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La Mauricie + Rive Sud au cœur de la grappe transport électrique et intelligent

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1023270/grappe-industrielle-vehicules-electriques-intelligents-dominique-anglade-alexandre-taillefer

Le gouvernement du Québec vient d’annoncer la mise sur pied d’une grappe industrielle pour le développement du transport électrique et intelligent. Un comité présidé par Alexandre Taillefer, président du conseil d’administration de Téo Taxi, présentera un plan d’affaires à cet effet.

Source: affaires.lapresse.ca/economie/transports/201703/20/01-5080418-quebec-creera-une-grappe-pour-le-transport-electrique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers

Il se trouve que la Mauricie + Rive Sud est au cœur de cette grappe, avec l’existence d’un créneau porteur en technologies vertes très dynamique, composé de:

♦ Deux producteurs de bornes pour véhicules électriques:
AddÉnergie
Elmec

♦ Des fabricants de véhicules intelligents:
Kongsberg Automotive
Movex

♦ Des centres de recherche liés à ce secteur:
– l’Institut de recherche sur l’hydrogène de l’UQTR
– la Chaire de Recherche du Canada sur les Sources d’Energie pour les Véhicules du Futur de l’UQTR
– l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) à Shawinigan
– le Centre National en électrochimie et en Technologies environnementales (CNETE)
– le Centre d’excellence en efficacité énergétique (C3E)
– la Chaire de recherche industrielle en bioéconomie et bioénergie régionale de l’UQTR
– le CCTT Innofibre (CÉGEP de Trois-Rivières) et son parc d’équipements pilotes pour la conversion thermique de la biomasse

♦ De nombreuses entreprises du secteur des bio-énergies, dont:
BioÉnergie La Tuque
BRQ Fibre et Broyure
Dyn Ergen Bio Diesel
Airex Énergie
Combustion Expert – systèmes de combustion à biomasse:

♦ Et plusieurs autres entreprises dans le domaine des technologies vertes.

Une table de concertation des entreprises en technologies/énergies vertes est déjà en action pour accélérer le développement du secteur, un projet de GROUPÉ – Le Partenariat économique Mauricie-Rive Sud, qui est un large regroupement d’entreprises de la région visant à stimuler son développement économique.

La Mauricie a toujours été historiquement une région liée à l’énergie, tel que le témoigne la Cité de l’énergie de Shawinigan. C’est d’ailleurs à Shawinigan qu’on a produit pour la première fois en Amérique du Nord de l’hydro-électricité.

La région est maintenant en processus de diversification industrielle, basé sur le développement de nouveaux secteurs porteurs et de l’entrepreneuriat. L’émergence d’un créneau en technologie verte dans la région puise ses racines dans son passé industriel.

Il ne serait donc pas déraisonnable d’imaginer la Mauricie comme choix de localisation du siège de l’organisme et/ou du centre de recherche administrant cette grappe.  Ceci permettrait de reconnaître les expertises de la région, dans le cadre d’un projet mobilisateur et important pour l’ensemble du Québec et pour le futur de la planète.

Arts et culture: plus porteur que le meuble…

Arts et culture: plus porteur que le meuble…

Selon une étude réalisée par l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR à la demande de Culture Mauricie et Culture Centre-du-Québec, le secteur des arts et de la culture représente un pôle économique important et un secteur en pleine croissance dans la région.

Le Nouvelliste, 13 juin 2016, Marc Rochette

Source: www.lapresse.ca/le-nouvelliste/arts/201606/13/01-4991517-arts-et-culture-plus-porteur-que-le-meuble.php

Pour une agence régionale de développement économique

Article d’opinion paru dans Le Nouvelliste.

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201310/30/01-4705200-pour-une-agence-regionale-de-developpement-economique.php

La Mauricie souffre économiquement. Alors que les fermetures d’usines se multiplient, la région arrive au tout dernier rang parmi les régions québécoises en matière de performance économique, selon nos calculs. Cette situation tristement exceptionnelle appelle une solution innovante et ambitieuse.

À l’INRPME, suite à nos analyses, nous avons identifié une série de facteurs clés pouvant assurer le succès de la diversification économique de la région. Le premier facteur, c’est la nécessité du partenariat. D’abord, entre les entreprises afin de renforcer leur compétitivité. Or, en Mauricie, elles collaborent trop peu sur des projets structurants communs. Ensuite, les filières industrielles de la région se déploient sur l’ensemble du territoire, incluant Bécancour. Ainsi, leur essor exige une action coordonnée entre les multiples organismes de développement économique de la région.

Le deuxième facteur de réussite, c’est l’importance d’une stratégie intégrée traitant de l’ensemble des problématiques économiques: entrepreneuriat, créneaux porteurs, pénurie de main-d’oeuvre, financement, décrochage scolaire, innovation, exportation, infrastructures, économie sociale, etc. Troisièmement, elle doit s’inscrire dans une vision à long terme, à la fois réaliste et ambitieuse. Ceci implique de définir des indicateurs de performance pertinents, évalués régulièrement, permettant de réajuster la stratégie en conséquence. De bonnes nouvelles ramèneront la confiance, créant un effet d’entraînement fructueux.

Enfin, il est très important que la stratégie économique mobilise toutes les forces vives de la région autour d’objectifs communs largement publicisés. Tous ces facteurs clés justifient la création d’une agence régionale de développement économique, pour l’ensemble de la Mauricie et Bécancour, afin de:

  • définir et mettre en oeuvre une stratégie cohérente et multidimensionnelle à long terme;
  • assurer la coordination et la mobilisation;
  • réaliser une évaluation régulière des performances et redéfinir la stratégie en conséquence.

Le rôle de l’agence s’apparenterait à celui d’un chef d’orchestre assurant la crédibilité à long terme du processus de diversification. Surtout pas de technostructure ici; légère et peu coûteuse, elle viendrait s’appuyer sur les compétences locales déjà existantes (CLD, mairies, différents ministères, Investissement-Québec, Emploi-Québec, centres de recherche, etc.).

Idéalement, son fonctionnement serait financé conjointement par des fonds publics et privés. En effet, le leadership et l’implication des gens d’affaires de la région constituent un autre facteur clé. De plus, l’agence pourrait coordonner des montages financiers provenant de diverses sources afin de générer un réel effet de levier sur l’économie régionale.

Le fonds de diversification octroyé par le gouvernement du Québec suite à la fermeture de Gentilly-2 représente une incroyable opportunité d’amorcer enfin ce grand virage économique. Mais sans une véritable prise en main locale, cela ne sera pas suffisant.

Il est grand temps pour la région de tracer collectivement sa propre destinée économique.

Frédéric Laurin, Ph.D. en économie et professeur à l’UQTR et à l’Institut de recherche sur les PME.

 

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201310/30/01-4705200-pour-une-agence-regionale-de-developpement-economique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_opinions_465_section_POS3