu un retour à l’équilibre budgétaire autour de 2015. Il y a eu un petit bond du déficit sous M. Marceau, mais son plan budgétaire annonçait tout-de-même un retour vers 2014-2015. M. Couillard intervient donc à la toute fin d’un objectif qui était déjà en voie de se réaliser. En plus, le déficit budgétaire du Québec, quand on le calcule en proportion de notre richesse (PIB), est très faible en comparaison avec les autres pays développés et même l’Ontario ou le gouvernement fédéral (voir le tableau ci-dessous). Il est de moins de 1,5% du PIB au Québec alors qu’il monte à plus de 3-4% et plus dans d’autres juridictions. Donc, il n’y avait pas un péril extraordinairement grave. Déficit budgétaire du gouvernement en proportion du PIB   2009 2010 2011 2012 Québec -1,4 -1,4 -1 -0,4 Ontario -4,4 -2,7 -2,5 -2,3 Canada -4,9 -5,6 -4,5 -3,5 USA -11,6 -10,7 -9,7 -8,3 Royaume-Uni -11,0 -10,3 -8,4 -7,7 France -7,6 -7,1 -5,2 -4,5 Allemagne -3,2 -4,3 -1,0 -0,9 Japon -8,8 -8,4 -9,5 -9,9 Sources : OCDE et Ministère des finances du Québec Et c’est d’autant plus facile pour le gouvernement libéral de M. Couillard que les perspectives économiques pour le Québec sont positives : retour de la croissance économique aux États-Unis, baisse du dollar canadien qui favorise les exportations, etc. Autrement dit, le retour de la croissance économique rend encore plus facile la lutte contre le déficit. A l’inverse de la logique en temps de crise, la croissance économique augmente automatiquement les revenus du gouvernement, et réduit automatiquement ses dépenses. Évidemment, il fallait garder les mains fermement sur le volant pour conserver la discipline budgétaire nécessaire. Car ce qui est grave au Québec, c’est le niveau de la dette publique qui est l’une des plus fortes dans le monde occidental en proportion du PIB. Mais le train était presque déjà arrivé à destination lorsque que M. Couillard a pris le pouvoir, dans des conditions bien meilleures que les gouvernements précédents. Et il l’a fait de la façon la plus risquée possible pour l’économie : en sortant massivement la hache budgétaire, au risque de tuer le retour de la croissance économique du Québec et d’affaiblir la capacité du gouvernement à répondre aux besoins de base des citoyens. Conclusion : le gouvernement a tellement surjoué la lutte contre le déficit qu’il présente aujourd’hui un énorme surplus de 2 191 millions de dollars! Bref, M. Couillard n’a pas « sauvé le Québec ».  Il a plutôt contribué plus modestement (et peut-être même dangereusement) au retour à l’équilibre budgétaire.

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TRUMP et l’économie: un pont vers le passé

TRUMP et l’économie: un pont vers le passé Quelles conséquences pour l’économie américaine, québécoise et canadienne? Un politique visionnaire est habituellement celui qui présente un projet proposant de propulser la société vers les réalités de demain, un pont vers le futur, dans un effort d’adapter le pays aux grands changements qui modèlent le monde moderne et d’offrir une vision optimiste de l’avenir. Donald Trump – le nouveau Président-désigné des États-Unis – propose l’exact contraire. Son programme économique est un véritable pont vers le passé. Les mots innovation et technologies n’apparaissent pratiquement pas dans sa plateforme économique; il propose un retour aux énergies polluantes, telles que le pétrole et le charbon; il cherche à créer des emplois par le protectionnisme, en isolant les États-Unis des marchés mondiaux, plutôt que travailler à renforcer la compétitivité des entreprises américaines, la productivité, la créativité, l’innovation, la R&D, l’entrepreneuriat, l’éducation et la formation de la main-d’œuvre (tous des thèmes encore une fois pratiquement absents de son programme). Les innovations du futur demandent des investissements dès aujourd’hui. En investissant plutôt dans les technologies du passé, Trump risque de mettre en péril l’avance technologique  américaine dans les 10 prochaines années. Et dans l’état, les politiques économiques qu’il défend risquent de mener à une catastrophe économique pour les États-Unis, le Québec, le Canada et à la planète entière. Petit survol de la catastrophe attendue. Incertitudes, investissements et ralentissement économique J’ai comparé la plateforme économique de Donald Trump (https://www.donaldjtrump.com/policies/economy) avec celle d’Hillary Clinton (https://www.hillaryclinton.com/issues/). Je résume les deux programmes dans la figure ci-dessous. « Le Donald » offre un programme minimaliste, avec quelques grandes propositions très générales, peu de détails et beaucoup de flou. Pour tout dire, on a l’impression qu’il a été rédigé par un étudiant de CÉGEP à trois heures du matin pour un travail de session dans un cours d’économie! Les milieux économiques redoutent avant tout l’inconnu et l’incertitude. Ils peuvent s’opposer à une politique particulière, mais si elle est annoncée bien à l’avance, les entreprises s’adapteront en conséquence. Les entrepreneurs, lorsqu’ils veulent mettre en œuvre un projet d’investissement, font face à des risques et des incertitudes. Est-ce que la demande sera encore présente dans le futur? Les coûts de production augmenteront-ils? Et le pétrole? Et les taux d’intérêt? La réglementation va-t-elle changer? La croissance économique sera-t-elle au rendez-vous? Avec Trump, il est non seulement difficile de comprendre son plan économique, mais en plus, on se perd en conjoncture à savoir s’il l’appliquera ou pas! Devant cette incertitude, les entreprises risquent de décider de reporter leurs investissements. Tout investissement représente une dépense qui fait « rouler l’économie ». Si les entreprises reportent leurs investissements, cela peut donc avoir un effet négatif sur la croissance économique américaine et mondiale. Un ralentissement économique américain risque de tuer le peu de reprise économique que nous avions notée aux États-Unis dans les derniers mois. Et cela risque aussi d’affecter le Canada et le Québec, car si les entreprises américaines dépensent moins, il y a des exportateurs ici qui vont en pâtir…  Comme le dit l’adage, quand les États-Unis ont le rhume, le Canada éternue… Protectionnisme La principale politique économique de Donald Trump, c’est le protectionnisme. Retrait (ou renégociation?) de l’ALÉNA (le traité de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique), impositions de tarifs douaniers de 35 à 45% sur les produits chinois et mexicains, refus du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), etc. En fermant les frontières, Trump pense protéger les entreprises américaines, et donc les emplois. Mais rien n’est moins sûr. Le commerce international, c’est comme un tango. Ça se danse à deux. Si les États-Unis imposent un tarif douanier de 45% sur les produits chinois, le gouvernement chinois fera de même avec les produits américains. Pour les consommateurs américains, cela représente une hausse de prix de 45% sur tout ce qui provient de la Chine. Le magasin à 1$, qui vend essentiellement des bébelles fabriquées en Chine, va devenir un magasin à 1,45$! C’est une perte de pouvoir d’achat pour le consommateur. Pour les entreprises américaines, la Chine est un marché de 1,8 milliards de personnes, avec une croissance économique de 7% annuellement. C’est une destination incontournable pour les entreprises américaines. Les représailles chinoises risquent d’affecter gravement toutes les entreprises américaines qui exportent dans ce pays, mettant en péril des milliers d’emplois. Mais ce n’est pas tout! Les entreprises américaines importent de la Chine toutes sortes de composantes, de machineries spécialisées, de ressources et d’intrant. Mais avec une taxe de 45% sur les importations chinoises, cela signifie une hausse de coûts d’approvisionnement pour ces entreprises.  Elles deviendront alors moins compétitives, ce qui – ironiquement – risque de diminuer leur capacité à exporter. Et qui paiera la note? Soit les consommateurs avec des hausses de prix, soit les emplois lorsque les entreprises voudront compenser la hausse de coûts en réduisant la masse salariale. Et – deuxième ironie – qui sont les travailleurs américains risquant d’être le plus affectés? Les travailleurs ayant un faible niveau d’éducation, précisément ceux qui ont voté pour Trump! Les États-Unis sont de loin le principal partenaire commercial du Canada. Près de 70% des exportations des entreprises québécoises se dirigent vers notre voisin du Sud. Ce protectionnisme Trumpesque et la remise en question du traité ALÉNA risquent de mettre en péril le marché de plusieurs milliers d’exportateurs québécois et canadiens. Baisse des impôts et dette publique Autre grande mesure Trumpesque, une importante réduction d’impôts pour les particuliers et pour les entreprises. Trump pense qu’en dégageant plus d’argents pour les contribuables, cela va les inciter à consommer davantage, donc à relancer l’économie. Et en diminuant l’impôt des entreprises, cela contribuera à les inciter à rester aux États-Unis plutôt que de s’installer dans des pays à bas salaire. Cette logique n’est pas entièrement fausse. Mais l’ampleur de la réduction des impôts est telle par rapport à la faible efficacité de cette mesure qu’elle risque surtout de creuser le déficit budgétaire du gouvernement américain. En se privant de ces revenus, l’État va devoir emprunter encore plus sur les marchés financiers, avec en bout de ligne un endettement grandissant. Or, le gouvernement américain est déjà en déficit budgétaire depuis plusieurs années. En réponse à cet accroissement de la dette publique, l’administration Trump se verra dans l’obligation de couper dans les dépenses. Et cette austérité budgétaire risque de frapper les plus faibles, et particulièrement les électeurs de Trump. […]

Élections2015

Élections 2015: Comparaison des plateformes économiques

Élections fédérales 2015 : Mon évaluation des plateformes économiques Frédéric Laurin, PhD en économie Professeur en économie, Département des sciences de la gestion, Université du Québec à Trois-Rivières, Chercheur, Institut de recherche sur les PME (INRPME) Voici une analyse des engagements électoraux en matière de développement économique des quatre grands partis politiques fédéraux se présentant aux élections du 19 octobre prochain. Je donne une note sur 10 au programme de chaque parti selon la capacité de ses engagements électoraux à concrètement et efficacement améliorer la situation économique du Canada en matière de développement économique. Pour certaines mesures, j’ajoute aussi un commentaire éditorial en caractère italique. Évidemment, c’est comme un bulletin scolaire : pour justifier le vote d’un électeur, il ne faut pas seulement avoir une bonne note dans une matière (l’économie), mais dans l’ensemble des matières. Mise en garde : il y a d’autres thèmes extrêmement importants dont on doit tenir compte pour faire un choix éclairé aux élections du 19 octobre (le Canada dans le monde, l’environnement, la démocratie, la lutte contre la pauvreté, etc.). On pourra dire que tous ces sujets affectent l’économie d’une façon ou d’une autre. Mais je me concentre uniquement sur les aspects de développement économique parce que 1) je n’ai pas les compétences pour procéder à l’analyse des autres sujets; je laisse à d’autres commentateurs le soin de le faire; 2) je n’ai pas le temps de décortiquer l’ensemble des plateformes électorales au-delà de l’aspect développement économique. Mes commentaires et la note Résumé des plateformes Les plateformes par thèmes économiques Mes commentaires et la note Note sur 10 Commentaires     6.8/10 Rien de bien nouveau ou d’original au PC : continuation de la politique économique menée depuis 10 ans. Le plan est essentiellement basé sur des baisses et des crédits d’impôts. Mais les entreprises du Canada bénéficient déjà de l’un des taux d’imposition les plus bas parmi les pays développés. Je ne vois pas comment une stratégie essentiellement basée sur des allégements fiscaux va contribuer à relancer l’économie canadienne et la projeter dans l’économie du savoir du 21ième siècle. Depuis son arrivée au pouvoir, le PC n’a aucune réelle stratégie industrielle autre que les baisses d’impôts. Résultat : il suffit d’une baisse des prix du pétrole pour entraîner le Canada en récession. Mes analyses Twitter des budgets du gouvernement Harper montre l’absence d’une stratégie économique globale, les budgets se résumant souvent à une longue série de petites mesures visant à favoriser des micro-clientèles ciblées. Le PC est un parti de droite. On ne s’attend pas de lui une implication forte dans les marchés économiques. Mais, pour prendre une analogie de hockey, on ne lui demande pas de jouer sur la patinoire, mais simplement de tracer une stratégie générale pour l’équipe, pour que les joueurs puissent jouer avec cohérence. Donc, une stratégie pour que le Canada devienne un leader de l’innovation et de la R&D, et non pas un pays juste bon à extraire des ressources naturelles. Si vous êtes de droite politiquement ou économiquement, le programme du PC, très cohérent dans sa logique, n’est pas strictement mauvais. Mais dans l’absence d’une stratégie industrielle et d’innovation claire, je donne une note à peine au-dessus de la note de passage.     7.7/10 C’est assez audacieux de proposer un déficit budgétaire – même modeste – pendant les trois prochaines années, de façon à augmenter les investissements. Le PLC serait-il en train de passer à la gauche du NPD? Augmentation des impôts des plus riches, pluie de nouvelles dépenses, déficits budgétaires, investissements massifs dans divers domaines, etc.! Promettre et dépenser : le retour des vieillesses recettes, comme l’évoquait le journaliste de La Presse Yves Boisvert lors du débat des chefs à Radio-Canada? Peut-être. Sauf que, dans les vieilles recettes, les gouvernements s’endettaient pour payer la « liste d’épicerie », c’est-à-dire les dépenses courantes. Mais un investissement, ce n’est pas une dépense. Car il est certain que le gouvernement doit accélérer ses investissements dans le tissu économique du Canada, y compris dans le transport collectif, l’innovation et les infrastructures vertes. Le plan libéral répond à cette exigence. Mais est-ce nécessaire d’être au prix d’un déficit budgétaire, alors que l’on vient à peine d’atteindre l’équilibre budgétaire après 8 ans d’endettement? Tout dépend en fait de l’état de l’économie dans les prochains mois. Si la récession persiste, le gouvernement va se diriger vers un déficit budgétaire de toute façon, peu importe le parti et leurs promesses. Dans ce cas, les investissements massifs des Libéraux pourraient avoir un effet bénéfique en relançant l’économie pour éviter qu’elle ne s’enfonce davantage dans la récession. Le PLC propose d’ailleurs une proposition intéressante et originale : créer une Banque de l’infrastructure du Canada, permettant aux municipalités canadiennes de bénéficier des faibles taux d’intérêt du gouvernement canadien. Les plans des Libéraux et du NPD sont globalement très similaires. Mais je donne une note très légèrement supérieure aux PLC pour tenir compte de leur stratégie un peu plus audacieuse et originale (mais de très peu).     7.4/10 Le NPD propose un plan économique très cohérent et solide, mais assez modéré, ce qui place le parti résolument au centre-gauche sur l’échiquier politique. Le plan économique est à l’image d’un parti qui aspire au pouvoir. Absolument rien pour engendrer des catastrophes économiques, contrairement à ce que laisse entendre M. Harper. Le plan inclut des mesures très classiques d’un parti de centre-gauche: investissements dans les infrastructures, le transport en commun, et plusieurs secteurs économiques (automobiles, aérospatial, bois, tourisme, etc.), salaire minimum fédéral, assurance médicaments universelle, programme national de garderies, augmentation des taxes sur les grandes sociétés, etc., le tout sans déficit budgétaire.Ceci dit, outre l’ampleur des investissements en infrastructure et le déficit public, le plan du NPD est très similaire à celui des Libéraux, d’où une note presque similaire, mais peut-être avec un petit peu moins d’audace ou d’originalité.     5/10 Le Bloc québécois n’a pas vocation à prendre le pouvoir. Il ne présente donc pas une stratégie économique complète et détaillée. Plutôt, il évoque quelques mesures et revendications qui touchent le Québec et qui sont, pour la plupart, très pertinentes. Mais ce n’est pas suffisant pour former un plan économique cohérent. De nombreuses propositions qui apparaissent aussi dans le programme d’autres partis de gauche (Libéraux, NPD, Verts).     6.5/10 Comme il fallait s’y attendre, le programme du PV s’articule surtout autour du concept de développement durable. […]

François Legault, Maire de Montréal?

Réflexions sur le livre de François Legault « Cap sur un Québec gagnant  – Le Projet Saint-Laurent». Le développement économique est un enjeu politique majeur pour le Québec. Malheureusement, depuis 10 ans, on peine à trouver des stratégies de développement claires et cohérentes dans le programme des partis politiques québécois ou canadiens (voir par exemple mon analyse des programmes économiques des partis provinciaux aux dernières élections). Avec la publication de son ouvrage « Cap sur un Québec gagnant », François Legault, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), fait maintenant exception. A travers son Projet Saint-Laurent, il offre une vision très personnelle et enthousiasmante de l’avenir économique du Québec. Son projet se déploie autour de cette richesse collective que représente le fleuve Saint-Laurent : création d’un cluster de l’innovation dans la vallée du Saint-Laurent, valorisation du fleuve et de ses magnifiques paysages comme facteur d’attraction des investissements, de qualité de vie et de stimulation des activités récréotouristiques, renforcement du transport fluvial afin de placer le Québec au cœur d’un réseau multimodal de transport en Amérique du Nord, etc. L’ancien dirigeant d’Air Transat en profite pour discuter d’éducation, d’universités, de centres de recherche, de productivité des entreprises, d’exportations, etc. Excellent! Et c’est peut-être le seul leader politique issu d’un parti majeur au Québec à lier aussi clairement, avec éloquence et sans hypocrisie électoraliste, le développement économique aux arts et la culture ainsi qu’à la protection de l’environnement. Car on entend trop souvent cette petite musique de droite qui présente l’écologie comme un ennemi de l’économie ou le monde des arts comme un club d’artistes gâtés vivant au crochet de la société, au mépris des théories économiques les plus récentes. Ceci dit, je reformule les mêmes critiques à propos du Projet Saint-Laurent que lors de son dévoilement il y a un an (un blogue intitulé « Le Plan Sud de la CAQ : beaucoup de silicone, peu de valley… »). François Legault veut créer un cluster de l’innovation dans la Vallée du Saint-Laurent, un territoire long de 500 km. Il ne semble pas comprendre la notion de proximité et de distance. Son livre abonde d’exemples à suivre dans le monde : la Silicon Valley, Boston, Helsinki, Tel-Aviv, Barcelone, Cambridge, Bilbao, Anvers, etc. Quelle est la caractéristique commune à tous ces endroits? Ce sont des VILLES, pas des PROVINCES! Le succès d’un cluster repose sur la proximité géographique des participants : entreprises, financiers, universités, autorités publiques, etc. Il est plus facile de coopérer en face à face qu’à distance; les bonnes idées se diffusent beaucoup plus facilement au sein d’une ville où les gens se côtoient et se rencontrent régulièrement. Un cluster entre Montréal, Québec et Sherbrooke en passant par Trois-Rivières ne fait tout simplement pas de sens. Mais François Legault va encore plus loin dans sa confusion entre une ville et une province. Chef d’un parti provincial, il expose dans son livre un programme politique qui l’aurait probablement fait élire Maire de Montréal aux élections municipales de novembre dernier! Revitalisation des rives du Saint-Laurent, dépollution des eaux afin de permettre la baignade à Montréal, construction ou rénovation des usines montréalaises de traitement d’eau, développement urbanistique du Havre de Montréal (cette zone située entre les ponts Jacques-Cartier et Champlain) , revitalisation des vieux quartiers industriels, décontamination des terrains de l’Est de la ville, et j’en passe. Quel beau programme pour une ville! Et je dirais même plus, si le PQ et le PLQ sont accusés de venir allègrement piger dans les idées de la CAQ, l’ouvrage de François Legault semble s’inspirer franchement d’un programme d’un certain parti municipal à Montréal. Voici sa proposition pour réparer ce gâchis qu’est la rue Notre-Dame à Montréal : «Il faut transformer la rue Notre-Dame en un boulevard urbain à début moyen, rationaliser les activités de camionnage et transformer la rue Notre-Dame en un axe de transport public de pointe en envisageant sérieusement la mise en place d’une ligne de tramway à voie réservée (p. 208). » A la page 209, il poursuit : « Seul un boulevard permettrait la construction de maisons, de commerces et d’immeubles de bureaux. Mais surtout, c’est la seule option permettant d’imaginer qu’un jour le fleuve redeviendra accessible au plus grand nombre ». Tramway, boulevard urbain, accès au fleuve, construction d’immeubles de bureaux? Ceci ressemble étrangement au projet d’Entrée maritime de Montréal, proposé par Projet Montréal! Tout ceci pour dire que le développement économique va nécessairement de pair avec le développement régional. Chaque région du Québec fait face à des problématiques économiques très différentes. Ceci appelle donc des stratégies économiques distinctes d’une région à l’autre. Québec continue d’imposer des politiques de style « top-down » en imposant aux régions un modèle de développement. Or, les théories modernes de développement suggèrent plutôt des politiques de type « bottom-up » par lesquelles l’ensemble des acteurs socio-économiques se mobilisent pour développer une stratégie régionale commune et cohérente qui sera ensuite présentée au gouvernement provincial. En discutant essentiellement d’enjeux régionaux, François Legault semble reconnaître cela. Mais il ne propose rien en matière de décentralisation régionale ou de responsabilisation des acteurs régionaux à propos de leur propre développement économique. A quand au Québec une véritable politique régionale de développement? A travers son bouquin, François Legault montre qu’il a l’intuition de ce qu’est une stratégie cohérente de développement économique. Mais au-delà de cette grande vision mobilisatrice, on attend avec impatience le programme économique détaillé de la CAQ.

Pour une agence régionale de développement économique

Article d’opinion paru dans Le Nouvelliste. http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201310/30/01-4705200-pour-une-agence-regionale-de-developpement-economique.php La Mauricie souffre économiquement. Alors que les fermetures d’usines se multiplient, la région arrive au tout dernier rang parmi les régions québécoises en matière de performance économique, selon nos calculs. Cette situation tristement exceptionnelle appelle une solution innovante et ambitieuse. À l’INRPME, suite à nos analyses, nous avons identifié une série de facteurs clés pouvant assurer le succès de la diversification économique de la région. Le premier facteur, c’est la nécessité du partenariat. D’abord, entre les entreprises afin de renforcer leur compétitivité. Or, en Mauricie, elles collaborent trop peu sur des projets structurants communs. Ensuite, les filières industrielles de la région se déploient sur l’ensemble du territoire, incluant Bécancour. Ainsi, leur essor exige une action coordonnée entre les multiples organismes de développement économique de la région. Le deuxième facteur de réussite, c’est l’importance d’une stratégie intégrée traitant de l’ensemble des problématiques économiques: entrepreneuriat, créneaux porteurs, pénurie de main-d’oeuvre, financement, décrochage scolaire, innovation, exportation, infrastructures, économie sociale, etc. Troisièmement, elle doit s’inscrire dans une vision à long terme, à la fois réaliste et ambitieuse. Ceci implique de définir des indicateurs de performance pertinents, évalués régulièrement, permettant de réajuster la stratégie en conséquence. De bonnes nouvelles ramèneront la confiance, créant un effet d’entraînement fructueux. Enfin, il est très important que la stratégie économique mobilise toutes les forces vives de la région autour d’objectifs communs largement publicisés. Tous ces facteurs clés justifient la création d’une agence régionale de développement économique, pour l’ensemble de la Mauricie et Bécancour, afin de: définir et mettre en oeuvre une stratégie cohérente et multidimensionnelle à long terme; assurer la coordination et la mobilisation; réaliser une évaluation régulière des performances et redéfinir la stratégie en conséquence. Le rôle de l’agence s’apparenterait à celui d’un chef d’orchestre assurant la crédibilité à long terme du processus de diversification. Surtout pas de technostructure ici; légère et peu coûteuse, elle viendrait s’appuyer sur les compétences locales déjà existantes (CLD, mairies, différents ministères, Investissement-Québec, Emploi-Québec, centres de recherche, etc.). Idéalement, son fonctionnement serait financé conjointement par des fonds publics et privés. En effet, le leadership et l’implication des gens d’affaires de la région constituent un autre facteur clé. De plus, l’agence pourrait coordonner des montages financiers provenant de diverses sources afin de générer un réel effet de levier sur l’économie régionale. Le fonds de diversification octroyé par le gouvernement du Québec suite à la fermeture de Gentilly-2 représente une incroyable opportunité d’amorcer enfin ce grand virage économique. Mais sans une véritable prise en main locale, cela ne sera pas suffisant. Il est grand temps pour la région de tracer collectivement sa propre destinée économique. Frédéric Laurin, Ph.D. en économie et professeur à l’UQTR et à l’Institut de recherche sur les PME.   http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201310/30/01-4705200-pour-une-agence-regionale-de-developpement-economique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_opinions_465_section_POS3

Politique économique du Québec – Mon analyse twitter

Voici mon analyse twitter de la nouvelle Politique économique du Québec présenté par le gouvernement de Pauline Marois en octobre passé. Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Qc Miser sur ls créneaux d’excellence ACCORD. Quelle évaluation depuis sa création? Et quelle mise à jour des créneaux? Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Qc. Synergies régionales entre CLD, IQ et bureaux régionaux du MFEQ: très très bonne idée, Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Qc. Et les PME de services à valeur ajoutée, on en fait quoi??? Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Qc Crédit d’impôt pour les PME manufacturières pour l’utilisation de TIC. L’innovation, c’est plus large que cela! Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Qc. Aider 300 PME à grossir. Mais diagnostic fait par des fonctionnaires. Et pourquoi pas des spécialistes en PME??? Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Québec. Difficile sans une politique régionale sérieuse. S’adapter aux problèmes et tissu industriel de chaque région. Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Québec. Misez sur les PME et les gazelles. Excellente idée!!! Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Québec. Qui décide des créneaux d’excellence? Sur quelle base? Frédéric Laurin ‏@fredericlaurin 11 Oct Pol. industrielle du Québec. Je suis d’accord!!! MAIS le diable est dans les détails. Donnons plus de responsabilités aux régions

Projets en cours

Ma présentation devant le congrès annuel de Place aux jeunes en régin (7 novembre 2018)

Le orgware, le développement régional et l'attraction de la main-d'oeuvre (Place aux jeunes en région)

Cliquez sur l'image pour obtenir la présentation.

Le développement économique régional au Québec : une réflexion sur le «orgware»

 

https://forumqc.quebec/textes/le-developpement-economique-regional-au-quebec-une-reflexion-sur-le-orgware

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

Ma présentation au colloque Les Arts et la Ville sur l'impact des arts et de la culture sur le développement socio-économique des régions.

Présentation Powerpoint, cliquez ici: Culture et développement économique (Juin 2017).

La culture et les arts: Vecteurs de développement et de diversification économique

Fréquentation des arts et culture des étudiants de l'UQTR en MauricieLes professeurs de l’UQTR Frédéric Laurin (finance et économie) et Jason Luckerhoff (Lettres et communication sociale) mènent une enquête sur les habitudes de fréquentation des arts et de la culture des étudiants de l’UQTR en Mauricie.

Source: blogue.uqtr.ca/2018/03/15/etudiants-de-luqtr-contribuez-au-developpement-des-arts-et-de-la-culture-en-mauricie/

 

Distribution des vins et des alcools au Québec

Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec
Une Libéralisation partielle du marché: Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec

Présentation Powerpoint, cliquez ici: Diversité, Qualité et Accessibilité au Québec.

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Notre étude sur le monopole de la distribution des vins et des alcools au Québec, avec le chroniqueur de vin Yves Mailloux et l'économiste Paul Daniel Muller, cliquez ici: Monopole inc.

Quand le prix du pétrole a le rhume, le dollar canadien tousse!

Loonie

Quand le prix du pétrole a le rhume, le dollar canadien tousse! La présentation Powerpoint de ma conférence à la Semaine des sciences humaines du Cégep de Drummondville, cliquez ici: Prix du pétrole et dollar canadien.

GROUPÉ

GROUPÉ, le Partenariat économique Mauricie+Rive Sud, est un large regroupement d'entreprises (plus de 80 leaders d'affaires à ce jour) afin de contribuer à la diversification et au développement économique.

Pour se faire, GROUPÉ favorise la mobilisation des entrepreneurs afin qu’ils développent des projets d’affaires répondant à des problématiques ou à des opportunités communes.

www.groupe-pe.org

Les nouvelles

La pénurie de main-d’oeuvre demeurera un défi en 2018, Radio Canada

La pénurie de main-d’oeuvre demeurera un défi en 2018 | Facteur matinal, Radio Canada

La pénurie de main-d’oeuvre demeurera un défi en 2018 | Facteur matinal, Radio Canada Le 3 janvier 2018 La pénurie de main-d’oeuvre demeurera un défi en 2018 | Facteur matinal L’année 2017 a notamment été marquée par des pénuries de main-d’oeuvre pour les entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ce problème de recrutement risque de perdurer, selon le professeur en économie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Frédéric Laurin. Source: ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/facteur-matinal/segments/entrevue/53251/restaurant-retraites-marche-travail-ressources-humaines-libre-echange

«Presque le plein emploi» à Trois-Rivières

«Presque le plein emploi» à Trois-Rivières, Le Nouvelliste

«Presque le plein emploi» à Trois-Rivières Marc Rochette, Le Nouvelliste, 1er décembre 2017 «Presque le plein emploi» à Trois-Rivières Trois-Rivières — Manque de cuisiniers provoquant la fermeture de restaurants, 200 emplois disponibles en technologies de l’information, 800 postes offerts sur trois ans en transformation alimentaire, mission de recrutement à l’international. Voilà autant de manchettes récentes sur la pénurie de main-d’œuvre en région. Et alors que les initiatives se multiplient pour y remédier et que l’embauche se veut difficile dans plusieurs domaines, les chiffres publiés vendredi par Statistique Canada viennent confirmer le phénomène actuel. www.lenouvelliste.ca/affaires/presque-le-plein-emploi-a-trois-rivieres-4f33e5fc3ee71b755dc6755b0c8ba969?utm_campaign=lenouvelliste

Le pot n’a pas sa place à côté du vin Le Nouvelliste

Le pot n’a pas sa place à côté du vin, Le Nouvelliste

Le pot n’a pas sa place à côté du vin Brigitte Trahan, Le Nouvelliste, Le dimanche 26 août 2017 Le pot n’a pas sa place à côté du vin Trois-Rivières — À l’écouter parler avec passion des vins et de leurs terroirs, des bières de spécialité qu’il prend plaisir à découvrir au fil de ses voyages à l’étranger, des cigares luxueux qu’il a dégustés en bonne compagnie et de la cave à vin qu’il aimerait posséder en France (s’il pouvait téléporter par magie les bouteilles au Québec!), on comprend pourquoi Frédéric Laurin croit que la Société des alcools du Québec ne devrait pas vendre de cannabis légalisé dans ses succursales d’alcool. www.lenouvelliste.ca/affaires/le-pot-na-pas-sa-place-a-cote-du-vin-fc748addfdefc45c04ab5a243305b30a

Le monopole de la SAQ a-t-il encore sa raison d'être Michel Lacombe

Le monopole de la SAQ a-t-il encore sa raison d’être? | Faut pas croire tout ce qu’on dit |Michel Lacombe ICI Radio-Canada Première

Le monopole de la SAQ a-t-il encore sa raison d’être? Radio-Canada, Faut pas croire tout ce qu’on dit, le samedi 29 avril 2017 De sondage en sondage, on confirme que les Québécois remettent en question le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ). Cela va de la privatisation pure et simple à des accommodements pour permettre une plus grande liberté dans l’importation et la vente de l’alcool. Quels sont les avantages et les inconvénients de maintenir la SAQ telle qu’elle est actuellement? Michel Lacombe en discute avec ses invités. Invités : Germain Belzile, chercheur associé senior au Département des interventions liées à l’actualité à l’Institut économique de Montréal (IEDM) et maître d’enseignement au Département d’économie appliquée à HEC Montréal Frédéric Laurin, professeur en économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et auteur du livre Où sont les vins? Alexandre Joly, président du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ Jessica Harnois, sommelière et animatrice, présidente de Vin au féminin et de Savori expert en cours et animations de vin, et coauteure du guide Un Sommelier à votre table 2, préside en fin de semaine le Salon international des vins et spiritueux de Québec. Jacques Nantel, professeur de marketing à HEC Montréal et spécialiste du commerce de détail http://ici.radio-canada.ca/emissions/faut_pas_croire_tout_ce_qu_on_dit/2016-2017/chronique.asp?idChronique=434001

Analyse twitter du budget du Québec 2017

Rendez-vous mardi 28 mars dès 16h10 pour mon analyse twitter en direct du budget du Québec 2017. Pour mettre la table, je vous invite à lire mon nouveau Blogue économique qui porte sur le réinvestissement prévu en éducation: « Dépenses en éducation : un retard de 1,5 milliards de dollar à rattraper! »  

Arts et culture: plus porteur que le meuble…

Arts et culture: plus porteur que le meuble… Selon une étude réalisée par l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR à la demande de Culture Mauricie et Culture Centre-du-Québec, le secteur des arts et de la culture représente un pôle économique important et un secteur en pleine croissance dans la région. Le Nouvelliste, 13 juin 2016, Marc Rochette Source: www.lapresse.ca/le-nouvelliste/arts/201606/13/01-4991517-arts-et-culture-plus-porteur-que-le-meuble.php

Renouveau économique en Mauricie

Renouveau économique en Mauricie «Il se passe vraiment quelque chose dans la transformation alimentaire en Mauricie. La croissance est plus forte que la moyenne du Québec.» Le Nouvelliste, 10 août 2016, Marc Rochette Source: www.lapresse.ca/le-nouvelliste/affaires/201608/10/01-5009271-renouveau-economique-en-mauricie.php

SAQ et concurrence pourquoi pas un projet pilote de cavistes originaux Le Devoir

SAQ et concurrence: pourquoi pas un projet pilote de cavistes originaux?

SAQ et concurrence: pourquoi pas un projet pilote de cavistes originaux? | Opinions Le Nouvelliste, 12 mars 2017 L’auteur, Frédéric Laurin, est professeur d’économie à l’École de gestion de l’Université du Québec à Trois-Rivières et auteur du livre «Où sont les vins?». Source: https://www.lenouvelliste.ca/opinions/saq-et-concurrence-pourquoi-pas-un-projet-pilote-de-cavistes-originaux-db97017f00e593e3ce5ae7171627bf5b

Privatisation du vin RDI ÉconomieGérald Fillion

Privatisation du vin | Gérald Fillion, RDI Économie

Privatisation du vin RDI Économie avec Gérald Fillion, le vendredi 10 mars 2017 Frédéric Laurin, professeur en économie, nous explique si la SAQ pourrait adopter le modèle de l’Alberta ou de la C.-B. https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-7690228/privatisation-du-vin

La SAQ peut dire mission accomplie Salut Bonjour

La SAQ peut dire mission accomplie, Salut Bonjour TVA

La SAQ peut dire mission accomplie La SAQ peut dire mission accomplie La SAQ peut dire mission accomplie Salut Bonjour, TVA, 21 février 2017 Source: tva.canoe.ca/emissions/salutbonjour/chroniques/detail/la-saq-peut-dire-mission-accomplie

Accès aux vins du Canada un (petit) pas dans la bonne direction, La Voix de l'Est

Accès aux vins du Canada: un (petit) pas dans la bonne direction, La Voix de l’Est

Accès aux vins du Canada: un (petit) pas dans la bonne direction La Voix de l’Est, 1er août 2016 Frédéric Laurin, professeur d’économie à l’UQTR Yves Mailloux, chroniqueur en vin Paul Daniel Muller, économiste. Les auteurs ont publié l’étude Monopole Inc. sur les inconvénients pour le Québec du monopole de la SAQ sur la distribution de l’alcool. https://www.lavoixdelest.ca/opinions/carrefour-des-lecteurs/acces-aux-vins-du-canada-un-petit-pas-dans-la-bonne-direction-35fc3fe181646887d1db40b93cf33622 Dans le vin comme pour d’autres cultures, les consommateurs ont souvent un petit penchant pour les produits locaux, quand leur rapport qualité-prix se compare avec celui des produits importés. Pourtant, les vins québécois et canadiens sont relativement peu présents à la SAQ. En dehors de notre monopole, comment mettre la main sur les bons produits du Québec et du Canada? Pour les vins du Québec, le gouvernement vient de permettre aux épiceries et aux dépanneurs de vendre des vins locaux sans passer par la SAQ. Pour les vins du Canada, les gouvernements du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique viennent d’annoncer qu’ils permettront aux résidents de leur province de commander par Internet des vins produits dans les deux autres. Ainsi, les Québécois pourront se faire livrer du vin ontarien à une succursale SAQ ou par la poste à leur domicile. C’est une bonne nouvelle, mais attention, cette ouverture concerne uniquement les vins produits dans ces provinces, pas les vins importés. Impossible donc de commander à la LCBO un produit importé, simplement pour économiser par rapport au prix demandé à la SAQ. Les vins canadiens auxquels nous aurons accès auront subi la majoration du monopole provincial dans leur province d’origine. Il n’y a donc pas d’aubaine en vue pour les consommateurs. Du point de vue des viticulteurs québécois, l’entente entre les trois provinces leur permettra d’accroître leur marché dans les autres provinces. Enfin l’entente tripartite n’inclut pas les autres alcools, comme les spiritueux. En augmentant la diversité de l’offre, cette entente représente pour les consommateurs un pas dans la bonne direction, quoique timide. En effet, il est toujours interdit pour un Québécois d’acheter en Ontario plus de 12 bouteilles de 750 ml. De plus, il doit les acheter en personne; les commandes livrées par un tiers sont interdites. Tel est l’effet pratique du monopole de la SAQ sur l’importation et la distribution au gros. Nous sommes donc loin d’un marché commun canadien, tel que celui établi en principe dans la Constitution canadienne (article 121). Le véritable test arrivera quand la Cour suprême se prononcera en appel du jugement Comeau. Dans cette affaire, un résident du Nouveau-Brunswick a été acquitté par le tribunal de première instance de l’accusation d’avoir importé du Québec plus que la quantité d’alcool permise. Si la Cour suprême confirme l’acquittement, un Québécois qui achète son vin en Ontario pourrait enfin avoir autant de droits qu’un Allemand berlinois qui l’achète à Munich ou en France.

Le vin de la SAQ, trop cher selon une nouvelle étude Michel C Auger

Le vin de la SAQ, trop cher selon une nouvelle étude | Midi info | ICI Radio-Canada Première

Le vin de la SAQ, trop cher selon une nouvelle étude Midi info, Radio Canada,Économie et affaires Le jeudi 2 juin 2016 Après celle de la vérificatrice générale du Québec, une nouvelle étude dénonce la politique d’achat de la Société des alcools du Québec (SAQ). En entrevue avec Michel C. Auger, l’un des auteurs de cette étude, Frédéric Laurin, professeur en économie de l’Université du Québec à Trois-Rivières, soutient que la SAQ pourrait économiser jusqu’à 150 millions de dollars. Selon Frédéric Laurin, la SAQ ne cherche pas à obtenir les meilleurs prix de gros. Le calcul est simple pour M. Laurin : plus les prix sont élevés, plus l’application d’une marge fixe assure des revenus importants à l’État. Frédéric Laurin ne demande pas la fermeture pure et simple de la SAQ, mais plutôt la fin du monopole en permettant l’ouverture de magasins indépendants. http://ici.radio-canada.ca/emissions/midi_info/2015-2016/chronique.asp?idChronique=408332

Frédéric Laurin Le Nouvelliste

Monopole de la SAQ: «Ça ne tient pas la route», Le Nouvelliste

Monopole de la SAQ: «Ça ne tient pas la route» Le Nouvelliste, Marc Rochette, 3 juin 2016 Selon trois experts indépendants, dont Frédéric Laurin, de l’UQTR, le maintien du monopole de la Société des Alcools du Québec (SAQ) n’est pas à l’avantage des Québécois. Intitulée Monopole Inc: Pour une ouverture du commerce des vins et spiritueux, l’étude expose sans complaisance les inconvénients du monopole que détient la SAQ sur le commerce des vins et spiritueux au Québec. «À priori, notre conclusion, c’est que le système de monopole ne tient pas la route, d’un point de vue de consommateur, de contribuable», a confié au Nouvelliste l’auteur de l’essai Où sont les vins? https://www.lenouvelliste.ca/affaires/monopole-de-la-saq-ca-ne-tient-pas-la-route-c140e17fd3f70a0da49c22e3c9f15d54

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Ouvrir le marché des vins et alcools du Québec: retombées économiques.

Devine qui vient souper? Les vins du Québec débarquent chez vous!