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Devine qui vient souper?

Les vins québécois débarquent dans les supermarchés et dépanneurs du Québec. On peut enfin les acheter partout au Québec, dans votre détaillant préféré. Notre prédiction: cela va permettre de multiplier par cinq leurs parts de marché d'ici 2-3 ans. Voyez pourquoi ici!

Monopole Inc : Pour une ouverture du commerce des vins et spiritueux

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Notre nouvelle étude qui conclut que le maintien du monopole de la SAQ n’est pas à l’avantage des Québécois. Intitulée Monopole Inc : Pour une ouverture du commerce des vins et spiritueux. 

Avec mes collègues Yves Mailloux, président-fondateur, Club des Dégustateurs de Grands Vins et chroniqueur vin au Huffington Post ; ainsi que de Paul Daniel Müller, MA, économiste en politiques publiques et initiateur du présent projet.

 

Une proposition de libéralisation partielle du marché des vins et alcools au Québec

Dans l’ouvrage « Où sont les vins?» (Éditions Hurtubise, 2009), qui discute plus largement du problème de la distribution des vins et alcools au Québec et du manque de diversité de vins vendus au Québec, je proposais une libéralisation partielle du marché québécois.

Cette proposition consiste à autoriser de petites boutiques de vin (cavistes) à importer, distribuer et vendre librement les vins et alcools au Québec. Ce réseau de cavistes permettrait d’offrir aux consommateurs québécois une plus grande diversité de vins et alcools, à des prix plus abordables, ainsi qu’un service à la clientèle dynamique et personnalisé favorisant l’essor de la qualité et de la gastronomie au Québec.

Dans cette étude, j'explique plus en détails ce scénario de libéralisation partielle de la distribution des vins et alcools au Québec et j'en mesure l'impact sur les finances du Gouvernement du Québec:

Nous pourrions, dans un premier temps, débuter par un petit projet pilote permettant l’ouverture de cinq à huit petits cavistes indépendants. Chaque boutique devra présenter un concept de boutique spécifique et original. Le gouvernement sélectionnerait les concepts apportant le plus de valeur ajoutée aux consommateurs, en termes d’originalité et de choix. Plus plus de détails sur ce projet pilote, voir mon article d'oponion: Des cavistes à la rescousse (La Presse+, 11 juillet 2015)

L’existence d’un monopole au Québec contribue à réduire considérablement la gamme de produits disponibles pour le consommateur québécois, limitant son plaisir de la découverte et de la dégustation. Il y a des milliers de produits dans le monde auxquels les Québécois n’ont pas accès, surtout quand on cherche à boire une bonne bière belge ou allemande, ou un bon whisky écossais…

Pour voir tout le plaisir que de petites boutiques de vins et d’alcool pourraient amener aux Québécois, je vous invite à visionner mes capsules tournées en Europe sur des cavistes originaux et dynamiques : leplaisirdescavistes.ca. A quand un tel plaisir au Québec?

Où sont les vins Acheter le livre: Disponible dans toutes les bonnes librairies au Québec. Mon livre enfin disponible en France:

Mes récentes apparitions médiatiques sur la proposition de libéralisation partielle de la SAQ:

La proposition de la commission Robillard sur la SAQ avec Frédéric Laurin. Midi Info avec Michel C. Auger, Radio-Canada Montréal, 1er sept. 2015.

La fin du monopole détenu par la SAQ? Les matins d'ici avec Philippe Marcoux, Radio-Canada Outaouais, 1er sept. 2015.

Libéraliser sans tuer la SAQ. Le Journal de Montréal, Jean-Sébastien Marsan, 31 août 2015.

Tous les dossiers sur la libéralisation partielle

Les vins québécois peu présents à la SAQ. Pourquoi?

La Maison du whisky: caviste de whisky à Paris

[Version censurée!] La Chope de Lug: caviste de microbrasserie à Lyon

Le Beermania: caviste de bières belges à Bruxelles

Les 10 bières belges essentielles, mais non vendues à la SAQ

La Belgique possède une richesse brassicole inouïe, avec plus de 800 bières différentes (1000 précise même une Belge en stage au Québec). Outre cette diversité inégalée dans le monde, le plat pays se distingue par des bières très harmonieuses, longues en bouche, amenant au palais toute une gamme de tonalités différentes.

C’est en Belgique qu’on apprend qu’une bière peut se boire en apéritif, au repas ou en digestif, selon le type de bière et de repas. On choisira pour l’apéritif une vieille gueuze dont le goût acidulé réveillera les papilles gustatives avant le repas. Pour le plat principal, on accompagnera un ragoût ou un poulet rôti avec une bière brune légèrement caramélisée. Et on clôt le tout avec une bière trappiste dont on prendra soin d’apprécier toutes les nuances.

Dans le cas des bières belges distribuées dans le réseau SAQ, l’absence de diversité est encore plus évidente. On y retrouve qu’une courte sélection de 13 bières belges (voir ci-dessous). La plupart de ses bières méritent un déplacement à votre succursale SAQ, notamment la Orval (bière trappiste au goût d’épices), la Duvel, la Blanche de Bruxelles et la Karmeliet.

Mais c’est encore bien peu pour apprécier dans toute sa diversité les extraordinaires bières belges. Voici donc une liste indicative de 10 bières belges essentielles non vendues à la SAQ:

  1. Gueuze Cantillon : la gueuze est considérée comme le champagne de la bière.
  2. Gueuze Trois Fontaines : une autre excellente gueuze.
  3. Kriek Boon : bière élaborée avec des griottes (cerises) de Bruxelles. Attention : pour obtenir une vraie Kriek, le fruit doit fermenter avec la bière, ce qui est le cas de la Boon. Pas d’addition de sirop de cerise SVP!!!
  4. Blanche de Namur : une vraie blanche, avec un côté légèrement épicé.
  5. Trappiste Rochefort : en Belgique, il y a 6 bières possédant l’appellation  » trappiste « , c’est-à-dire des bières d’Abbaye élaborées par des moines suivant des recettes ancestrales.
  6. Trappiste Westmalle : une autre très grande dame des bières trappistes. On peut en trouver à la LCBO en Ontario.
  7. St-Feuillien blonde : délicieuse bière d’Abbaye, très aromatisée.
  8. Brugge Triple : bière dorée à 8,2 % d’alcool, très harmonieuse.
  9. Kwak : bière ambrée au goût caramélisé. Cette bière est habituellement servie en Belgique dans des verres assez particuliers.
  10. La queue de charrue : bière brune aigre-douce, à la flamande.

 

Où sont les bières?

Comment avoir accès à toute cette diversité brassicole belge? Hors SAQ, point de salut?

Pas tout à fait. Il existe des agences spécialisées qui font de l’importation de bières belges au Québec. Mais c’est compliqué et coûteux. Attendez-vous à payer environ 100$ pour une caisse de 24 bières, plus 7 $ en frais d’administration par caisse. Ceci revient à 4,45 $ par bière. C’est pas si cher, vous me direz. Mais attention : il faut commander par caisse entière. Vous vous retrouverez à payer 100 $ pour 24 bières identiques. Moi qui aime la diversité, je préfère dépenser 100 $ pour 24 bières différentes!!! Donc, pour pouvoir avoir trois bières belges différentes, il faut plutôt débourser 300 $!!

Ensuite, ces agences regroupent les commandes de plusieurs clients à des dates précises. Il vous faut donc attendre que l’agence ait suffisamment de clients pour que la commande soit envoyée. Enfin, à partir du jour de la commande, il faut compter 6 à 7 mois pour recevoir votre bière, merci aux tracasseries administratives de la SAQ.

On se penserait dans un régime soviétique! Quelle est exactement la raison d’État qui nous empêche de commander des bières belges sans tracas au Québec en 2009?  Terrorisme? Protection alimentaire? Dumping économique?

Ah, oui. Le monopole est ou n’est pas.

Sélection des bières belges à la SAQ (au 8 septembre 2009)

  • Blanche de Bruxelles
  • Chimay Trappistes
  • Delirium Tremens
  • Duchesse de Bourgogne
  • Duvel
  • Floreffe Double et Floreffe Triple
  • Karmeliet Tripel
  • La Chouffe
  • Maredsous et Maredsous Triple
  • Moinette Blonde
  • Orval
  • Vieille Provision Saison Dupont
  • Mort Subite Framboise et Mort Subite Kriek