Élections Québec 2026

Analyse des programmes économiques – Élections Québec 2026




Frédéric Laurin, PhD en économie
Professeur en économie, École de gestion, Université du Québec à Trois-Rivières, chercheur à l’Institut de recherche sur les PME (INRPME)

Textes et analyses : Frédéric Laurin. L’IA générative (Claude) a servi seulement à la mise en page Web.

Voici une analyse des engagements électoraux en matière de développement économique des quatre grands partis politiques provinciaux du Québec.

Je donne une note sur 10 au programme de chaque parti selon la capacité de ses engagements électoraux à concrètement et efficacement améliorer la situation économique du Québec en matière de développement économique.

Comment lire cette analyse

Proposition particulièrement appréciée

Proposition qui semble être une mauvaise idée

🤔 Proposition qui laisse l’auteur perplexe

Texte en italique Commentaire éditorial de l’auteur

Mises en garde

  • Cette évaluation découle d’une initiative neutre et non partisane.
  • Elle ne présume aucunement de mon vote. Mon bulletin de vote n’ira pas nécessairement au parti ayant obtenu la meilleure note sur sa plateforme économique. Il faut aussi considérer l’ensemble des propositions des partis, tenant compte d’autres thèmes extrêmement importants (santé, éducation, logement, culture, etc.).
  • Elle se concentre uniquement sur des aspects touchant le développement économique, correspondant à mon champ d’expertise. Je laisse à d’autres le soin d’analyser les autres aspects des programmes politiques.
  • Par exemple, elle n’analyse pas de façon exhaustive les chiffres des cadres financiers. Là aussi, je laisse à mes collègues de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques le soin de faire une telle analyse.

Commentaires généraux

J’ai l’impression que les partis politiques ont été un peu paresseux cette année : des plateformes minimalistes et l’absence d’une vision claire, cohérente et détaillée de développement économique pour le Québec. On mise beaucoup sur quelques mesures phares plutôt qu’une vision d’ensemble. D’ailleurs, vous verrez de nombreuses cases vides dans certains thèmes économiques, ce qui était moins le cas dans les précédentes élections.

Par ailleurs, tous les partis politiques, sauf Québec Solidaire, comptent faire le ménage dans le fonctionnement de l’État pour extraire des gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental, incluant des réductions de postes. Je suis d’accord. Mais lorsqu’ils financent de nouvelles mesures coûteuses sur la base d’hypothétiques gains issus d’une réorganisation gouvernementale, c’est très risqué.

Réduire les coûts de fonctionnement de l’appareil gouvernemental sans couper dans les services est une mission très difficile qui exige du temps et de la réflexion. Une stratégie plus raisonnable serait d’abord de faire le ménage, sérieusement et méthodiquement, et d’attendre la réalisation effective des gains d’efficience avant de promettre des baisses d’impôt ou des dépenses supplémentaires financées par de tels gains de productivité.

Résumé de mon évaluation par parti

Appréciation générale, parti par parti

Chaque fiche réunit mon appréciation générale, les faits saillants du programme, les points positifs et les points négatifs. Cliquez sur un parti pour ouvrir sa fiche.

CAQCoalition avenir Québec7/10

J’ai fortement critiqué les stratégies de développement économique du gouvernement de la CAQ ces dernières années, y compris sur la filière batterie et sur la mise en œuvre des zones d’innovation. Par conséquent, je concède que j’ai lu la plateforme économique de la CAQ (« Équipe Fréchette », de son petit nom) initialement dans de très mauvaises dispositions. Christine Fréchette reconnaît indirectement les erreurs de son gouvernement en proposant un interventionnisme économique qui serait maintenant plus « ciblée » et plus « rigoureuse ». Mais l’approche économique reste la même. En revanche, c’est le seul parti à présenter une certaine vision de développement économique pour le Québec, sans réellement aller dans le détail cependant.

Malheureusement, si la plateforme économique de la CAQ n’est pas mauvaise en soi, elle me semble paresseuse, sans grandes nouvelles idées, avec la multiplication de mesurettes ciblant des micro-électorats (soins vétérinaires, prothèses auditives, plein air, etc.). Certes, tous les partis politiques font le même truc. Mais si l’on perçoit une certaine ligne directrice dans les programmes des autres partis, les propositions de la CAQ ressemblent davantage à un assemblage hétéroclite de promesses. J’ai d’ailleurs ajouté dans mes commentaires un nouvel émoji, spécifiquement destiné à la CAQ : un bonhomme qui est perplexe 🤔. C’est ma réaction face à plusieurs curieuses propositions du parti.

Le commentaire récurrent dans mon analyse de la plateforme de la CAQ, c’est « trop peu, trop tard ». Le parti propose des éléments qui étaient d’actualité pendant leur mandat, mais qu’il n’a pas réussi à livrer : régime forestier, mesures pour accélérer la construction de logement, réforme du Code du bâtiment, accès des PME aux marchés publics, politique d’achat québécois, etc.

Conclusion : j’accorde une note de 7,2/10 à la plateforme de la CAQ. Rien de très mauvais, plusieurs enjeux importants traités, mais un peu paresseux.

Faits saillants

  • Crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation
  • Plan Famille :

    • Nouveau crédit d’impôt pour frais de garde en milieu scolaire
    • Supplément de 127 $ par enfant pour les dépenses de la rentrée scolaire
    • 1 000 $ dans le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) pour chaque enfant
    • Bonification et modernisation du Régime québécois d’assurance parentale
    • Ajouts de 25 000 places en services de garde à tarif réduit
  • Poursuite d’une stratégie de nationalisme économique (interventionnisme économique), mais de façon plus ciblée et plus rigoureuse.

Points positifs

  • Plan Famille :

    • Nouveau crédit d’impôt pour frais de garde en milieu scolaire
    • Supplément de 127 $ par enfant pour les dépenses de la rentrée scolaire
    • 1 000 $ dans le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) pour chaque enfant
    • Bonification et modernisation du Régime québécois d’assurance parentale
    • Ajouts de 25 000 places en services de garde à tarif réduit
  • Équipe dédiée consacrée à l’efficacité de l’État, relevant directement de la première ministre.
  • Plusieurs mesures pour soulager le coût de la vie (voir plan Famille ci-dessous, crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation, etc.)
  • Vision de développement économique

Points négatifs

  • Trop peu, trop tard

PLQParti libéral du Québec7,8/10

Contrairement aux autres partis, je n’ai attribué aucun à des mesures du PLQ. Le parti propose toute une série de mesures que je considère comme majoritairement utiles, efficaces et pragmatiques, et qui répondent à des enjeux concrets. On sent une certaine cohérence à travers l’ensemble des propositions. C’est le seul parti à présenter une stratégie relativement intégrée de développement économique, avec des mesures concernant l’innovation, la relève d’entreprise, le repreneuriat, l’entrepreneuriat, etc.

En contrepartie, tout est très beige! Ça manque cruellement d’ambition!

Je comprends que le PLQ cherche à démontrer qu’il est prêt à gouverner de façon responsable. Mais il y a chez l’électeur québécois un fort vent de changement, d’où l’opportunité de présenter une stratégie plus ambitieuse, et qui trace une vision économique du Québec à long terme.

Pour cette raison, je donne une note de 7,8/10, soit sous les 80 %.

Faits saillants

  • Retour à l’équilibre budgétaire, selon un plan progressif et relativement modéré
  • Construire 100 000 logements par année au Québec
  • Réduction du taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 %
  • Mieux encadrer les jeux en ligne et les marchés prédictifs
  • Ajouter 40 000 logements sociaux et abordables

Points positifs

  • Prioriser la rénovation et la modernisation des infrastructures actuelles plutôt que la construction de nouvelles infrastructures
  • Plan assez complet pour stimuler la construction de nouveaux logements
  • Marchés publics plus ouverts aux PME québécoises
  • Efficacité Québec : équipe d’intervention rapide qui sera au service des entrepreneurs et des innovateurs bloqués dans le labyrinthe gouvernemental
  • Mieux encadrer les jeux en ligne et les marchés prédictifs

Points négatifs

  • Manque d’ambition
  • Il manque des éléments pour compléter la stratégie économique, notamment sur la décentralisation et le développement régional, sur la productivité et l’innovation, sur la politique industrielle, etc.

PQParti Québécois7,4/10

Le programme du PQ alterne entre une approche économique responsable et raisonnée, et des mesures électoralistes, voire populistes. Du côté de la responsabilité, le PQ se montre sérieux dans son objectif d’atteindre le déficit zéro; il maintient les versements au Fonds des générations ainsi que la provision pour éventualités; il finance (généralement) ses nouvelles dépenses, et il touche à plusieurs enjeux importants (coût de la vie, itinérance, logement, culture, etc.). Du côté électoraliste, il promet une baisse des taxes sur l’essence, et il annonce des coupes de 6,6 milliards de dollars dans l’appareil gouvernemental alors que je doute de sa capacité à réaliser cette promesse sans couper dans les services.

Historiquement, le PQ nous a habitués à des plateformes économiques studieuses et très détaillées. Cette année, rien de tel. On dirait qu’il a mis toutes ses énergies dans la rédaction de son Livre bleu sur l’indépendance du Québec. Ce faisant, il ne présente pas une vision claire de développement économique, n’abordant pas des thèmes tels que la productivité, l’innovation, l’entrepreneuriat, le développement régional, etc.

Cette absence est d’autant plus problématique, sachant que le PQ souhaite mettre fin à l’interventionnisme économique à la sauce caquiste : abolition du Fonds de développement et des subventions aux entreprises afin de financer une baisse d’impôt aux entreprises. Mais, outre cette baisse d’impôt, quelle est sa stratégie économique ?

Comme je l’explique dans mon analyse ci-dessous, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. La stratégie caquiste n’était pas la bonne. Par contre, je garderais une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée.

Faits saillants

  • Modernisation de l’État : 6,6 G$ de réduction de dépenses liées à la bureaucratie
  • Baisse de la TVQ sur le prix de l’essence
  • Abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés
  • Abolition de la TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs jusqu’à concurrence de 45 000 $
  • Baisser les seuils d’immigration à 35 000 par année
  • Abolition du Fonds de développement économique et des subventions aux entreprises pour financer une baisse de l’impôt des entreprises
  • Augmentation du soutien aux arts et à la culture

Points positifs

  • Soutiens accrus aux arts et à la culture : le PQ accorde une grande importance à des mesures culturelles
  • Plan sur l’itinérance
  • Mettre fin au phénomène des « chauffeurs au rabais »
  • Alléger et simplifier massivement les règles pour la production de boissons alcooliques et de spiritueux au Québec
  • Plan sur l’aide et la sécurité alimentaire

Points négatifs

  • Baisse des taxes sur l’essence
  • Diminution des seuils d’immigration qui manque de nuance, surtout par rapport à la situation dans les régions.
  • Cadre financier trop optimiste dans son objectif de couper 6,6 milliards de dollars en aussi peu de temps
  • Absence d’une vision de développement économique, alors que le PQ compte abolir le Fonds de développement économique et les subventions aux entreprises.
  • Où est la stratégie sur la transition énergétique et les transitions environnementales ?

QSQuébec solidaire6,3/10

Le programme économique de QS gagne en crédibilité d’élection en élection. Malgré plusieurs propositions intéressantes et originales, et malgré toutes les bonnes intentions, leur plateforme demeure parsemée de fausses bonnes idées, qui se révèleront possiblement contre-productives économiquement.

Surtout, le programme de QS fait pleuvoir les milliards de dollars. Comment financer cette orgie de dépenses ? En taxant évidemment les méchantes entreprises, les méchantes banques et les méchants riches. Je ne suis pas contre l’augmentation des taxes pour les grandes entreprises et les riches. L’accroissement des inégalités de revenus a un impact négatif sur le développement socio-économique et sur la cohésion sociale. Malheureusement, je doute de la capacité de QS à aller réellement chercher tous les nouveaux revenus prévus dans son cadre financier, qui est fortement teinté de rose et de licornes volantes. La politique, c’est l’art de faire des choix. En évitant de cibler des priorités, on donne de la tarte aux pommes à tout le monde.

Parlant du cadre financier, il contient beaucoup d’éléments fondamentaux qui n’ont pas encore été présentés par QS alors que la campagne s’achève…

QS ne présente pas réellement une vision de développement économique : rien sur la compétitivité des entreprises, sur l’innovation, sur la productivité, sur le développement régional, etc. Et il sous-estime possiblement les effets économiques négatifs de plusieurs de ses mesures.

Par contre, c’est le seul à présenter un plan détaillé et cohérent en matière de lutte et d’adaptation aux changements climatiques. Bravo!

Faits saillants

  • Hausse de l’impôt des particuliers pour les ménages gagnant plus de 110 000 $.
  • Taxe sur les ultrariches
  • Investissements majeurs en transports collectifs
  • Investissements majeurs en logement, y compris en logement social et abordable, et en accessibilité au logement (premiers acheteurs, contrôle des loyers, etc.)
  • Plan de lutte et d’adaptation aux changements climatiques
  • Réseau national d’épiceries publiques

Points positifs

  • Plan de lutte et d’adaptation aux changements climatiques
  • Investissements en transports collectifs
  • Programme concernant le logement
  • Plan de lutte contre l’itinérance
  • Faire le ménage dans le courtage immobilier

Points négatifs

  • Cadre financier aux lunettes roses et aux licornes
  • Aucune vision de développement économique
  • Réseau national d’épiceries publiques : une fausse bonne idée
  • La sous-estimation des conséquences économiques de ses mesures.

PCQParti conservateur du Québec6/10

Le programme économique du PCQ s’est professionnalisé depuis la dernière fois, avec un plus grand souci du détail et de l’analyse, et avec des références à des études économiques. Il y a, par exemple, un surprenant plan de lutte contre l’itinérance, exhaustif et intéressant. C’est pourquoi je lui accorde la note de passage, ce qui est meilleur qu’en 2022.

En revanche, les mesures économiques du PCQ s’inscrivent dans un cadre financier absolument surréaliste, avec des coupures d’impôts massives que l’on compte compenser notamment par d’hypothétiques gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental. Le PCQ prévoit des réductions de taxes et d’impôts de 50 G$ sur cinq ans, alors que le Québec a besoin d’investir massivement dans ses infrastructures et que la province doit faire face au vieillissement de la population. Je doute fort que le PCQ puisse réduire le budget de l’État d’une telle ampleur en cinq ans.

Enfin, le PCQ multiplie les mesures idéologiques et populistes de droite, qui risquent de devenir contre-productives. L’objectif de réduire l’intervention de l’État dans l’économie peut être légitime. Mais, en voulant abolir plusieurs programmes, il prend le risque de jeter le bébé avec l’eau du bain, sans nuance.

On comprend que le PCQ n’a pas vocation à former le prochain gouvernement, et Éric Duhaime en profite peut-être pour proposer des mesures spectaculaires — mais irréalistes, qui font cependant débat, mettant en lumière ses idées de droites. Comme il le dit, il souhaite déplacer la fenêtre d’Overton vers la droite. Mais moi, je note non pas la qualité de sa stratégie politique, mais plutôt celle de son programme économique.

Faits saillants

  • Réductions massives de taxes et d’impôts (50 G$ sur cinq ans) : impôts des particuliers, impôts des entreprises, TVQ sur les biens usagés, abolition de la « taxe carbone », TVQ sur le prix de l’essence, TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs
  • Réduction ou abolitions de programmes de soutien aux entreprises, et réduire la « paperasse »
  • Révision budgétaire et plan d’efficacité gouvernementale
  • Bonifier les services de garde

Points positifs

  • Mesures qui mettent en lumière le besoin d’améliorer l’efficacité de l’État
  • Plan de lutte contre l’itinérance
  • La décentralisation des pouvoirs vers les régions, y compris en immigration

Points négatifs

  • Cadre financier surréaliste, et dangereux si mis en œuvre
  • Couper massivement dans les revenus sans avoir une réflexion exhaustive sur les moyens concrets pour réellement n’extraire des gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental
  • Aucun plan de lutte contre le réchauffement climatique, avec au contraire des mesures qui risquent de l’empirer (abolition du marché carbone, réduction de la taxe sur l’essence, abolition du fonds vert, etc.)
  • Le PCQ souhaite abolir plusieurs programmes qui ont été mal gérés par les gouvernements précédents, mais qui sont tout de même utiles s’ils sont réformés (jeter le bébé avec l’eau du bain)

Les plateformes par thème économique

Filtrez par parti, cherchez un mot-clé ou ouvrez un thème pour comparer les engagements des cinq partis.

Équilibre budgétaire535 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.

Modernisation de l’État :

  • Équipe consacrée à l’efficacité de l’État, relevant directement de la première ministre.
  • Principe d’« une exigence ajoutée, deux retirées ».
  • Recours à l’intelligence artificielle.
  • Une saine concurrence sera instaurée lorsque des organes étatiques offrent des services qui peuvent l’être par le secteur privé. 🤔🤔🤔
  • Réduction des effectifs, de façon ciblée. L’objectif est d’abolir plus de 2 900 postes additionnels.

Je ne sais pas exactement ce que la CAQ veut faire avec cette proposition d’apporter une saine concurrence avec le privé pour des services publics. La plateforme donne peu d’information sur cet élément. On mentionne qu’il ne s’agit pas d’une privatisation. Mais alors, quoi ? Ici, le diable est dans les détails.

Plan québécois des infrastructures (PQI) : 75 % seront consacrés au maintien des infrastructures existantes.

PLQParti libéral du Québec

Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre dès 2029-2030.

  • 12 G$ d’engagements nouveaux (logement, famille, éducation, soins à domicile, PME, etc.)
  • Mais tout cela est financé par des économies découlant d’une réforme visant à améliorer l’efficacité de l’État, au recentrage de certains crédits d’impôt aux entreprises, à l’encadrement du jeu en ligne illégal, ainsi qu’à une hausse des transferts fédéraux + lutte à l’évasion fiscale et à la cybercriminalité.
  • Pas de coupure en santé et en éducation (croissance des dépenses de 5 % et 3 % respectivement).
  • Contribution additionnelle des sociétés d’État
  • Augmentation du Plan québécois des infrastructures (PQI) de 28 G$ sur 10 ans.

Cadre budgétaire relativement responsable, qui maintient la provision pour éventualité et les versements au Fonds des générations. Le PLQ priorise un retour à l’équilibre progressif et relativement modéré. On peut supposer qu’il reste traumatisé par les effets politiques et économiques de l’austérité budgétaire de l’ère Couillard. Par contre, j’ai toujours un doute sur le fait de faire reposer le financement de nouvelles mesures sur d’hypothétiques gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental. De plus, le PLQ prétend qu’il développera une meilleure relation avec le Fédéral que la CAQ, ce qui lui permettra d’aller chercher plus d’argent en transferts fédéraux. Enfin, quand je lis « Contribution additionnelle des sociétés d’État », faut-il interpréter cela comme une hausse des prix d’Hydro-Québec et de la SAQ ?

Moderniser l’État :

  • Revoir les façons de faire avec les employés de l’État et leurs représentants syndicaux (nouveau partenariat avec les organisations syndicales)
  • Culture d’amélioration continue fondée sur les données
  • Réduire les paliers hiérarchiques inutiles
  • Adopter l’intelligence artificielle et automatiser des fonctions
  • Remettre le citoyen au cœur de la prestation de services

Réduire graduellement la taille de l’État :

  • Réduire d’environ 12 000 personnes (nombre d’équivalents temps complet), surtout par attrition, jamais par coupes paramétriques
  • Réviser les fonctions ministère par ministère

J’aime beaucoup l’approche raisonnée et graduelle du PLQ pour rationaliser l’État, basée sur le dialogue et une culture d’amélioration continue fondée sur les données. Mais je crains que tout cela soit nettement insuffisant pour réellement avoir un impact significatif sur l’efficacité gouvernementale.

Programme québécois des infrastructures (PQI) : consacrer 75 % PQI au maintien d’actifs, et ce, jusqu’à ce que 80 % des infrastructures publiques soient considérées dans un état « satisfaisant » ou mieux.

  • Rehausser le PQI à 195 G$ sur 10 ans
  • Établir le PQI sur 25 ans
  • Refonte des programmes de financement des infrastructures municipales et simplification

Une grande partie des grandes infrastructures du Québec ont été construites entre la Révolution tranquille et les années 90. C’est donc dire qu’elles sont arrivées en fin de vie. Il faut donc procéder à la rénovation et la mise à niveau de milliers d’infrastructures au Québec (aqueduc, routes, viaducs, ponts, écoles, hôpitaux, etc.). D’où l’idée de consacrer une plus grande part du PQI au maintien d’actif plutôt qu’à la construction de nouvelles infrastructures. C’est d’ailleurs la demande d’un grand nombre de maires du Québec. Oui c’est politiquement moins spectaculaire de rénover une infrastructure plutôt qu’inaugurer un nouveau truc tout beau et tout neuf. Mais c’est absolument nécessaire.

Fonds des générations : maintient les versements.

PQParti Québécois

Équilibre budgétaire : Retour à l’équilibre budgétaire dès 2028-2029, soit un an plus tôt que prévu.

  • Provisions pour éventualités : maintenu.
  • Abolition de Santé Québec : 40 à 100 M$ économisés par année.

Je ne pense pas que le PQ réussira à dégager 6,6 G$ de réduction de dépenses liées à la bureaucratie en si peu de temps… Faire reposer des dépenses actuelles sur des gains d’efficience hypothétiques relève d’une mauvaise gestion des risques.

« Gaspillage ». Réduire les dépenses liées à la bureaucratie de 6,6 G$.

  • Création d’un Secrétariat à l’efficacité gouvernementale et à l’allègement réglementaire
  • Réduire de manière récurrente les coûts de rémunération dans le secteur public de 2,5 % sur trois ans
  • Mécanisme de révision permanente de l’action gouvernementale
  • Recours à l’intelligence artificielle
  • Création d’un poste de Directeur parlementaire du budget à l’intérieur de l’équipe de la Vérificatrice générale

Je mets un bonhomme sourire, mais tous les partis politiques, à toutes les élections, promettent de réduire le gaspillage et de hausser l’efficacité gouvernementale. Mais si le parti n’a pas à l’avance une idée très précise sur les moyens de réaliser cet objectif, avant même de gagner les élections, il n’aura pas assez de quatre ans pour y réfléchir et le mettre en œuvre. C’est pour cela que j’ai de gros doutes sur cette promesse.

Fonds des générations : maintient les versements.

QSQuébec solidaire

Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.

  • Aucune austérité
  • “Provision Trump” de 2 G$ en 2 ans pour parer à l’instabilité économique créée par la guerre commerciale avec les États-Unis.

Fonds des générations : suspension des versements.

Pourquoi réduire ces versements qui permettent de stabiliser la dette, de contribuer à l’amélioration de l’équité intergénérationnelle, de nous crédibiliser sur les marchés financiers, tout en nous donnant un rendement très intéressant ?

Note importante : le cadre financier de QS contient plusieurs sources de financement importantes qui n’ont pas encore été formellement présentées par le parti. J’espère que ces éléments seront discutés avant la fin de la campagne, car c’est majeur. Les voici :

  • Ménage dans la fiscalité
  • Amendes proportionnelles au revenu
  • Amendes proportionnelles au chiffre d’affaires
  • Taxe compensatoire des institutions financières
  • Impôt minimum des grandes sociétés
  • Taxe GAFAM
  • Taxe sur les logements vacants
  • Lutte à l’évasion fiscale
  • Revenus provenant des éoliennes publiques
PCQParti conservateur du Québec

Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030. Le PCQ prévoit des exercices de révisions budgétaires, des réductions de l’aide aux entreprises et un allègement de la taille de l’État.

Révision budgétaire :

  • Examen approfondi de l’ensemble des programmes gouvernementaux.
  • Limiter les augmentations des dépenses de portefeuille.
  • Réduction de la taille de la fonction publique par attrition.

Gains d’efficacité et réduction des effectifs : économiser 3,45 G$

  • Moderniser l’état par le numérique et l’intelligence artificielle.
  • Réduire de 30 % le fardeau réglementaire imposé aux entreprises québécoises en quatre ans, en éliminant les processus inutiles.
  • Assouplir la Loi 25 pour s’adapter à la réalité des PME.

Fonds des générations : maintient les versements.

Impôts, taxes et tarifs1195 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation : bonification afin que le crédit puisse atteindre 7 000 $ plutôt que 1 400 $.

Crédit d’impôt pour le soutien aux aînés : bonifié de 200 $.

Travailleurs d’expérience qui souhaitent demeurer actifs : jusqu’à 35 000 $ de revenu de travail seront désormais protégés de l’impôt et du calcul des principales prestations québécoises lorsqu’ils occupent un emploi ciblé dans un service essentiel en pénurie.

Face à la gravité des pénuries de main-d’œuvre au Québec, c’est une très bonne idée d’inciter les travailleurs d’expérience à demeurer actifs. Par contre, les pénuries touchent tous les secteurs d’activité au Québec. Pourquoi restreindre cette mesure au secteur public ? Cela crée une iniquité avec le secteur privé. Ce n’est pas la première fois que la CAQ donne un tel avantage au gouvernement sur le marché du travail, comme employeur public, au dépens de l’emploi dans le secteur privé.

Crédit d’impôt pour maisons intergénérationnelles : crédit d’impôt, aide de 7 500 $ par domicile aux familles qui adaptent leur résidence afin d’accueillir un proche aîné.

PLQParti libéral du Québec

Taxe de Bienvenue et congé de taxe sur certains produits alimentaires : annulation des mesures de détaxation de la CAQ pour financer d’autres mesures d’allègement « plus productives et mieux ciblées ».

Impôts des PME : réduction du taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 %.

TVQ payée sur une maison ou un condo neuf : remboursement de 36 % de la TVQ, jusqu’à concurrence de 10 000 $.

PQParti Québécois

TVQ sur l’essence : réduction de moitié de la TVQ sur le prix de l’essence, pour un an, et abolition de la taxe carbone

Quelle mauvaise idée! Face au réchauffement de la planète, il faut envoyer un signal économique clair et fort aux agents économiques pour qu’ils accélèrent la transition énergétique, autant pour changer les habitudes des consommateurs que les méthodes de production des entreprises. Depuis la hausse du prix de l’essence en raison de la guerre en Iran, l’achat de voiture électrique et hybride explose au Québec. C’est exactement ce que l’on veut.

Je comprends que la taxation est plus faible en Ontario et aux États-Unis, mais je préfère que le Québec développe maintenant une expertise en technologies vertes et prenne de l’avance sur sa transition énergétique. Plus on attend, plus ça va coûter cher.

Il y a bien d’autres mesures possibles pour soulager les difficultés de coût de la vie autre qu’un tel recul sur la lutte contre le réchauffement de la planète. D’autant plus que le PQ ne présente pas de plan détaillé sur la transition énergétique…

TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.

Le PQ se dit que cette mesure cible plus particulièrement les personnes à plus faible revenu qui ont plus tendance à acheter des biens d’occasion.

TVQ sur l’achat d’une maison : abolition de la TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs jusqu’à concurrence de 45 000 $ + augmentation du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (de 1 400 $ à 3 000 $).

Ceci soulage le coût de la vie des jeunes familles, mais, en stimulant la demande pour l’achat de maison, cette mesure peut contribuer à empirer l’inflation.

Baisse d’impôts pour les PME : baisser les impôts des sociétés de 11,5 % à 9,5 %, financé intégralement par l’abolition du Fonds de développement économique.

QSQuébec solidaire

Impôt sur les particuliers : réforme de la fiscalité des particuliers pour réduire les inégalités. Augmentation progressive sur taux d’imposition des ménages gagnant plus de 110 00 $ par année.

Taxe sur les ultrariches : une taxe de 1 % sur la fortune dépassant 25 millions de dollars, et de 2 % pour celle dépassant 100 millions de dollars.

Je ne suis pas contre la taxation des plus riches. Mais je doute fort que QS puisse réellement récolter 5 milliards de dollars avec cette mesure. Or, une grande partie de son cadre financier repose sur cela…

Allocation famille : bonification de 200 $ par enfant.

Impôts des entreprises : augmentation de l’impôt d’un point et demi de pourcentage sur le profit des grandes sociétés

+ Inclusion des gains en capital pour les grandes entreprises.

PCQParti conservateur du Québec

Impôt sur les particuliers : augmentation du montant personnel de base de 18 952 $ à 35 242 $. Donc, tout contribuable de 35 242 $ ou moins par année ne paiera plus d’impôt québécois sur le revenu.

Je ne suis pas contre les baisses d’impôt, surtout qu’ici, elle touche les ménages les moins riches. En contrepartie, j’espère qu’elle sera financée sur des bases budgétaires solides. Espérer d’hypothétiques gains d’efficacité de 30 G$ sur cinq ans dans l’appareil gouvernemental afin de financer cette mesure relève de la pensée magique. Si le PCQ est réellement sérieux dans son objectif de rationaliser l’appareil gouvernemental, qu’il mette d’abord en œuvre ses stratégies d’efficacité, qu’il attende que de vrais gains soient véritablement générés, et seulement là, offrir les baisses d’impôt.

Impôts des entreprises : baisse de 59 %.

Oui, oui, vous avez bien lu : une baisse de 59 %! Le PCQ pense que cela va créer de l’emploi et de l’entrepreneuriat, hausser les salaires et attirer des investisseurs. J’ai de très gros doutes sur cette efficacité. La plus grosse problématique des PME du Québec réside dans leur retard de productivité, le manque d’innovation et le manque de diversification de marché. Or, les PME ont déjà accès à une très large panoplie de programmes, subventions et soutiens pour réaliser ces objectifs. Pourtant, l’aiguille ne bouge pas beaucoup. Le problème n’est donc pas l’argent. En réduisant d’autant les impôts des entreprises, le PCQ se prive de revenus fiscaux importants, en ayant un très faible impact sur le développement économique. Conclusion : une mesure purement idéologique.

TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.

Réduction du prix de l’essence :

  • Abolir la taxe carbone
  • Suspension de la taxe provinciale sur l’essence

Ce que le PCQ appelle, de façon démagogique, la « taxe carbone » est en fait le prix des permis d’émission de CO2 sur le marché du carbone. C’est un mécanisme économique (comme le PCQ les aime habituellement), qui fonctionne comme une bourse du carbone, et qui envoie des signaux économiques très incitatifs pour accélérer la transition énergétique tant du côté des consommateurs, des entreprises, que des producteurs d’énergie. C’est aussi une mesure qui stimule les investissements en technologies vertes. Bref, le marché du carbone est LE PRINCIPAL OUTIL, le plus efficace et le moins intrusif, pour lutter contre le réchauffement de la planète. Selon l’Association des économistes québécois, 76 % des économistes parmi ses membres sont en faveur de ce marché carbone.

Coût de la vie et inflation2195 partis sur 5

Le meilleur outil économique pour combattre l’inflation est la politique monétaire de la Banque du Canada (hausse des taux d’intérêt). Le gouvernement provincial a peu d’outils économiques pour réduire l’inflation. Mais il peut soutenir les ménages qui sont les plus affectés par la hausse des prix.

CAQCoalition avenir Québec

Dépenses de la rentrée : le supplément actuel de 127 $ par enfant serait bonifié et deviendrait le Supplément pour la rentrée scolaire. Il pourrait doubler et atteindre 250 $ par enfant, selon le revenu familial.

Soins vétérinaires : rendre les soins vétérinaires plus abordables. Obliger les cliniques à afficher leurs prix pour plusieurs services courants, renforcer les règles contre les objectifs de vente et donner plus de responsabilités aux techniciens en santé animale et aux pharmaciens.

Prothèses auditives : couvrir un deuxième appareil pour les personnes admissibles au programme public et en permettre la vente libre de nouvelles aides auditives pour les pertes légères à modérées.

PLQParti libéral du Québec

TVQ payée sur une maison ou un condo neuf : remboursement de 36 % de la TVQ, jusqu’à concurrence de 10 000 $.

PQParti Québécois

TVQ sur l’essence : réduction de moitié de la TVQ sur le prix de l’essence, pour un an, et abolition de la taxe sur la taxe et

Quelle mauvaise idée! Face au réchauffement de la planète, il faut envoyer un signal économique clair et fort aux agents économiques pour qu’ils accélèrent la transition énergétique, autant pour changer les habitudes des consommateurs que les méthodes de production des entreprises. Depuis la hausse du prix de l’essence en raison de la guerre en Iran, l’achat de voiture électrique et hybride explose au Québec. C’est exactement ce que l’on veut.

Je comprends que la taxation est plus faible en Ontario et aux États-Unis, mais je préfère que le Québec développe maintenant une expertise en technologies vertes et prenne de l’avance sur sa transition énergétique. Plus on attend, plus ça va coûter cher.

Il y a bien d’autres mesures possibles pour soulager les difficultés de coût de la vie autre qu’un tel recul sur la lutte contre le réchauffement de la planète. D’autant plus que le PQ ne présente pas de plan détaillé sur la transition énergétique…

Essence (suite) : remboursement de 125 $ par année pour compenser le prix de l’essence pour les ménages les plus faibles (40 000 $ et moins).

Il s’agit ici d’une mesure extrêmement ciblée sur les ménages qui ont le plus besoin d’oxygène financier, avec des impacts beaucoup plus limités en termes environnementaux. Le PQ aurait dû s’en tenir à cette mesure plutôt que des réductions de taxe sur l’essence pour tout le monde.

TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.

Le PQ se dit que cette mesure cible plus particulièrement les personnes à plus faible revenu qui ont plus tendance à acheter des biens d’occasion.

Annulation de la baisse de TVQ sur certains produits en épicerie : le PQ veut ainsi financer d’autres mesures.

TVQ sur l’achat d’une maison : abolition de la TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs jusqu’à concurrence de 45 000 $ + augmentation du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (de 1 400 $ à 3 000 $).

Ceci soulage le coût de la vie des jeunes familles, mais, en stimulant la demande pour l’achat de maison, cette mesure peut contribuer à empirer l’inflation.

Passe mobilité : un laissez-passer mensuel unique à 95 $ donnant un accès illimité à tous les réseaux de transport en commun et interurbains du Québec.

QSQuébec solidaire

Salaire minimum : augmenter le salaire minimum à 20 $ l’heure dès le 1er mai 2027.

+ Mettre en place un plan pour soutenir les organismes communautaires, les PME et les entreprises agricoles dans cette transition.

Il faut augmenter le salaire minimum pour combler la substantielle hausse du coût de la vie. Si je prends l’étude de l’IRIS sur le revenu viable en 2026 pour les grandes villes du Québec, je calcule que le revenu moyen (pondéré par la population) est de 39 953 $ par année pour une personne vivant seule. Il faudrait donc un salaire minimum à 21,95 $ pour pouvoir atteindre ce revenu minimum viable. Je suis donc d’accord avec la proposition de QS. En revanche, je ne suis pas d’accord avec l’idée de soutenir les PME et les entreprises agricoles dans cette transition : concrètement, cela signifie que le gouvernement finance partiellement des salaires dans des entreprises privées… Que QS s’assume économiquement dans son objectif d’augmenter le salaire minimum.

Voir les mesures concernant le marché de la distribution alimentaire dans la section Agro-alimentaire

Transport collectif :

  • Gratuit pour les 25 ans et moins et les 65 ans et plus.
  • Crédit d’impôt de 20 % aux autres personnes qui utilisent le transport en commun.

Soins oculaires et dentaires : rendre les soins oculaires et dentaires gratuits pour les moins de 18 ans.

Personnes en situation de pauvreté : augmenter le revenu des personnes en situation de pauvreté. Injection de 2 G$ ciblée vers le 10 % des ménages ayant les revenus les plus bas.

Protéger les plus vulnérables face à la hausse du prix de l’essence : redistribuer 20 % des revenus de la tarification du carbone pour verser une ristourne annuelle aux ménages vulnérables.

Voilà une mesure très ciblée qui aide vraiment les personnes les plus vulnérables face à l’inflation!

PCQParti conservateur du Québec

Impôt sur les particuliers : augmentation du montant personnel de base de 18 952 $ à 35 242 $. Donc, tout contribuable de 35 242 $ ou moins par année ne paiera plus d’impôt québécois sur le revenu.

Je ne suis pas contre les baisses d’impôt, surtout qu’ici, elle touche les ménages les moins riches. En contrepartie, j’espère qu’elle sera financée sur des bases budgétaires solides. Espérer d’hypothétiques gains d’efficacité de 30 G$ sur cinq ans dans l’appareil gouvernemental afin de financer cette mesure relève de la pensée magique. Si le PCQ est réellement sérieux dans son objectif de rationaliser l’appareil gouvernemental, qu’il mette d’abord en œuvre ses stratégies d’efficacité, qu’il attende que de vrais gains soient véritablement générés, et seulement là, offrir les baisses d’impôt.

TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.

Réduction du prix de l’essence :

  • Abolir la taxe carbone
  • Suspension de la taxe provinciale sur l’essence

Ce que le PCQ appelle, de façon démagogique, la « taxe carbone » est en fait le prix des permis d’émission de CO2 sur le marché du carbone. C’est un mécanisme économique (comme le PCQ les aime habituellement), qui fonctionne comme une bourse du carbone, et qui envoie des signaux économiques très incitatifs pour accélérer la transition énergétique tant du côté des consommateurs, des entreprises, que des producteurs d’énergie. C’est aussi une mesure qui stimule les investissements en technologies vertes. Bref, le marché du carbone est LE PRINCIPAL OUTIL, le plus efficace et le moins intrusif, pour lutter contre le réchauffement de la planète. Selon l’Association des économistes québécois, 76 % des économistes parmi ses membres sont en faveur de ce marché carbone.

Logement et industrie de la construction115 partis sur 5

Avec l’inflation, l’augmentation du coût de la vie et la croissance des problèmes d’itinérance, le logement est devenu une question économique d’importance.

Cette année, j’ai ajouté à ce thème les mesures concernant l’industrie de la construction, car, pour construire plus de logements au Québec, il faudra une nécessaire modernisation de ce secteur qui n’arrive pas à répondre à la demande.

CAQCoalition avenir Québec

Crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation : bonification afin que le crédit puisse atteindre 7 000 $ plutôt que 1 400 $.

Construction de logement :

  • Réforme du Code du bâtiment
  • Réduire la paperasse et simplifier les règles
  • Revoir les exigences devenues inutiles, redondantes, dépassées
  • Accélérer les projets
  • Les rénovations légères dans les immeubles résidentiels de moins de 8 logements seront soustraites à la loi R-20.
  • 2 000 logements abordables supplémentaires pour les aînés autonomes.

La CAQ a attendu deux ans avant de reconnaître qu’il existait une pénurie de logements au Québec. C’est une période qui aurait pu être exploitée pour amorcer une véritable politique, ce qui fait qu’elle serait déjà mise en œuvre aujourd’hui. Trop peu, trop tard.

Projet public : les modes collaboratifs et les partenariats public-privé seront étudiés, pour chaque projet public de plus de 10 M$.

Catalogue québécois de modèles et de composantes standardisés sera donc créé pour gagner du temps et réduire les coûts. 🤔🤔

De quoi, hein ????

PLQParti libéral du Québec

Construction de logement : construire 100 000 logements par année au Québec.

  • Encourager le préfabriqué.
  • Aider à accélérer la délivrance des permis de construction résidentiels, en collaboration avec les municipalités.
  • Délai maximal au gouvernement du Québec lorsqu’une autorisation gouvernementale est nécessaire.
  • Investisseurs immobiliers québécois : reporter le paiement de l’impôt sur les gains en capital lorsqu’ils réinvestissent leurs bénéfices dans la construction de nouveaux logements.
  • Main-d’œuvre : actualiser les programmes de formation vers des techniques plus modernes + élargir les programmes de formation de courte durée (COUD)
  • Observatoire québécois de l’habitation : colliger des données indépendantes sur le logement au Québec

Je ne sais pas si le chiffre de 100 000 logements par année est réaliste, mais le PLQ présente ici un plan cohérent pour accélérer la construction au Québec afin de mieux répondre à la demande. Ceci dit, je pense qu’il pourrait se montrer plus ambitieux, non pas sur le chiffre de 100 000 logements, mais sur les mesures mises en œuvre pour atteindre cet objectif.

TVQ payée sur une maison ou un condo neuf : remboursement de 36 % de la TVQ, jusqu’à concurrence de 10 000 $.

Logement préfabriqué : le PLQ compte augmenter la productivité dans la construction par une plus grande utilisation du préfabriqué, avec des incitatifs financiers.

+ programme d’Investissement-Québec afin de permettre aux entreprises de construction de moderniser leurs lignes de production, d’investir et d’augmenter leur capacité.

Logements sociaux et abordables : ajouter 40 000 logements sociaux et abordables.

+ porter la part du logement hors marché à 20 % en 2050.

Construction modulaire : favoriser l’utilisation de la construction modulaire dans les projets institutionnels de l’État.

Industrie de la construction : mandater Investissement Québec pour développer une stratégie pour moderniser le secteur, devenir plus compétitif et donc à pouvoir répondre aux besoins importants.

PQParti Québécois

TVQ sur l’achat d’une maison : abolition de la TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs jusqu’à concurrence de 45 000 $ + augmentation du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (de 1 400 $ à 3 000 $).

Ceci soulage le coût de la vie des jeunes familles, mais, en stimulant la demande pour l’achat de maison, cette mesure peut contribuer à empirer l’inflation.

Stimuler la construction de logements et de maisons :

  • Allègement du fardeau réglementaire des entreprises de construction + réduction de la paperasse
  • Harmonisation du Code du bâtiment
  • Réduire l’immigration afin d’équilibrer l’offre et la demande
  • Mécanisme de certification des immeubles préfabriqués et standardisés
QSQuébec solidaire

Programme de prêt pour la mise de fonds des premiers acheteurs pouvant aller jusqu’à 15 % de la valeur d’une maison neuve, ou 5 % d’une maison existante.

Programme “Être chez nous” : offrir 2000 nouvelles maisons dont le prix sera inférieur de 25 % à celui du marché. Projet pilote. Pour faire baisser le prix de vente, l’État achète et rénove des propriétés existantes, puis revend uniquement la maison. L’État demeure propriétaire du terrain, ce qui retire le coût du foncier pour l’acheteur.

Encore une fois, il est heureux que QS essaie cette solution en mode projet pilote pour analyser à la fois ses bénéfices et d’éventuels effets contre-productifs.

Logements sociaux : livrer 50 000 logements sociaux dans un premier mandat.

  • 25 000 nouveaux logements sociaux et communautaires
  • Retirer 25 000 logements existants du marché privé. Pour y arriver, QS promet que les propriétaires privés qui acceptent de vendre à des OBNL ou à des offices d’habitation verront leur gain en capital imposé à 25 % au lieu de 100 % pour ceux qui vendent dans le marché privé.

« Retirer 25 000 logements existants » : si je comprends bien, la mesure vise plutôt à réduire l’imposition sur le gain en capital des propriétaires privés. Mais QS n’a aucun contrôle sur le nombre de propriétaires privés qui accepteront cette mesure. Est-ce que les OBNL ou les offices d’habitation auront les moyens financiers pour racheter autant de logements ? L’achat de 25 000 logements exigerait un investissement de 7,5 G$…

Programme de supplément au loyer (PSL) : jusqu’à 400 M$ par année seront réservés aux locataires admissibles.

Contrôle des loyers : contrôle au TAL afin de mieux protéger les locataires contre les hausses abusives. Pendant un an, les hausses seront plafonnées à l’inflation, puis le contrôle des loyers sera réformé afin qu’elles suivent l’inflation, avec un plafond maximal de 3 %.

+ créer un registre national des baux.

Je comprends ce que veut faire QS avec cette mesure. Le logement est un bien essentiel et il est inadmissible que des ménages tombent dans la pauvreté en raison d’augmentations de loyer qui apparaissent comme étant déraisonnables. En même temps, mal défini, ce type de mesures pourrait aussi contribuer à décourager la construction de nouveaux logements ou la rénovation nécessaire de logements délabrés, risquant d’empirer le problème de pénurie de logements. Il faut ici réfléchir à un mécanisme efficace et intelligent.

Courtage immobilier :

  • Mettre fin aux enchères à l’aveugle, en exigeant la divulgation des offres d’achat reçues.
  • Plafonner le calcul des commissions de courtage à la valeur affichée.
  • Réformer l’encadrement légal du courtage immobilier.

Je suis d’accord. Il est temps de faire un grand ménage dans ce marché. On pense que les économistes ne jurent que par le libre marché. Mais en économie moderne, on comprend le rôle fondamental de la transparence et de l’information pour l’efficacité des marchés.

PCQParti conservateur du Québec

Libéraliser l’industrie de la construction, afin de stimuler l’offre, en réduisant le nombre de métiers réglementés, en permettant la pleine mobilité de la main-d’œuvre, en simplifiant le Code de construction du Québec.

L’industrie de la construction est l’un des secteurs d’activité ayant connu au Québec les plus faibles croissances de la productivité dans les dernières années. Ce n’est pas sans raison qu’elle n’arrive pas à combler la forte demande immobilière. Elle doit entièrement revoir ses façons de faire.

Libéraliser l’industrie de la construction (suite)

  • Exempter le secteur de la construction résidentielle de l’application de la loi R-20.
  • Simplifier la reclassification des terres agricoles pour accroître l’offre résidentielle.

Droit du logement :

  • Réduire la judiciarisation devant le Tribunal administratif du logement pour raccourcir les délais.
  • Soustraire les loyers de plus de 2500 $ par mois, ainsi que les logements complètement rénovés depuis moins de 5 ans ou vacants depuis 1 an, du contrôle des loyers.
  • Permettre aux propriétaires de demander un dépôt de garantie pour toute nouvelle location, de manière non obligatoire.
  • Programmes d’aide au logement : consolider les programmes, créer un guichet unique et améliorer l’efficacité.

Itinérance65 partis sur 5

Pour la première fois depuis que je réalise cette comparaison, j’ajoute ce thème de l’itinérance, qui est à la fois une problématique économique et sociale.

CAQCoalition avenir Québec

Itinérance :

  • Création d’un fonds d’urgence pour l’itinérance, 250 M$.
  • Bâtir un plan d’action national en itinérance
  • Bonifier de 100 M$ l’aide au logement afin de prévenir et d’agir sur l’itinérance
  • Ajouter 1000 suppléments au loyer (PSL)— Prévention + 1000 suppléments au loyer (PSL) avec accompagnement pour des personnes en situation d’itinérance.
  • Voir mesures Logement.
PLQParti libéral du Québec

Itinérance : tendre vers l’itinérance zéro

  • Investir 60 M$ de plus par année.
  • Tenir un sommet national sur l’itinérance.
  • Bonifier le Programme de soutien au loyer.
  • Bonifier le financement des ressources en itinérance.
  • Pérenniser le financement du programme PRISM/PRISMD
  • Augmenter l’offre d’hébergement de transition et les services d’accompagnement.
  • Voir mesures Logement
PQParti Québécois

Itinérance : un milliard de dollars pour réduire l’itinérance de 50 % d’ici 2030.

  • Logement adapté : 400 M$.
  • Construire 2 000 logements spécifiquement dédiés pour les personnes itinérantes.
  • Programmes sociaux et de la prévention : 600 M$.
  • Soutenir l’offre de loyers d’urgence.
  • Bonifier les équipes de professionnels spécialisés en santé mentale.
  • Embaucher 100 nouveaux travailleurs sociaux pour bonifier les équipes mixtes d’intervention avec les personnes itinérantes.
  • Bonifier le financement des organismes communautaires qui interviennent auprès des personnes itinérantes.
  • Limiter la judiciarisation des personnes en situation d’itinérance.
  • Le premier ministre assumera la responsabilité de l’itinérance.
  • Organisation d’un sommet national sur l’itinérance
QSQuébec solidaire

Itinérance : faire de la lutte à l’itinérance une priorité nationale.

  • Superministre qui sera chargé de coordonner l’action du gouvernement en matière de lutte à l’itinérance.
  • Investir 1,5 G$ pour créer 6 000 logements de transition + 135 M$ par année pour l’accompagnement psychosocial dans ces logements.
  • Créer un Plan d’action et de lutte à l’itinérance en doublant les sommes qui y seront consacrées.
  • Prévention de l’itinérance chez les femmes.
  • Voir mesures Logement.
PCQParti conservateur du Québec

Itinérance :

  • Former 125 nouveaux médecins communautaires par année et déployer davantage de travailleurs sociaux
  • Offrir aux organismes communautaires un financement à la mission, pluriannuel et prévisible.
  • Mieux accompagner les jeunes à risque, jusqu’à 21 ans.
  • Plan de logement et continuité des services pour les individus.
  • Organisation d’un sommet national sur l’itinérance
  • Voir mesures Logement.

Pénurie de main-d’œuvre2 partis sur 5

C’est de loin l’enjeu no. 1 des PME du Québec. Les entreprises refusent des contrats et doivent restreindre leur croissance par manque de main-d’œuvre.

CAQCoalition avenir Québec

Aucune proposition sur ce thème.

PLQParti libéral du Québec

Voir thème Immigration.

PQParti Québécois

Aucune proposition sur ce thème.

QSQuébec solidaire

Voir thème Immigration.

PCQParti conservateur du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

Immigration565 partis sur 5

Immigration dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

CAQCoalition avenir Québec

Seuils d’immigration : seuil d’immigration permanente de 45 000 personnes par année.

Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) : mieux arrimer la sélection des travailleurs aux compétences recherchées par les entreprises québécoises.

PLQParti libéral du Québec

Seuils d’immigration : un seuil d’immigration permanente oscillant entre 45 000 et 70 000 personnes par année, sans avancer de chiffre fixe précis.

PQParti Québécois

Baisser les seuils d’immigration : seuil d’immigration 35 000 par année.

  • Réduire de moitié l’immigration temporaire.
  • Instaurer un moratoire sur l’immigration permanente pour se concentrer sur les immigrants déjà au Québec.

Les pénuries de main-d’œuvre affectent très gravement tous les secteurs d’activité et toutes les régions du Québec. Tant les travailleurs temporaires que les immigrants permanents sont utiles non seulement comme employés, mais aussi pour la vitalité des communautés en région. On a absolument besoin de l’apport économique et social de ces personnes. En contrepartie, il faut substantiellement augmenter nos capacités d’accueil. C’est la même chose pour n’importe quel grand projet économique : il y a des bénéfices à terme, mais pour amorcer un projet économique, il faut réaliser des investissements de départ. Investissons donc massivement dans nos capacités d’accueil (écoles, francisation, etc.) car il y a des retombées économiques et sociales substantielles venant de l’immigration.

Personne ne connaît la capacité d’accueil du Québec : avant de sortir des chiffres arbitraires, j’aimerais qu’on réalise rapidement des études sur cette capacité.

QSQuébec solidaire

Seuils d’immigration : seuil d’immigration permanente de 70 000 personnes annuellement.

  • Rétablir intégralement le PEQ.
  • Création du PEQ-Régions. Il s’agit d’un programme qui facilitera l’accès à la résidence permanente aux immigrants qui travaillent déjà en région et qui s’engagent à y demeurer pendant au moins trois ans.
  • Soutenir la francisation avec la mise en place d’une réelle politique de francisation en milieu de travail.
  • Abolir les permis de travail fermés qui obligent les travailleurs temporaires à travailler exclusivement pour un employeur unique.
PCQParti conservateur du Québec

Baisser les seuils d’immigration : 20 000 à 10 000 par année.

  • Réduire le nombre d’immigrants temporaires dans les programmes autres que les détenteurs de permis de travail.

PEQ : maintenir la clause de droits acquis pour les candidats au PEQ.

Décentraliser la planification de l’immigration économique + la francisation aux régions.

Chaque région est un cas unique, avec des différences en termes de besoins et de structures industrielles. Une meilleure planification de l’immigration passe en effet par une forme de décentralisation vers les régions. Problème : depuis l’abolition des Conférences régionales des élus (énorme erreur) sous le gouvernement de Philippe Couillard, il n’existe aucune instance régionale pour analyser un tel dossier. Le PCQ veut créer des tables régionales de l’immigration, composées du ministre responsable ainsi que des préfets des MRC, des maires et d’un représentant des nations autochtones, mais qui va faire l’analyse des dossiers ?

Grille de sélection de l’immigration permanente : favoriser les candidats à l’immigration issus de pays partageant les valeurs québécoises de démocratie et de liberté.

Donc, si on suit cette logique, un Iranien qui a manifesté pour la démocratie et la liberté dans son pays, qui est victime de persécution de l’État autoritaire iranien, et qui veut immigrer au Québec, perdrait des points ? Voyons! Comme si l’on pouvait réduire des millions de personnes à ce qu’est leur régime politique…

Demandeurs d’asile : réduire le panier de services auquel ils ont droit.

Développement régional4 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec
PLQParti libéral du Québec
PQParti Québécois

Aucune proposition sur ce thème.

QSQuébec solidaire
PCQParti conservateur du Québec

Décentralisation régionale et relation avec le municipal54 partis sur 5

Le développement économique du Québec passe nécessairement par le développement de ses régions. Chaque région fait face à des défis de développement différent, et doit donc avoir les moyens pour mettre en œuvre une stratégie qui lui est propre, définie par elle-même.

CAQCoalition avenir Québec

Programmes de financement des infrastructures municipales : abolir et fusionner les nombreux programmes en infrastructures en un seul transfert annuel et prévisible.

+ un milliard $ supplémentaires aux programmes existants.

  • Investissements en priorité aux infrastructures essentielles en eau
PLQParti libéral du Québec

Programmes de financement des infrastructures municipales : refonte des programmes de financement des infrastructures municipales et simplification.

  • Consacrer 75 % PQI au maintien d’actifs, et ce, jusqu’à ce que 80 % des infrastructures publiques soient considérées dans un état « satisfaisant » ou mieux.
PQParti Québécois

Aucune proposition sur ce thème.

QSQuébec solidaire

Infrastructures municipales : 2 G$ de plus dans les infrastructures municipales dans son premier mandat.

+ 23 G$ sur 10 ans pour réparer et développer les infrastructures de transport collectif.

Adaptation aux changements climatiques :

  • 140 M$ pour aider les municipalités à s’adapter aux changements climatiques.
  • Fonds d’urgence climatique auquel seront investis 500 millions de dollars annuellement.
PCQParti conservateur du Québec

Le PCQ souhaite une grande décentralisation régionale.

  • Tables régionales décisionnelles : création de tables régionales, pour déterminer les priorités régionales et d’allouer certaines enveloppes transférées par Québec.
  • Tenir un sommet du monde municipal et régional : revoir le partage des pouvoirs, des responsabilités et des revenus entre Québec et les gouvernements de proximité.
  • Faciliter les regroupements volontaires de municipalités.
  • Partager régionalement les redevances liées à l’exploitation des ressources naturelles.
  • Régionaliser l’immigration.

Depuis que les Libéraux ont stupidement aboli les Conférences régionales des élus, il n’y a plus d’instance régionale de concertation et de décision au Québec capable de mettre en œuvre des stratégies régionales de développement. Notamment, la plupart des enjeux de développement économique dépassent les frontières des MRC et des municipalités, se matérialisant plutôt à l’échelle régionale. Et chaque région vit des situations distinctes que le gouvernement à Québec peine à reconnaître, avec sa préférence pour l’imposition de programmes mur-à-mur. Par conséquent, cette décentralisation souhaitée par le PCQ a tout mon appui!

Transport régional265 partis sur 5

L’accessibilité économique de nombreuses régions du Québec est mise en péril par la faiblesse des moyens de transport disponibles. Les régions doivent disposer de moyens de transport pour assurer leur développement.

CAQCoalition avenir Québec

Troisième lien routier à Québec : en faveur d’un nouveau lien interrives, mais au profit d’un pont à l’est réalisé en partenariat public-privé.

Navettes fluviales : pérenniser le réseau de navettes fluviales dans la région métropolitaine, 26 M$.

Pourquoi juste dans la région métropolitaine ?

PLQParti libéral du Québec

Troisième lien routier à Québec : pas opposé, mais veut avoir d’autres études.

Autoroute 50 : élargissement

PQParti Québécois

Contre le TGV : le PQ demande le retrait du Québec du projet de TGV Alto du gouvernement fédéral.

Le TGV est un grand projet structurant pour plusieurs décennies. Pour l’avoir vécu personnellement en Europe, ce mode de transport est un changement complet de paradigme économique pour le développement d’un territoire. C’est un projet qui contribuera aussi à réduire substantiellement les émissions à effet de serre. C’est enfin un grand projet d’investissement qui va faire intervenir de nombreuses entreprises québécoises. Le rejet du projet sous l’argument qu’il s’agit d’une stratégie de « nation-building » de la part du gouvernement fédéral frise le complotisme. Peu importe le système politique, l’axe Québec-Windsor est le plus populeux au Canada et le cœur économique du pays. Il mérite un TGV. Et enfin, pour l’avoir vu de mes propres yeux en Europe, il existe toute une série de techniques mises en œuvre pour limiter au maximum les désagréments pour les agriculteurs.

Transport aérien : nouveau programme d’accès aérien aux régions pour garantir une offre de services durable, fiable et abordable.

Mettre fin au phénomène des « chauffeurs au rabais » :

  • Renforcer les sanctions et revoir les amendes pour les infractions
  • Faciliter le travail des contrôleurs routiers
  • Élargir les heures d’ouverture des postes de pesée à la frontière Québec-Ontario

Il est facile de reconnaître ces chauffeurs de camion qui sévissent sur nos routes par leur conduite cowboy. Et leur existence crée une iniquité économique avec les entreprises de transport du Québec qui respectent la réglementation.

QSQuébec solidaire

Transport collectif : + 23 G$ sur 10 ans pour réparer et développer les infrastructures de transport collectif.

Troisième lien routier à Québec : s’oppose à la construction d’un troisième lien. Propose plutôt l’abaissement du tablier du Pont de Québec pour permettre le passage des camions lourds et d’un éventuel transport en commun structurant.

PCQParti conservateur du Québec

Troisième lien routier à Québec : pont à haubans de 2,15 kilomètres au sud de l’île d’Orléans, reliant le chemin Royal à la route 132, évalué entre 2,7 et 3 G$.

No way qu’un tel pont coûte moins de 3 G$ au Québec. Je pense que le coût pourrait facilement osciller entre 8 et 10 G$.

Contre le TGV : le PQ demande le retrait du Québec du projet de TGV Alto du gouvernement fédéral.

Transitions énergétiques et environnementales32 partis sur 5

Les transitions énergétiques et environnementales ne sont pas qu’un enjeu écologique, car elles impliquent de profondes transformations économiques, tout en représentant des opportunités d’affaires pour des entreprises québécoises. Il s’agit donc d’un thème intimement lié au développement économique.

CAQCoalition avenir Québec

Aucune proposition sur ce thème.

PLQParti libéral du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

PQParti Québécois

Passe mobilité : un laissez-passer mensuel unique à 95 $ donnant un accès illimité à tous les réseaux de transport en commun et interurbains du Québec.

Efficacité énergétique : faire de l’économie d’énergie la « prochaine Baie-James » du Québec »

QSQuébec solidaire

Plan de lutte et d’adaptation aux changements climatiques : réduction des émissions de 37,5 % à 45 % d’ici 2030.

  • Transports collectifs : 23 G$ d’investissements en transports collectifs.
  • Vieux bazous : 10 M$ par année pour créer un programme Vieux bazous qui offrira un montant de 1000 $ aux personnes qui se départissent de leurs véhicules de plus de 15 ans + un laissez-passer annuel en transport en commun pour un an ou un abonnement à un service d’autopartage.
  • Efficacité énergétique : 250 M$ par année pour financer un programme d’adaptations résidentielles pour favoriser l’efficacité et la sobriété énergétique, la rénovation thermique et la conversion des systèmes de chauffage.
  • 950 M$ sur le mandat pour les infrastructures vertes.

QS est le seul parti à présenter un plan intégré de lutte et d’adaptation aux changements climatiques. Honte aux autres partis politiques qui ne l’ont pas fait.

Transport collectif :

  • + 23 G$ sur 10 ans pour réparer et développer les infrastructures de transport collectif.
  • Gratuit pour les 25 ans et moins et les 65 ans et plus.
  • Crédit d’impôt de 20 % aux autres personnes qui utilisent le transport en commun.
  • 500 M$ supplémentaires par année seront transférés aux sociétés de transport pour compenser ces mesures.
PCQParti conservateur du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

Ressources naturelles34 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Plan d’Hydro-Québec : poursuivre le plan de 200 G$ d’Hydro-Québec, produire plus d’énergie, protéger la sécurité énergétique du Québec et maximiser les retombées économiques.

Régions ressources :

  • Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. : passer de 38 à 76 M$

Pacte forestier :

  • Donner plus de place aux régions dans la gestion forestière et dans la prise de décision.
  • Accompagner les entreprises du secteur forestier dans les défis économiques liés à la crise tarifaire.
  • Tenir un grand Chantier national sur la forêt.
  • Régime forestier : révision en bonne et due forme
  • Moderniser nos usines, accélérer l’innovation et soutenir la construction en bois du Québec, 144 M$ de plus.

Trop peu, trop tard. La CAQ avait l’opportunité de réformer le régime forestier durant son mandat, et ce projet a réussi l’incroyable exploit de réunir l’opposition tant des entrepreneurs forestiers, des communautés que des écologistes!

Stratégie maritime :

  • Infrastructures portuaires du Saint-Laurent : 300 M$ pour moderniser et développer.
  • Construction navale : 90 M$ pour bâtir une véritable filière québécoise de construction navale.
  • Horizon Saint-Laurent : nouvelle stratégie maritime pour développer un corridor commercial entre le Québec, l’Europe et l’Afrique du Nord.

Exploitation du gaz de schiste : ouverture à l’exploitation des gaz de schiste.

PLQParti libéral du Québec

Régime forestier et industrie du bois :

  • Moderniser le régime (cadre réglementaire plus clair, prévisible et cohérent)
  • Régionaliser la gestion de la forêt
  • Reconnaître la forêt et le bois comme des actifs stratégiques du Québec
  • Encourager l’utilisation du bois dans la construction

Fonds de développement des collectivités minières : financé par une part des revenus de l’impôt minier. Permettre aux MRC accueillant des activités minières de bénéficier d’une enveloppe stable et prévisible pour réaliser des projets structurants répondant aux besoins de leur communauté.

Cette mesure du PLQ répond à une étude menée par Aviseo Conseil en Abitibi-Témiscamingue et qui fait état d’un déficit fiscal annuel estimé entre 666 M$ et 822 M$ par rapport à la contribution de la région au trésor public. Alors qu’elles sont riches de leurs ressources naturelles, les MRC accueillant des mines vivent toutes sortes de problématiques particulières, mais elles manquent de financement pour y faire face.

PQParti Québécois

Aucune proposition sur ce thème.

QSQuébec solidaire

Augmentation des redevances minières et hydriques.

Gaz de schiste : NON. Les énergies fossiles doivent demeurer dans le sol.

PCQParti conservateur du Québec

Régime forestier et industrie du bois :

  • Révision profonde du régime
  • Régionaliser la gestion forestière
  • Planifier sur 10 pour accroître la prévisibilité
  • Revoir la tarification des bois en forêt publique, pour plus de flexibilité et prévisibilité
  • Utiliser davantage le bois québécois (contrats publics, formation, réglementation, cibles minimales, etc.)

Exploitation du gaz de schiste : redevances de 16 % à l’État et de 3 % aux propriétaires, aux municipalités et aux MRC.

Agro-alimentaire et agriculture1435 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Production d’alcools québécois : éliminer certaines barrières qui compliquent encore la vente et la livraison des alcools produits au Québec.

  • Permettre la vente de spiritueux d’origine agricole et de bières de microbrasseries dans les marchés publics.
  • Plus grandes offres de produits québécois à la SAQ
  • Livraison des produits par des tiers
  • Rejoindre à l’accord pancanadien sur la vente directe d’alcool

Le PQ avait en premier proposé ces modifications. Voir mon commentaire plus bas sur ce thème.

Agriculture :

  • Défendre intégralement la gestion de l’offre.
  • Maintenir le remboursement de la contribution à la bourse du carbone.
  • Relève agricole : augmenter le Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) de 50 M$ à 100 M$.
  • Faciliter le transfert des entreprises agricoles : bonifier le Programme services-conseils afin de mieux accompagner les familles agricoles.
  • Simplifier le régime d’autorisation environnementale.
PLQParti libéral du Québec

Agriculture :

  • Redistribuer 560 M$ aux agriculteurs, à travers une meilleure utilisation du fonds vert
  • Réformer la Financière agricole du Québec
  • Adapter nos programmes agricoles aux réalités régionales
  • Soutenir la relève agricole et faciliter le transfert des entreprises agricoles
  • Simplification réglementaire (organiser un chantier)
  • Développer des pôles logistiques agroalimentaires régionaux
  • Faire une place plus grande aux aliments québécois dans les institutions publiques
  • Créer un programme de financement pour déployer les initiatives de coupons nourriciers
PQParti Québécois

Production d’alcools québécois : alléger et simplifier massivement les règles pour la production de boissons alcooliques et de spiritueux au Québec

  • Moderniser les lois désuètes
  • Permettre l’ouverture de commerces spécialisés en vente d’alcools locaux et/ou en produits d’importation privée
  • Permettre des collaborations entre producteurs pour la distribution
  • Cesser de faire payer des redevances à la SAQ chaque fois qu’un produit est vendu sans l’intermédiaire de la SAQ
  • Simplifier les permis de production
  • Permettre d’utiliser plus d’ingrédients locaux qui ne proviennent pas de leur propre production directe

Enfin, on s’attaque à la réglementation archaïque et inutilement restrictive afin de favoriser la production québécoise. J’ai beaucoup travaillé sur ce dossier, et ce sont exactement les mesures qu’il faut prendre pour soutenir les producteurs québécois et favoriser l’achat de produits d’ici.

Augmentation du budget : faire passer le budget du ministère de l’Agriculture du 0,9 % à 1,5 % du budget total du gouvernement.

Zéro perte nette du territoire agricole, pour protéger les territoires agricoles.

Mieux soutenir la relève agricole. Augmenter l’appui financier à la Financière agricole du Québec + mieux financer la relève + éliminer les barrières fiscales à la cession de terres + incitatifs fiscaux pour jeune relève + prêts à long terme à taux plus avantageux pour l’acquisition d’actifs agricoles.

Achat québécois : demander à ce que 75 % des produits agricoles achetés par le gouvernement pour ses cafétérias proviennent de l’agriculture québécoise.

Étiquetage : améliorer l’étiquetage pour que ce soit plus facile d’identifier les produits faits au Québec.

Prix carbone : pérennisé et rendre accessible à toutes les entreprises agricoles le remboursement de la tarification du carbone.

Mesure « Mario Pelchat » : permettre sur un territoire agricole des activités qui ne réduisent pas l’activité agricole, pour autant que l’activité agricole ait préséance.

C’est moi qui l’appelle la mesure « Mario Pelchat », car elle fait référence à une problématique qui le touche directement. M. Pelchat souhaite organiser des petits concerts dans son vignoble à St-Joseph-du-Lac. Or, les règles actuelles interdisent ce type d’activité sur un espace agricole, le but étant de protéger les territoires agricoles de l’invasion d’autres activités économiques. Mais ici, l’organisation de concerts permettrait de mieux commercialiser ses vins, donc de valoriser la production agricole, tout en favorisant le tourisme régional, sans perdre un millimètre de production agricole. La réglementation actuelle est archaïque et peu adaptée aux réalités d’aujourd’hui.

Réduire la « paperasse ». Voir mesures dans la section Équilibre budgétaire.

QSQuébec solidaire

Réseau national d’épiceries publiques : Réseau d’épiceries publiques à but non lucratif de type grossiste alimentaire qui aura pour mission d’approvisionner les institutions publiques et de favoriser l’accès à des aliments locaux abordables pour les consommateurs.

Je suis désolé, mais je ne vois pas comment l’État peut se montrer plus performant que les grands distributeurs alimentaires. Je comprends qu’il s’agira d’un modèle d’économie sociale dont l’objectif n’est pas la maximisation du profit. Mais le gouvernement n’a aucune expertise dans la distribution alimentaire, qui est un secteur extrêmement complexe. Les avantages du modèle sans profit risquent d’être annulés par le manque d’efficience du système. Il y a plusieurs autres solutions plus efficaces et moins consommatrices de ressources pour favoriser les baisses de prix dans les supermarchés.

Plafonner les marges d’épicerie à 2 % : empêcher les profits excessifs des géants alimentaires afin de redonner aux contribuables.

+ Un gouvernement solidaire rendra les mécanismes de régulation et de protection des consommateurs plus efficaces pour contrer les pratiques déloyales des oligopoles

Moi aussi, je n’aime pas les fortes marges des supermarchés qui profitent de leur situation d’oligopole. Mais, de façon pratique, le gouvernement n’a aucune expertise pour contrôler les prix d’un secteur aussi complexe que celui de la distribution alimentaire. La marge de profit se calcule sur la base des coûts de production, mais il sera impossible pour l’État de connaître les coûts réels d’entreprises aussi grosses et complexes. Enfin, il y a un principe simple en économie qu’on appelle le coût d’opportunité : si des investisseurs ne peuvent gagner autant dans leurs projets d’entreprise que ce que rapporte un simple compte d’épargne dans une banque, personne ne voudrait investir dans une entreprise. Au Québec, les taux d’épargne varient autour de 3,5 %. Par conséquent, avec une marge de profit de seulement 2 %, on décourage les investissements dans la distribution alimentaire.

Souveraineté alimentaire du Québec :

  • Renforcer la souveraineté alimentaire du Québec : + 250 M$ par année.
  • Atteindre la cible de 75 % d’achat local pour les institutions publiques.
  • Création d’épiceries publiques.
  • Augmentation du nombre de marchés publics

Relève agricole : projet pilote de 100 M$ en capital patient, avec des prêts à taux fixe sur 40 ans pour faciliter l’achat de terres par la relève.

Spéculation foncière : renforcer les règles contre la spéculation foncière en interdisant l’achat de terres agricoles par des fonds d’investissement privés.

J’aimerais être d’accord, mais est-ce que QS a fait l’analyse de toutes les conséquences d’une telle mesure, notamment sur les actifs de retraite des agriculteurs, sur le financement de terres agricoles, et sur les coûts de reprise ?

Fonds d’urgence de 500 M$ : aider les agriculteurs à faire face à des événements climatiques extrêmes.

PCQParti conservateur du Québec

Réduire la « paperasse », alléger la réglementation et ne mettre en place aucune nouvelle réglementation pour les quatre prochaines années.

Modernisation de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles pour favoriser des projets agricoles en circuit court.

Faire de la transformation alimentaire primaire un service essentiel assorti d’un service minimum afin de limiter les pertes lors de conflits de travail.

Industrie du bœuf : garantie couvrant 25 % des prêts pour l’achat de jeunes bovins.

Gestion de l’offre : soutien du système.

Éoliennes en zone agricole : laisser les régions, les MRC et les municipalités décider, en respect de l’acceptabilité sociale des communautés locales.

Culture et économie52 partis sur 5

La culture représente de plus en plus un secteur très structurant pour l’économie du Québec. Je retiens ici des propositions contribuant au dynamisme économique du secteur des arts et de la culture ou leurs impacts sur le développement des communautés.

CAQCoalition avenir Québec

Aucune proposition sur ce thème.

PLQParti libéral du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

PQParti Québécois

Stratégie nationale et régionale de développement culturel : Doter le Québec d’une stratégie nationale et régionale de développement culturel, reconnaissant la culture comme quatrième pilier du développement durable.

Formule « 2 pour 1 » en culture : après l’achat d’un premier billet, un jeune de 25 ans et moins pourra obtenir un deuxième billet gratuit dans la même institution culturelle.

Achat de livres pour les élèves du Québec : fonds de 8 M$ par année.

Gratuité des musées les premiers dimanches du mois.

Sorties culturelles à l’école : rétablir et protéger son financement.

Appui aux arts et culture :

  • Conseil des arts et des lettres du Québec : augmenter le financement à 200 M$.
  • Fondation des artistes : augmenter l’appui à cette fondation qui vient en aide aux artistes qui traversent une période précaire.
  • Bonifier les crédits d’impôt des droits d’auteurs.

Chantier sur le filet social en culture : soutenir les travaux. Créer un filet social québécois pour les artistes, ainsi que les travailleurs et travailleuses culturels indépendants, adapté aux réalités du secteur, afin d’assurer leurs conditions socio-économiques.

Bâtiments patrimoniaux : revoir la Loi sur le patrimoine pour freiner la destruction de bâtiments patrimoniaux. Imposer un moratoire sur la destruction de tout le patrimoine bâti du Québec précédant 1850.

QSQuébec solidaire

Conseil des Arts et Lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) : doubler le soutien à hauteur de 380 M$ de plus par an.

Filet social pour les artistes : Mettre en place un projet-pilote de filet social pour les artistes de la Capitale-Nationale, avec une enveloppe de 130 millions de dollars.

Je suis heureux de voir que QS préfère débuter par un projet-pilote, afin d’évaluer cette mesure intéressante à l’aune de données probantes.

PCQParti conservateur du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

Entrepreneuriat et création d’entreprise21 parti sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Aucune proposition sur ce thème.

PLQParti libéral du Québec

Création d’un Régime d’accession à l’entrepreneuriat (RAE) : mesure permettant à une personne désirant se lancer en affaires d’utiliser une partie de ses REER pour constituer la mise de fonds nécessaire au démarrage ou à la reprise d’une entreprise, sans subir les pénalités fiscales habituelles.

Stratégie nationale de repreneuriat innovant.

  • Instaurer des incitatifs fiscaux pour favoriser le repreneuriat
PQParti Québécois

Aucune proposition sur ce thème.

QSQuébec solidaire

Aucune proposition sur ce thème.

PCQParti conservateur du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

Relève d’entreprise4 partis sur 5

Avec le départ à la retraite d’un grand nombre de dirigeants de PME, il faut absolument éviter la fermeture de ces entreprises, de façon à maintenir la richesse économique qu’elles génèrent. Le gouvernement a donc tout intérêt à soutenir le repreneuriat.

CAQCoalition avenir Québec

Relève agricole : voir mesures dans la section Agro-alimentaire et agriculture.

PLQParti libéral du Québec

Stratégie nationale de repreneuriat : doter le Québec d’une stratégie nationale de repreneuriat innovant, structurée autour de trois axes : le maillage, l’accompagnement et le financement.

Je ne vois pas la différence avec ce qui existe déjà aujourd’hui avec Repreneuriat Québec.

Incitatifs fiscaux pour favoriser le repreneuriat : instaurer des incitatifs fiscaux pour favoriser le repreneuriat et assurer que ces entreprises demeurent en opération ici.

PQParti Québécois

Relève agricole : voir mesures dans la section Agro-alimentaire et agriculture.

QSQuébec solidaire

Relève agricole : voir mesures dans la section Agro-alimentaire et agriculture.

PCQParti conservateur du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

Compétitivité des entreprises2135 partis sur 5

Mesures touchant la compétitivité des entreprises.

CAQCoalition avenir Québec

Allègement réglementaire : l’allègement réglementaire relèvera directement de la première ministre. Équipe consacrée à l’efficacité de l’État.

Impôts des PME : proposer une transition fiscale progressive pour les PME qui franchissent le seuil de 500 000 $ de revenu imposable, afin d’éviter le passage brutal d’un taux de 2,2 % à 11,5 %.

Marchés publics : favoriser l’achat québécois.

  • Chaque organisme public devra se doter d’un plan d’achat québécois.
  • Expérimenter des règles d’approvisionnement plus souples.

On parle d’achat québécois depuis la pandémie. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait ? Trop peu, trop tard.

PLQParti libéral du Québec

Impôts des PME : réduction du taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 %.

Crédits d’impôt aux entreprises : faire le ménage dans les crédits d’impôt, éliminant les mesures les moins efficaces, réduisant progressivement l’aide fiscale aux entreprises d’environ 13 %.

Marchés publics plus ouverts aux PME québécoises :

  • Ouvrir davantage les marchés publics aux entreprises qui créent de la valeur ici : la marge préférentielle de 15 % sera généralisée.
  • Aller au-delà de la règle du plus bas soumissionnaire (acheter mieux, pas simplement moins cher).
  • Procédures plus simples, plus rapides et plus fiables + réduire le délai de paiement à 30 jours.
  • Donner une première chance aux entreprises innovantes.

J’ai travaillé sur ce dossier des marchés publics avec des PME en technologies vertes et en transformation alimentaire. Le PLQ propose un plan relativement complet qui touche aux principaux enjeux.

Diminuer la « paperasse » :

  • Moratoire immédiat sur toute nouvelle réglementation qui alourdit le fardeau réglementaire des entreprises.
  • Règle de réduction de 2 pour 1 applicable à l’ensemble des exigences administratives.
  • Délais de réponse maximaux des entités gouvernementales
  • Efficacité Québec : équipe d’intervention rapide qui sera au service des entrepreneurs et des innovateurs bloqués dans le labyrinthe gouvernemental.

On a beau vouloir réduire la paperasse, il existera toujours de la réglementation utile.

Fonds de développement économique : rediriger l’efficacité des leviers économiques vers le soutien direct aux PME locales et à l’innovation, plutôt que vers des subventions massives à de multinationales.

C’est avec ce fonds que le gouvernement de la CAQ finançait des projets tels que Northvolt, Lion électrique et plusieurs autres mégaprojets qui se sont transformés en échec. J’ai beaucoup écrit sur l’inefficacité de la stratégie de développement économique de la CAQ. Le PLQ propose de recentrer le fonds sur les PME et l’innovation, qui sont les deux piliers de notre développement économique. Le PQ et le PCQ proposent d’abolir tout simplement ce fonds en faveur de réductions de l’impôt sur les PME. Je ne suis pas d’accord. Je garderais plutôt une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée.

Mesures d’urgence face à la guerre tarifaire des États-Unis : deux mesures d’urgence afin d’injecter rapidement des liquidités dans les entreprises les plus touchées.

  • Congé temporaire de cotisations au Fonds des services de santé (FSS) pour les entreprises directement affectées par les tarifs.
  • La conversion de 25 % de l’aide destinée aux PME admissibles en aide directe non remboursable.
PQParti Québécois

Baisse d’impôts pour les PME : réduction de 20 %.

Fonds de développement économique : abolition, afin de financer la baisse d’impôt sur les PME.

C’est avec ce fonds que le gouvernement de la CAQ finançait des projets tels que Northvolt, Lion électrique et plusieurs autres mégaprojets qui se sont transformés en échec. Ceci dit, le problème ici n’est pas l’existence d’un tel fonds, mais les nombreuses déficiences de la stratégie de développement économique du gouvernement ainsi que sa gestion des risques. Par conséquent, je garderais une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée.

En revanche, réduire le montant de ce fonds pour mieux soutenir les PME du Québec est une très bonne idée.

Secrétariat dédié à la déréglementation : réduire la paperasse pour les entreprises.

QSQuébec solidaire

Plan face à la guerre tarifaire :

  • Créer une « Provision Trump », jusqu’à 1 milliard de dollars par an jusqu’en 2028, pour anticiper les prochaines attaques et maintenir les emplois des entreprises touchées.
  • Riposter, en augmentant les tarifs d’Hydro-Québec aux Américains.
  • Nouveau pacte économique pour le Québec.
  • Investissements massifs pour bonifier et mettre à niveau nos infrastructures publiques.
  • Utilisation largement accrue des marchés publics, avec des quotas de l’achat local dans les politiques d’approvisionnement.
  • Nouvelle politique industrielle.
PCQParti conservateur du Québec

Réduire la « paperasse » :

  • Réduire de 30 % le fardeau réglementaire imposé aux entreprises québécoises en quatre ans, en éliminant les processus inutiles.
  • Assouplir la Loi 25 pour s’adapter à la réalité des PME

Aides aux entreprises : le PCQ souhaite réduire substantiellement l’aide aux entreprises, en privilégiant plutôt des baises d’impôts aux entreprises.

  • Réduction des aides directes du MEIE
  • Abolition du Fonds de développement économique
  • Recentrer les interventions d’Investissement Québec, soit réduire son rôle de développeur économique et se centrer sur le financement et la prospection d’investissements étrangers.

La CAQ a multiplié les mauvaises décisions d’investissements. Cela résulte essentiellement de déficiences de la stratégie de développement économique du gouvernement ainsi que de sa gestion des risques. Par contre, je garderais une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Réductions crédits d’impôt aux entreprises

Plusieurs études démontrent la faible efficacité de plusieurs crédits d’impôt. Il y a un gros ménage à faire dans ces programmes. Encore une fois, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le PCQ aurait intérêt à considérer avec plus de subtilités la réforme de ces programmes qui peuvent, dans certains cas, être très utiles.

Exportations et diversification de marché2 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Aucune proposition sur ce thème.

PLQParti libéral du Québec

Stratégie de diversification de marché : objectif de diminuer d’au moins 15 % la part de nos exportations qui vont vers les États-Unis.

  • Créer des alliances avec provinces canadiennes, l’Europe et la Francophonie.
  • Attraction d’entreprises étrangères : missions commerciales inversées afin de créer des maillages économiques.
  • Abolition d’un maximum de barrières commerciales avec les provinces canadiennes.
  • Favoriser la mutualisation des ressources entre PME qui veulent développer des marchés internationaux.
  • Stratégie de rayonnement économique dans la Francophonie.
PQParti Québécois

Aucune proposition sur ce thème.

QSQuébec solidaire

Aucune proposition sur ce thème.

PCQParti conservateur du Québec

Élimination des barrières interprovinciales : négocier la reconnaissance mutuelle des biens, des services et des titres professionnels, pour ouvrir davantage le marché canadien aux entreprises québécoises.

Tout le monde est d’accord avec cette proposition. Mais le diable est dans les détails. Quelle province va accepter de reconnaître la réglementation moins contraignante ou moins exigeante d’une autre province ?

Innovation et productivité2 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Espaces d’innovation réglementaire : permettre aux entreprises de tester plus rapidement de nouvelles pratiques dans un cadre encadré.

PLQParti libéral du Québec

Politique industrielle : mise en place d’une politique industrielle visant à faire du Québec une économie de production, d’innovation et de transformation.

  • Faire passer la contribution du secteur manufacturier de 12 % à 15 % du PIB québécois d’ici 2035.
PQParti Québécois

Aucune proposition sur ce thème.

QSQuébec solidaire

Aucune proposition sur ce thème.

PCQParti conservateur du Québec

Aucune proposition sur ce thème.

Éducation, formation de la main-d’œuvre et économie35 partis sur 5

Le niveau d’éducation de la population a des impacts importants sur le développement économique, notamment en lien avec la formation de la main-d’œuvre, les capacités d’innovation et de R&D, les pénuries de main-d’œuvre, la pauvreté générée par le décrochage scolaire, les capacités entrepreneuriales, etc. Je retiens ici uniquement les mesures ayant un lien avec le développement économique.

CAQCoalition avenir Québec

Frais de garde en milieu scolaire : nouveau crédit d’impôt. Selon le revenu familial, il permettrait de rembourser jusqu’à 75 % de ces frais.

Dépenses de la rentrée : le supplément actuel de 127 $ par enfant serait bonifié et deviendrait le Supplément pour la rentrée scolaire. Il pourrait doubler et atteindre 250 $ par enfant, selon le revenu familial.

1 000 $ dans le régime enregistré d’épargne-études de chaque enfant né au Québec.

Services de garde à tarif réduit : ajouter 25 000 places d’ici 2030.

Programme de formation courte durée : bonifier le programme, 400 M$.

Formation en entreprise : modifier l’application de la loi du 1 % afin d’encourager davantage la reconversion professionnelle et le développement de compétences de l’avenir, dont l’intelligence artificielle. 400 M$.

PLQParti libéral du Québec

États généraux sur le système d’éducation : dans les 100 premiers jours.

CPE : accroître l’offre

  • Création de 5 000 places.
  • Convertir 10 000 places en garderies privées non subventionnées en places subventionnées.

Politique familiale du Québec : modernisation.

Révision et simplification de l’aide financière aux études.

Rémunération des stages : rémunération de certains stages actuellement non rémunérés dans le réseau public.

PQParti Québécois

Valoriser la formation professionnelle

Lutter contre le décrochage

Rémunération des stages : métiers de la santé et des services sociaux, de l’enseignement et de l’éducation à la petite enfance au sein des institutions publiques.

QSQuébec solidaire

Droit de scolarité : réduire les droits de scolarité à l’université et les frais d’inscription au cégep de 50 % dans un premier mandat, avec pour objectif d’atteindre la gratuité scolaire complète à terme.

Rémunération des stages : rémunérer l’ensemble des stages obligatoires.

CPE : 610 M$.

  • 30 000 nouvelles places.
  • Embaucher 5 000 éducatrices qualifiées d’ici 2030.
  • Rattrapage salarial significatif pour les éducatrices à la petite enfance et du personnel de soutien.
  • Rémunération du stage final au DEC en Éducation à l’enfance.

Programme d’alimentation universel dans les écoles : permettre à tous les élèves du primaire et du secondaire d’avoir accès à des dîners sains. Volontaire : les parents pourront se retirer du programme. Contribution volontaire entre 0 et 7 $ sera demandée et les repas offerts proposeront des aliments locaux, nutritifs et frais. 480 M$ par année.

À partir du moment où le programme est volontaire, je suis tout à fait d’accord. Oui, ça coûte 480 M$ par année, mais il s’agit d’une mesure qui aura un impact considérable sur l’éducation des enfants.

PCQParti conservateur du Québec

Bonifier les services de garde :

  • Maintenir le financement du réseau public
  • Bonifier le crédit d’impôt pour frais de garde
  • Créer une nouvelle allocation de garde à domicile, 100 $ par enfant chaque semaine et imposable

Tout cela est très bien, mais il est bien connu que le principal problème en termes d’accessibilité touche à l’offre. Or, le PCQ n’a aucune mesure pour accroître l’offre.

Autres mesures économiques615 partis sur 5
CAQCoalition avenir Québec

Plan économique : le Québec doit assumer pleinement un nationalisme économique moderne, basé sur une action publique à la fois ciblée et disciplinée à valeur ajoutée, reposant sur des critères rigoureux.

  • Créer de la richesse ici, faire croître nos entreprises et renforcer l’économie de nos régions.

Après huit ans de stratégies économiques mal avisées, la CAQ tente de rattraper le coup en proposant un nationalisme économique qui serait cette fois-ci « ciblé et discipliné » et reposant sur « des critères rigoureux ». Trop peu, trop tard.

Régime québécois d’assurance parentale : moderniser pour donner plus de flexibilité aux nouveaux parents.

  • Pères : bonifier de deux semaines le congé de paternité.
  • Améliorer les prestations offertes en cas de deuil périnatal.
  • Offrir davantage de flexibilité au RQAP.

Projets prioritaires d’envergure nationale : accélérer ce type de projet.

Infrastructures récréatives, sportives et de plein air : 650 M$. Infrastructures récréatives, sportives et de plein air, construction de gymnases dans les écoles, rénovation et l’amélioration des cours d’école.

SÉPAQ :

  • Investir 200 M$ pour consolider et agrandir le réseau de la SÉPAQ.
  • Instaurer des tarifs préférentiels pour les visiteurs québécois dans les parcs de la SÉPAQ.

Démocratiser l’accès aux berges et aux plans d’eau du Québec : lors de la vente d’un terrain public riverain, 20 % de sa berge devra demeurer accessible au public ou être réservée à des fins récréatives + offrir une protection appropriée en matière de responsabilité civile aux propriétaires riverains qui choisissent d’offrir gratuitement un accès à leur berge au public.

Investissement Québec : des interventions ciblées et axées sur les résultats. 🤔🤔

La CAQ propose ce qui devrait relever d’une évidence, c’est-à-dire que chaque intervention devra être rattachée à des « résultats concrets et mesurables ». Donc, la CAQ avoue que ce n’était pas le cas sous sa gouverne ?

PLQParti libéral du Québec

Congé parental : deux semaines supplémentaires

+ offrir au père quatre semaines de prestations dans le cas d’un deuil périnatal.

Jeux en ligne et les marchés prédictifs : mieux encadrer par un nouveau mandat à la Régie des alcools, des courses et des jeux

  • Créer un organisme indépendant de prévention et d’accompagnement des personnes aux prises avec une dépendance au jeu, financé par l’industrie
  • Règles strictes en matière de publicité, de prévention de la dépendance et de protection des mineurs
  • Confier à l’Autorité des marchés financiers et à la Régie le mandat conjoint de combler le vide réglementaire entourant les marchés prédictifs
PQParti Québécois

Sites de paris sportifs : redevance pour les sites de paris sportifs.

Aide et de sécurité alimentaire : aider notamment les jeunes dans les écoles, les familles et les aînés défavorisés.

  • Bonification de l’aide aux banques alimentaires du Québec.
  • Accès à un petit déjeuner, un dîner et une collation à l’école.
  • Développer l’éducation alimentaire dans les écoles du Québec. Les jeunes apprendront à cuisiner et à faire des choix éclairés pour s’alimenter.

Bonifier le programme d’adaptation à domicile.

Maisons intergénérationnelles : bonifier le soutien pour les adaptations de domicile en maisons intergénérationnelles.

QSQuébec solidaire

Organismes communautaires : 1 G$ supplémentaires par an afin de soutenir la mission des organismes communautaires.

  • Adopter définitivement le modèle de financement à la mission plutôt que par projet.
  • Assurer la pérennité du financement afin de garantir une amélioration des conditions de travail des travailleuses et travailleurs du milieu communautaire.
  • Actualiser et améliorer le Programme de Soutien aux Organismes Communautaires.

Rendre gratuits les produits d’hygiène menstruelle.

Adopter une déclaration de revenus unique.

Réformer la rémunération des médecins.

Créer Pharma-Québec.

Soins oculaires et dentaires : rendre les soins oculaires et dentaires gratuits pour les moins de 18 ans.

PCQParti conservateur du Québec

Abandonner le Fonds vert (FECC).

Là encore, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. La gestion de ce fonds par la CAQ fut terrible. Mais ce fonds est financé par le marché carbone que le PCQ souhaite abolir. L’idée est de soutenir les entreprises afin qu’elles soient incitées à mettre en œuvre des technologies vertes. Ce faisant, elles sont amenées à diminuer leur empreinte carbone, ce qui réduit leurs besoins sur le marché carbone. Autrement dit, il y a d’un côté un coût (le prix carbone) et, de l’autre, un bénéfice (réduction des émissions de carbone, ce qui réduit les besoins des entreprises sur le marché carbone). Les deux éléments vont ensemble. Un parti politique qui a une réelle stratégie de décarbonation saura comment rendre efficace ce fonds. Le PCQ abdique entièrement ses responsabilités envers le réchauffement de la planète.

Investissement Québec : recentrer les interventions d’Investissement Québec, soit réduire son rôle de développeur économique et se centrer sur le financement et la prospection d’investissements étrangers.

Démocratie syndicale : donner aux travailleurs plus de contrôle sur leurs cotisations, plus de transparence et de meilleurs recours.

  • Droit de retrait individuel pour la portion des cotisations consacrée à des activités politiques ou idéologiques
  • Scrutin secret obligatoire pour l’accréditation syndicale et son maintien périodique
  • Accès public aux états financiers et aux dépenses syndicales
  • Mécanisme de plainte confidentiel, rapide et gratuit

Plusieurs de ces éléments ressemblent à la loi 3 sur la gouvernance syndicale du ministre du Travail Jean Boulet adoptée en avril dernier.

Activité sportive : Passe Sport, un rabais immédiat pouvant atteindre 100 $ par année pour chaque Québécois dont le revenu familial est inférieur à 100 000 $.

Un gadget électoral…

Frédéric Laurin, PhD en économie

Professeur en économie, École de gestion, Université du Québec à Trois-Rivières, Chercheur à l’Institut de recherche sur les PME (INRPME)

Élections Québec 2026

Analyse des programmes économiques des partis provinciaux

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Analyse Twitter du budget 2025 du Gouvernement du Québec

Retrouvez ici tous mes gazouillis de mon analyse BlueSky en direct du budget 2025 du Gouvernement du Québec, le mardi 25 mars 2025 dès 16h20.

Mon analyse en direct du budget du Québec sur @bsky.app et sur fredericlaurin.com/budget2025-q… à partir de 16h20 demain mardi 26 mars! #grosDéficit #DonaldTrump #Ouille #Québec

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 24 mars 2025 à 15:40

#BudgetQc2025 Et c'est parti pour mon analyse en direct du budget du Québec ici sur BlueSky!

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:17

#Budgetqc2025 Une déficit record de 13,6 milliards $, soit 2,2% du PIB.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:22

#Budgetqc2025 Déficit de 13 milliards $, mais ceci inclut les paiements au Fonds des génération + provision pour éventualités de 8,5 G$. C'est quand même ÉNORME!

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:24

#Budgetqc2025 Malgré un déficit record, la croissance des dépenses sera de 1,8% seulement cette année, soit MOINS que l'inflation. C'est une forme d'austérité ça. Économie, Innovation et Énergie -6,9%; Transports et Mobilité durable -3.5%; Environnement changements climatiques 0%.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:28

#Budgetqc2025 Faible croissance des dépenses de 1,8% avec quand même un gros déficit: c'est la folie dépensière de l'an passé qui fait mal avec une croissance des dépenses de 8,4%. Le ménage budgétaire aurait dû être fait l'an passé, quand tout allait bien…

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:31

#Budgetqc2025 Le budget du gouv. du Québec n'est pas en ordre de bataille pour confronter les tarifs douaniers de Donald. Le ménage des finances publiques aurait dû être fait entre la fin de la pandémie et maintenant… On regrette aujourd'hui les chèques de 500$ envoyés pour rien aux contribuables.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:35

#Budgetqc2025 Infrastructures: accélération des dépenses (+7%). On en a besoin au Québec et excellente façon de combattre la récession de Donald.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:37

#Budgetqc2025 Poursuite de l’examen des dépenses budgétaires visant à améliorer l’efficacité du gouvernement: on parle de 3 milliards en 2030. Mais rien avant??? Il y a urgence!

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:42

#Budgetqc2025 L'atteinte de l'équilibre budgétaire repoussée à 2029-2030…. si Donald ne crée pas plus de dommages à l'économie canadienne et mondiale…

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:46

#Budgetqc2025 Menace de tarifs de Donald: 4,1 milliards $ en soutien temporaire pour les entreprises québécoises: diversification des marchés, investissements et marketing produit du Québec.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:47

#Budgetqc2025 604,1 millions $ pour stimuler l’innovation et sa commercialisation. On abolit plusieurs des nombreux crédits d'impôts aux entreprises et on crée à la place un nouveau crédit d’impôt pour la recherche, l’innovation et la commercialisation (CRIC).

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:51

#Budgetqc2025 Exporter ailleurs qu'aux USA: 15,8 millions $ aux ORPEX (organismes régionaux de promotion des exportations) et à IQ pour accompagner les entreprises dans leur projet d'exportation. Excellente idée!!! #DiversificationdesMarchés

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 16:59

#Budgetqc2025 Innovation au Québec: de l'$$ pr la zone d’innovation Technum Québec, la Stratégie qc des sciences de la vie, le MILA (IA à Montréal) et Finance Montréal, mais rien pour la Vallée de la transition énergétique (VTÉ) en Mauricie et Centre-du-Québec.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:07

#Budgetqc2025 Soutenir l’accès au logement: 302,6 millions $ sur 5 ans. Il me semble que c'est des peanuts face à la crise du logement et de l'itinérance…

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:19

#Budgetqc2025 Presque rien de plus pour le milieu culturel (qui crie famine)… sauf si c'est pour "valoriser la culture et le patrimoine québécois". Un peu étroit comme vision culturelle…

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:23

#Budgetqc2025 je cherche et je cherche quelque chose de croustillant dans le budget. À date, rien de très excitant pour le contribuable… sauf des dettes!

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:27

#Budgetqc2025 Record absolu: j'ai terminé la lecture du budget à 17h28. Habituellement, c'est vers 18h30. C'est pour vous dire comment il y a peu de matière cette année… Bref, un budget de crise qui n'annonce rien de bien spectaculaire, sauf un déficit record.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:30

#Budgetqc2025 Ceux et celles qui espéraient plus en environnement, en culture, en logement et en éducation seront déçus.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:32

#Budgetqc2025 Circulez, il n'y a rien à signaler. Budget beige d'un ministre qui doit affronter une crise (les tarifs de Donald) mais qui n'a aucune marge de manœuvre (ménage pas fait). Résultat: aucune annonce majeure.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:40

#Budgetqc2025 Culture: augmentation du financement du CALQ à 200 millions. Le milieu de la culture approuve. ici.radio-canada.ca/nouvelle/215…

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— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:55

#Budgetqc2025 400 millions $ pour soutenir les entreprises fragilisées par la guerre tarifaire de Donald (prêt pour soutenir en liquidité). Ça va être nécessaire, mais il faudra après travailler sur la productivité et la diversification des marchés.

— Frédéric Laurin (@fredericlaurin.bsky.social) 25 mars 2025 à 17:59

Budget Canada 2024

Analyse Twitter du budget 2024 du Gouvernement du Canada

Retrouvez ici tous mes gazouillis de mon analyse Twitter en direct du budget 2024 du Gouvernement du Canada, le mardi 16 avril 2024 dès 16h20.

Budget Québec 2024

Analyse Twitter du budget 2024 du Gouvernement du Québec

Retrouvez ici tous mes gazouillis de mon analyse Twitter en direct du budget 2024 du Gouvernement du Québec, le mardi 13 mars 2024 dès 16h20.

Budget Canada 2023

Analyse Twitter du budget 2023 du Gouvernement du Canada

Retrouvez ici tous mes gazouillis de mon analyse Twitter en direct du budget 2023 du Gouvernement du Canada, le mardi 28 mars 2023 dès 16h20.

Budget Québec 2023

Analyse Twitter du budget 2023 du Gouvernement du Québec

Retrouvez ici tous mes gazouillis de mon analyse Twitter en direct du budget 2023 du Gouvernement du Québec, le mardi 21 mars 2023 dès 16h30.

Élections Québec 2022: Évaluation et comparaison des plateformes économiques

 

Élections Québec 2022

Évaluation et comparaison des plateformes économiques

Frédéric Laurin, PhD en économie
Professeur en économie, École de gestion, Université du Québec à Trois-Rivières, Chercheur à l’Institut de recherche sur les PME (INRPME)

Voici une analyse des plateformes économiques des cinq grands partis politiques provinciaux.

Je donne une note sur 10 au programme de chaque parti selon la capacité de ses engagements électoraux à concrètement et efficacement améliorer la situation économique du Québec et de ses régions en matière de développement économique.

Aussi, je donne un smiley-147407_640 pour les propositions que j’apprécie particulièrement et un disapprove-149251_640 pour les propositions qui me semblent être de mauvaises idées.

Pour certaines mesures, j’ajoute aussi un commentaire éditorial en caractères rouges italiques.

Mise en garde

♦ Cette évaluation découle d’une initiative neutre et non partisane. Elle ne présume aucunement de mes allégeances politiques ni de mon vote.

♦ Ainsi, mon bulletin de vote n’ira pas nécessairement au parti ayant obtenu la meilleure note sur sa plateforme économique. Il faut considérer l’ensemble des propositions de chaque partie, puisqu’il y a d’autres thèmes extrêmement importants (santé, éducation, logement, culture, etc.) dont on doit tenir compte pour faire un choix éclairé.

♦ Notez aussi que je me concentre uniquement sur des aspects touchant le développement économique, correspondant à mon champ d’expertises.

♦ Enfin, je ne fais pas une analyse comptable des cadres financiers que d'autres font mieux que moi (voir par exemple l'analyse de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke). Je m'intéresse plutôt à la vision d'ensemble de la plateforme sur le plan économique.

 

Ma note sur 10 des plateformes économiques

(en parenthèse, note en 2018)

 

 

7,4 / 10

(7,4/10)


 

6,9 / 10

(6,7/10)


 

8 / 10

(7,5/10)


 

4 / 10

(pas évalué)


 

7,2 / 10

(7,9/10)


 

 

Les plateformes économiques 2022: peu enthousiasmantes...

 

Les plateformes économiques ne sont pas particulièrement enthousiasmantes pour ces élections québécoises 2022. Contrairement aux précédentes élections, plusieurs thèmes sont pratiquement absents des programmes électoraux: relève d’entreprise, entrepreneuriat et PME, compétitivité des entreprises, innovation et R&D, exportations, investissements des entreprises, etc.

Aussi, aucun parti ne propose une stratégie vraiment ambitieuse et intégrée pour contrer les pénuries de main-d’œuvre, qui représentent pourtant la principale et la plus grave barrière au développement des entreprises et des régions.

En revanche, on assiste à une orgie de dépenses et/ou de cadeaux fiscaux : baisses d’impôt, report de l’équilibre budgétaire, endettement, etc. On a l’impression que les partis ne cherchent qu’à répondre aux problèmes de court terme de l’inflation – qui disparaitra probablement dans les prochains mois – plutôt que de proposer une vision budgétaire de long terme.

Le Québec devra faire face à d’importants défis dans la prochaine décennie, qui risquent de coûter très chers : transition énergétique, vieillissement de la population, pénuries de main-d’œuvre, rénovation et construction d’écoles modernes, mise à niveau des infrastructures routières, maintien de nos services de santé qui se sont détériorés avec la pandémie, etc. Et on prévoit un ralentissement économique dès 2023… Par conséquent, le gouvernement aurait tout intérêt à conserver ses marges de manœuvre financières afin de pouvoir répondre efficacement à tous ces défis.

La santé financière post-pandémie du gouvernement du Québec est bien meilleure que prévue, son budget se dirigeant vers un possible surplus budgétaire. Admettre des déficits budgétaires dans ce cas, c’est d’abord dépenser tout ce surplus, et encore dépenser davantage et/ou se couper de revenus en baissant les impôts. Seul le PQ se montre responsable budgétairement, atteignant l’équilibre zéro. Le PLC aussi, sauf que, dans son cas, le cadre financier repose sur des hypothèses loufoques et irréalistes, avec des baisses d’impôt massives, tout en réduisant la dette (au pays des licornes).

La très bonne nouvelle, c’est que trois partis (PLQ, PQ et QS) présentent des stratégies de transition énergétique pour le Québec très détaillées et très complètes, sur la base d’une plateforme environnementale distincte. Je lève mon chapeau à ces trois partis qui prennent au sérieux l’urgence climatique (enfin!), et qui reconnaissent la transition énergétique comme un jeu de développement économique.

 

 

Évaluation et comparaison par thème

 

Cliquez sur les thèmes dans l'image ci-dessous.

 

 

Appréciation générale par parti

(entre parenthèse, note en 2018)

 

 

7,4/10

(7,4/10)

La campagne camomille

La continuité sans grandes ambitions.

La CAQ présente un programme économique peu ambitieux, dans la continuité des orientations de son premier mandat. Dans son ensemble, le programme est relativement cohérent et terre-à-terre.

Mais il manque de mordant, surtout dans les domaines du développement régional et de la transition énergétique.


8/10

(7,5/10)

L'amorce du grand retour au centre-gauche

Dominique Anglade est-elle de nous faire un Trudeau version 2014?

Le PLQ amorce sa grande transformation idéologique en se repositionnant graduellement au centre-gauche, face à une CAQ bien installée au centre-droit, et un PQ en perte de vitesse. Il revient donc à ses racines historiques, à l’instar des autres partis libéraux au Canada. Ainsi, le PLQ abandonne le dictat de la rigueur budgétaire pour se lancer dans des dépenses ayant pour effet de grossir les déficits budgétaires et repousser le retour à l’équilibre budgétaire. Le PLQ promet des déficits qui ne sont « pas exagérés », mais cela me rappelle les « petits déficits » de Justin Trudeau qui se sont transformés en gros déficits successifs.

Mais le programme économique du PLQ est bien plus complet et intéressant que celui de la CAQ. Il contient une vraie stratégie complète permettant d’atteindre la carboneutralité, de même qu’un engagement crédible envers le développement régional.


7,2/10

(7,9/10)

Moins studieux que d'habitude

Un programme moins complet que d'habitude, sauvé par une superbe stratégie de transition économique

Lors des précédentes élections, le PQ avait l’habitude de présenter des plateformes extrêmement exhaustives et détaillées, touchant aux principaux enjeux de développement économique. C’est notamment la raison pour laquelle je leur accordais une bonne note en général. Mais cette année fait exception.

Le parti propose certes une stratégie de transition énergétique très complète et la plus crédible, mais il se montre avare de détails sur d’autres leviers économiques. Je note notamment l’absence de propositions touchant les PME, la compétitivité, l’innovation, la relève d’entreprise, etc.

Et on retrouve dans la plateforme des propositions « gadget » bien gentilles mais peu applicables ou peu utiles (un CRTC québécois, un bureau québécois de la concurrence, une taxation sur les surprofits des pétrolière, etc.).

Sans leur ambitieux plan de transition énergétique, mon évaluation du programme serait encore plus faible.


6,97/10

(6,7/10)

Entre crédibilité et romantisme

Le plan économique de QS se crédibilise d'élection en élection, mais qui trop embrasse mal étreint.

Le programme économique de QS gagne en crédibilité d’élection en élection. Il propose une vision claire, avec une plateforme extrêmement détaillée.

Sauf que la politique, c’est l’art de faire des choix. QS multiplie les promesses coûteuses à tout azimut. Comment financer cette orgie de dépenses? En taxant évidemment les méchantes entreprises, les méchantes banques et les méchants riches. Et en augmentant la dette.

Je ne suis pas contre l’augmentation des taxes pour les grandes entreprises et les riches. L’accroissement des inégalités de revenus ont un impact négatif sur le développement socio-économique.

Par contre, en évitant de faire des choix - déchirants j’en conviens - sur des priorités budgétaires, QS démontre qu’il n’est pas prêt à l’exercice du pouvoir.

Cependant, c’est le parti ayant la stratégie de transition énergétique la plus ambitieuse et exhaustive. Bravo pour cela!

D’un point de vue de développement économique, QS semble oublier que la vitalité économique du Québec et de ses régions vient de celles de ses PME. On retrouve très peu de mesures pour assurer la compétitivité des entreprises. Au contraire, il émerge de son programme un prisme plutôt anti-entreprise, peut-être un vestige de sa frange la plus à gauche.

Mais surtout, QS a la main lourde sur la bureaucratisation de l’économie. Sa réponse facile à plusieurs problématiques de marché est la création d’une bébelle étatique (beaucoup de « Québec quecchose »). Parfois, l’étatisation est nécessaire. Mais pas toujours.

QS présente une vision complètement différente des autres partis, qui est intéressante et visionnaire. Mais pour atteindre ses objectifs, il existe des moyens plus efficaces et plus souples qu’une étatisation ou des idées romantiques de gauche.


4/10

(non évalué)

Au pays des licornes

Le PCQ présente une vision de droite, mais s'appuie sur des hypothèses jovialistes.

Le PCQ présente une plateforme économique minimaliste, ce qui est cohérent avec sa vision d’une réduction du poids de l’État dans l’économie et la société. La présence d’un parti de droite dans le paysage politique québécois enrichit le débat public, en rappelant notamment aux autres partis que la solution aux problèmes économiques n’est pas toujours de sortir le chéquier ou d'avoir la main étatique lourde.

Sauf que le cadre financier est tout-à-fait loufoque et la plateforme tombe rapidement dans la pensée magique et dans la facilité intellectuelle d’une certaine idéologie de droite. Ça ressemble beaucoup à de l’économie 101 très simpliste.

On promet de gigantesques baisses d’impôt tout en réduisant la dette de façon importante. Comment financer cela? Par la réduction de la taille de l’État, mais sans couper dans les services. Comme au pays des licornes… Autre exemple, la baisse des impôts est censée générer ce que le PCQ appelle des « dividendes de prospérité ». Bien que cela soit en partie vrai, le PCQ surestime le potentiel de ces dividendes, tout en sous-estimant les impacts bénéfiques et structurants des aides aux entreprises qu’il souhaite abolir.

Et manifestement, le PCQ ne croit pas à l’urgence climatique. Ses propositions sur la transition énergétique ne sont absolument pas à la hauteur du défi.


 

Faits saillants

 

  • Baisses d'impôt
  • Bouclier anti-inflation
  • Lutte contre le décrochage scolaire
  • Réduction des versements au Fonds des générations

  • Projet ÉCO : le grand projet de transition énergétique
  • Charte des Régions
  • Baisses d’impôt
  • Augmenter les seuils d’immigration

  • Plan Climat : ambitieux plan de transition énergétique
  • Aucune baisse d’impôts
  • Allocation pouvoir d’achat
  • Hausser salaire minimum

  • Vision 2030 : son plan de lutte aux changements climatiques.
  • Création de Québec Rail et Québec Bus
  • Hausse d’impôt et de taxation pour les grandes entreprises et les contribuables les plus riches
  • Rendre abordables 10 000 maisons et condos partout au Québec

  • Baisses d’impôt massives
  • Réduction massive des subventions et aides financières aux entreprises
  • Réduire la réglementation
  • Suspendre la taxe sur le carburant (inflation)
  • Loi sur le plafonnement des dépenses

 

 

Points positifs et négatifs

 

 

Points positifs

  • Cohérence générale
  • Stratégie générale pour rendre le Québec plus compétitif économiquement

 

Points négatifs

  • Un déficit budgétaire alors que Québec nage dans les surplus
  • Baisses d’impôt alors que ce n’est pas le temps
  • Faiblesse de la stratégie de transition énergétique
  • Sous-estime les bénéfices de l’immigration (pénuries de main-d’œuvre)

 

 


Points positifs

  • Stratégie complète de transition énergétique
  • Charte des régions
  • Plan contre les pénuries de main-d’œuvre

 

 

Points négatifs

  • Des gros déficits budgétaires
  • Baisses d’impôt alors que ce n’est pas le temps

 

 


Points positifs

  • Stratégie complète et crédible de transition énergétique
  • Décentralisation régionale
  • Plusieurs mesures pour le secteur culturel

 

Points négatifs

  • Aucune proposition sur plusieurs thèmes (PME, compétitivité et innovation, relève d’entreprise, etc.)
  • Plusieurs mesures « gadget »

 


Points positifs

  • Vision 2030 : son plan de lutte aux changements climatiques
  • Stratégie complète en immigration
  • Décentralisation régionale
  • Plusieurs mesures pour le secteur culturel

 

Points négatifs

  • Le flou et le niveau de généralité du programme.
  • Les mesures concernant les frais de services cellulaires, qui risquent d’être inefficaces.

 


Points positifs

Il y a plusieurs mesurettes pour lesquelles je suis en accord (par exemple, fin du monopole de la SAQ), mais difficile de trouver globalement des points positifs dans ce programme, et ce n'est pas en raison de l'orientation à droite. Ceci dit, c'est une bonne chose d'avoir sur l'échiquier politique québécois un parti qui rappelle l'importance de la rigueur budgétaire et qui se préoccupe de la taille de l'État.

Points négatifs

  • Le PCQ ne prend pas l’urgence climatique au sérieux
  • Baisses d’impôt qui risquent de déstructurer profondément les services et les investissements publics
  • Vision simpliste de l’économie
  • Aucune vision du développement économique, notamment touchant les PME, la compétitivité, l’entrepreneuriat, etc. Tout repose sur les baisses d’impôt.

 

 


Équilibre budgétaire : Retour à l’équilibre budgétaire en 2027-28.

En raison d’une croissance plus forte que prévue des revenus du gouvernement, Québec s’approche de l’équilibre budgétaire en 2022. Alors, pourquoi multiplier des déficits jusqu’en 2027-2028, alors qu’on annonce un possible ralentissement économique l’an prochain? Pourquoi alors promettre de baisser les impôts en même temps qu’un déficit? Le pire, c’est que la baisse d’impôt est en partie financée par une réduction des versements au Fonds des générations. J’espère que l’entièreté de ces déficits ira à des investissements de long terme et pas pour des petites dépenses électoralistes.

Fonds des générations : réduction des versements.

Pourquoi réduire ces versements qui permettent de stabiliser la dette, de contribuer à l’amélioration de l’équité intergénérationnelle, de nous crédibiliser sur les marchés financiers, tout en nous donnant un rendement très intéressant? Pour financer la baisse d’impôt?


Équilibre budgétaire : augmentation des déficits et report de quelques années le retour à l’équilibre budgétaire.

Parlant de ses déficits qu’elle prévoit augmenter, Mme Anglade parle « d’un montant qui n’est pas exagéré non plus ». Lors de la première campagne électorale de Justin Trudeau, le Parti libéral du Canada avait promis des « petits » déficits pour investir dans des projets structurants de long terme. J’étais d’accord à l’époque. Mais les « petits déficits » se sont transformés en gros déficits, avant même que la pandémie ne frappe l’économie. Est-ce que le PLQ nous prépare le même coup? Les promesses du PLQ totalisent 41 milliards en cinq ans, mais ceci inclut 12 milliards de baisses d’impôt. On s’endette pour baisser les impôts…Une chose est certaine : on ne reconnait pas le PLQ des politiques d’austérité…

Fonds des générations : maintenir les versements dans leur entièreté.


Équilibre budgétaire : surplus budgétaire pour les deux prochaines années, mais déficit en 2026-2027.

Le PQ prévoit des dépenses importantes notamment pour financer sa stratégie de transition énergétique. Malgré cela, il ne prévoit pas de déficit pour les trois prochaines années. L’une des raisons est que, contrairement à la CAQ et au PLQ, il ne propose pas de baisses d’impôt. Mais son cadre financier est peut-être trop optimiste…


Équilibre budgétaire : prévoit un équilibre budgétaire dès l’an prochain, mais le niveau de dette augmente.

QS taxe les grandes entreprises, les banques et les riches pour financer son très coûteux programme électoral. Mais cela n’est pas suffisant : il doit aussi piger dans le Fonds des générations et faire des déficits. C’est le seul parti qui prévoit une augmentation de la dette en pourcentage du PIB. Je comprends que la transition énergétique va coûter très cher. Mais comme je le dis toujours concernant QS, gouverner, c’est l’art de faire des arbitrages. Si la priorité, c’est de lutter contre le réchauffement de la planète, alors il convient de cibler l’argent sur cet objectif et ne pas promettre la lune et la planète mars en proposant toutes sortes d’autres mesures coûteuses.

Fonds des générations : suspendre les versements au Fonds des générations plutôt mettre en place un Fonds d’urgence climatique, dans lequel sera annuellement versé 500 millions $ afin de s’adapter aux changements et aux situations climatiques extrêmes.

Pourquoi réduire ces versements qui permettent de stabiliser la dette, de contribuer à l’amélioration de l’équité intergénérationnelle, de nous crédibiliser sur les marchés financiers, tout en nous donnant un rendement très intéressant? Je comprends parfaitement l’utilité d’un Fonds d’urgence. Mais cela revient à faire payer les futures générations pour les conséquences des dégâts climatiques créés par la génération actuelle.


Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre budgétaire dès 2024-2025.

On atteint l’équilibre budgétaire malgré des baisses massives d’impôt. Je comprends du cadre financier que cela sera possible grâce notamment à la réduction drastique des aides financières aux entreprises, un contrôle strict de la croissance des dépenses et à des gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental, le tout sans couper dans les services. Le PCQ rêvent aux licornes… La baisse des impôts est censée générer ce que le PCQ appelle des « dividendes de prospérité ». Bien que cela soit en partie vrai, le PCQ surestime le potentiel de dividendes, tout en sous-estimant les impacts bénéfiques et structurants des aides aux entreprises qu’il souhaite abolir.

Loi sur le plafonnement des dépenses : limiterait les dépenses en exigeant du gouvernement qu’il trouve des fonds pour de nouvelles mesures dans les budgets existants, plutôt que d’augmenter la dette et les impôts (exception : urgences nationales imprévues, telles les pandémies et catastrophes naturelles).

Le PQC confond possiblement des dépenses courantes avec des dépenses d’investissement. Ces dernières génèrent pour une collectivité des rendements économiques et/ou sociaux à moyen et long terme. En ce sens, le gouvernement peut se permettre de s’endetter à court terme pour financer ce type d’investissements, exactement comme le font des entreprises privées.

Fonds des générations : augmentation des versements aux Fonds des générations.

Dette : forte diminution de la dette en % du PIB, de 42,1 % à 34,3 %.

Provision pour risques économiques : maintenir cette provision.

Réserve de stabilisation : bâtir un « coussin » qui atteint 10 G$ en 2027.

Je ne vois pas la pertinente de créer une réserve de stabilisation, d’autant plus que le PLC maintient la provision pour risques économiques. Le Québec doit réaliser des investissements majeurs en éducation, en santé, en infrastructure et dans la transition énergétique. Ces 10 milliards seraient plus utiles en l’injectant dans ce type d’investissement à long terme.


Bouclier contre l’inflation : versement de 600$ par adulte (revenu de 50 000$ ou moins) et de 400$ (revenu de 50000$ à 100000$).

+ Personnes âgées à bas revenu : 2 000$ par année

+ Tarifs gouvernementaux : plafonnement des tarifs a un maximum de 3% pour les quatre prochaines années (ex. : tarifs d’Hydro-Québec).

Baisses d’impôt : baisse de 1% des deux premiers paliers d’imposition (classe moyenne) dès 2023.


Baisses d’impôt : baisse de 1,5% pour les deux premiers paliers d’imposition, allant jusqu’à 1125$ par personne par an, accompagné d’une augmentation des impôts pour les très riches.

Très riches : augmentation des impôts pour les « supers » riches qui gagnent au-delà de 300 000 $. 

TVQ : abolir TVQ sur les produits de première nécessité.

Tarifs d’Hydro-Québec : geler tarifs d’Hydro-Québec et enlever la TVQ sur les premiers 4 000$ de la facture d’électricité, le temps de corriger l’erreur historique de la CAQ de lier les tarifs d’Hydro-Québec à l’inflation.

L’inflation représente une hausse des coûts de production pour Hydro-Québec. Hydro doit pouvoir répercuter cela en partie sur ses tarifs. Sinon, elle versera moins de profits à son actionnaire principal, soit le Gouvernement. Ça revient à subventionner les Québécois pour payer l’inflation.

Taxe de bienvenue : éliminer taxe de bienvenue pour l’achat d’une première propriété, avec pleine compensation pour les municipalités.

Régime d’accès à la propriété (RAP) : le bonifier par l’augmentation à 50 000 $ du montant admissible.

Allocation aînés : création d’une « Allocation aînés » de 2 000$ pour les personnes de 70 ans et plus qui résident toujours à domicile.

Taxer propriétés inoccupées appartenant à des non-résidents afin qu’elles reviennent sur le marché locatif.

Personnes de 65 ans et plus : doubler l’exemption fiscale. Elles ne paieront plus d’impôt sur les 30 000 premiers dollars gagnés.

GAFAM : taxer les GAFAM, taxe temporaire de 3 % sur le chiffre d’affaires des géants du numérique, permettant de mettre en place un nouveau fonds dédié à la culture et aux médias, soutenant la création québécoise.

Crédit d’impôt pour solidarité : le bonifier le crédit d’impôt pour solidarité pour soutenir les plus démunis.

Lutte aux paradis fiscaux + Lutte au travail au noir

Tout le monde promet cela à chaque élection… Plus facile à écrire qu’à faire.

Institutions financières : taxe sur les institutions financières.


Baisses d’impôt : aucune baisse des impôts, devant le grand besoin d’investissements en services publics.

Pétrolières canadiennes : taxer de 25 % (viser les surprofits).

Trop mignon comme proposition…Mais facile. S’attaquer aux méchantes pétrolières, ça plait.  

Taxation : surtaxe sur les combustibles fossiles.

Tarifs d’électricité : moduler les tarifs, selon les périodes de pointe et hors pointe, et en favorisant les technologies de stockage.

GAFAM : taxer les GAFAM de 3 % sur leur chiffre d’affaires, et remettre une partie de cet argent aux créateurs, pour les soutenir et leur donner de la visibilité.


Hausses d’impôt : réforme de la fiscalité des particuliers. Le montant personnel de base augmente de 500$. Le palier 3 (90 080$ à 112 655$) augmente de 1,75 p.p., le palier 4 (112 655$ à 200 000$) de 2 p.p. et le palier 5 (200 000$ et plus) de 4,25%. 

Impôt sur les grandes fortunes : s’appliquera aux gens ayant plus d’un million de dollars d’actifs nets. Entre 1 M $ et 9,9 M =$ = 0,1% de l’actif net; 10 M $ et 99 M $ = 1% ; Plus de 100 M $ = 1,5%.

Comme cela a abondamment été discuté dans les médias, le défaut de cet impôt est de cibler les actifs nets plutôt que les revenus. Cela pénalise les individus qui préfèrent épargner (notamment pour leur retraite) que consommer, ce qui est un non-sens. 

Impôt sur les grandes successions : tout ce qui dépasse le million de dollars d’actifs nets sera imposé à 35%. 

Logements vacants : taxe sur les logements vacants.

Grandes entreprises : augmentation de l'impôt sur le profit des grandes sociétés.

+ Taxe sur le capital des grandes entreprises.

+ Inclusion totale des gains en capital pour les grandes entreprises

+ Impôt minimum progressif sur les grandes sociétés

QS veut presser le citron aux « méchantes » grandes entreprises…Ce n’est pas que je suis contre, mais c’est toujours la solution facile pour financer de belles grosses promesses électorales.

Institutions financières : taxe compensatoire des institutions financières.

QS veut presser le citron aux « méchantes » banques. Idem.

GAFAM : taxer les GAFAM.


Baisse d’impôt : baisse de l’impôt des particulier (total 30,1G$).

  • hausse de l’exemption personnelle de base à 20 000 $ plutôt que 15 728 $
  • réduction des taux d’imposition pour les paliers suivants : premier 46 295 $, baisse de 15 % à 13 %; et de 46 295 $ à 92 580 $, baisse de 20 % à 18 %.

Taxe sur les carburants : suspension de la taxe de 19,2 cents / litre.

+Exiger l'abolition de la taxe fédérale sur le carbone.

Très mauvais signal à envoyer aux agents économiques alors qu’il faut procéder d’urgence à une transition énergétique. Bonne chance au PLC dans sa négociation avec le fédéral…

Achat de maison : abolir droit de mutation lors de l’achat d’une maison si au moins deux enfants.

Abonnements sportifs : nouveau crédit d’impôt de de 500 $.

Familles de plus de deux enfants: nouveau crédit d’impôt.

Biens usagés et équipements et activités physiques : élimination de la TVQ, notamment sur l’achat d’équipement relié à la pratique du sport, et incluant les voitures d’occasion.

Proches aidants : hausse de crédits d’impôt.

Dividende de prospérité potentiel réduisant encore plus les impôts.

Le pays des licornes.


Le meilleur outil économique pour combattre l’inflation est la politique monétaire de la Banque du Canada (hausse des taux d’intérêt). Le gouvernement provincial a peu d’outils économique pour réduire l’inflation. Mais il peut soutenir les familles qui sont les plus affectées par la hausse des prix.

Bouclier contre l’inflation : baisse d’impôt pour classe moyenne.

+ versement de 600$ par adulte (revenu de 50000$ ou moins) et de 400$ (revenu de 50000$ à 100000$)

Ces versements stimuleront la consommation et aggraveront donc l’inflation. Il aurait fallu cibler les familles qui sont réellement dans le besoin.

+ Personnes âgées à bas revenu : 2 000$ par année.

+ Tarifs gouvernementaux : plafonnement des tarifs a un maximum de 3% pour les quatre prochaines années (ex. : tarifs d’Hydro-Québec).

Régimes d’imposition et assistance sociale : ajuster dès 2023 afin que l’aide gouvernementale suive l’inflation.


Tarifs d’électricité gelés.

+ suspendre prélèvement de la TVQ sur la facture d’électricité, d’ici à ce qu’un nouveau mécanisme de détermination des tarifs soit mis en place.

Crédit d’impôt pour solidarité : le bonifier le crédit d’impôt pour solidarité pour soutenir les plus démunis.

TVQ : abolir TVQ sur produits de première nécessité.


Aucune baisse d’impôt.

Allocation pouvoir d’achat : de 1 200 $ pour les personnes ayant un revenu inférieur à 50 000 $ et de 750 $ pour celles ayant un revenu entre 50 000 $ et 80 000 $. 

Crédit d’impôt pour solidarité : doubler le crédit d’impôt pour solidarité afin de donner un soutien supplémentaire aux personnes ayant les plus grands besoins. 

Salaire minimum : hausser graduellement le salaire horaire minimum des Québécois jusqu’à 18$.


TVQ : suspendre la TVQ sur des milliers de biens essentiel, jusqu’à temps que l’inflation se calme.


Taxe sur les carburants : suspension de la taxe de 19,2 cents / litre pendant 4 mois.

Très mauvais signal à envoyer aux agents économiques alors qu’il faut procéder d’urgence à une transition énergétique.


C’est de loin l’enjeu no. 1 des PME du Québec. Les entreprises refusent des contrats et doivent restreindre leur croissance par manque de main-d’œuvre.

Ramener les 65 ans et plus : cotisation au régime des rentes du Québec rendue optionnelle pour tous les salariés âgés de 65 ans et plus.

Diplomation professionnelle : l’augmenter dans des secteurs stratégiques (électricité, soudage, soutien informatique, etc.) accompagnés de bourses de 2 000 $.

Je n’aime pas ce système de bourses. Les pénuries touchent presque l’ensemble des métiers et des professions, et il est injuste de sélectionner quelques secteurs pour l’octroi de ces bourses relativement aux autres secteurs qui en ont tout autant besoin.

Formation professionnelle : modernisation de la formation professionnelle + offre élargie et renouvelée de formation à distance.

Requalification de travailleurs (budgets bonifiés).


Travailleurs expérimentés : favoriser la rétention et le retour.

+ congé de cotisations au Régime de rentes du Québec pour les 62 ans et plus.

+ Doubler l’exemption fiscale pour les personnes de 65 ans et plus. Elles ne paieront plus d’impôt sur les 30,000 premiers dollars gagnés.

Gain de productivité : Renforcer les efforts de numérisation, d’automatisation et de transition verte des entreprises.

Comment??? 

Requalification de travailleurs vers les secteurs où la demande est la plus forte.

Immigration : voir mesures sur l’immigration. Pour le PLQ, l’augmentation de l’immigration est une mesure contre les pénuries. Augmenter les seuils d’immigration, selon une fourchette comprise entre 67 500 et 70 000 immigrants.

Réseau des services de garde : favoriser le retour des jeunes parents sur le marché du travail en complétant le réseau à 8,70$, permettant à plus de parents d’être sur le marché du travail.


Travailleurs expérimentés : ramener 150 000 personnes expérimentées sur le marché du travail d’ici 2030.

+ rabais d’imposition de 15 % sur les derniers 35 000 $ déclarés en revenus, sans pénalité sur les rentes et les pensions, jusqu’à un revenu annuel maximal de 80 000 $.

+ arrêt des cotisations au Régime de rentes du Québec pour les personnes de 65 ans et plus qui continuent de travailler.


Immigration : voir mesures sur l’immigration. Pour QS, l’augmentation de l’immigration est une mesure contre les pénuries.


Travailleurs d’expérience : hausse de crédits d’impôt pour les plus de 60 ans pour les encourager à prolonger leur carrière, de 1 500$ à 3 000$ pour les 60-64 ans et de 1 650$ à 5 000 pour les 65 ans et plus.


Immigration dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Seuils d’immigration : limiter le seuil d’immigration à 50 000 par année.


Seuils d’immigration : augmenter les seuils selon une fourchette comprise entre 67500 et 70000 immigrants.

Reconnaissance des diplômes : accélérer cette reconnaissance pour les travailleurs qui proviennent d’une autre province ou d’un autre pays.

Ces travailleurs sont déjà ici! Aussi bien pouvoir bénéficier de leur expertise… 

Francisation : bonifier les investissements + favoriser développement d’initiatives de francisation en milieu de travail.

Ententes avec l’ensemble des régions du Québec afin qu’elles déterminent leurs propres besoins d’immigration pour tenir compte de leur capacité d’accueil et des besoins de main-d’œuvre dans tous les secteurs économiques.

Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) : obtenir le plein contrôle du gouvernement fédéral.

Excellente idée pour accélérer les trop longs délais de traitement, mais bonne chance dans la négociation avec le fédéral!

Programme de l’expérience québécoise (PEQ) : le remettre en place le dans sa version initiale.

+ accélérer le traitement des dossiers des étudiants étrangers.


Seuils d’immigration : environ 35 000 nouveaux arrivants par année, pour assurer pression linguistique moins importante.

Connaissance du français : exiger que 100 % des immigrants économiques aient une connaissance du français avant leur arrivée.

Quand une entreprise de haute technologie voudra embaucher le plus grand spécialiste mondial, elle sera bloquée. Les entreprises québécoises ont aussi le droit d’être les meilleures au monde. La solution passe par la francisation une fois arrivé sur le territoire québécois.

Régionalisation : cibler régionalisation de 50 % des nouveaux arrivants, avec une « voie rapide » pour celles et ceux qui s’engagent à s’installer en région et des incitatifs pour qu’ils y demeurent.

Intégration : augmenter de 50 % les budgets en matière d’intégration.

Passeport culturel : de 100 $ par année à tous les nouveaux arrivants.


Seuils d’immigration : entre 60 000 et 80 000 personnes.

Carrefours d’accueil en immigration : création dans chaque région. Guider les nouveaux arrivants dans leur processus d’immigration et faciliter leur arrivée.

Cela existe déjà dans certaines régions…

Immigration en région : mise en place d’une voie rapide vers l’immigration permanente en région.

L’immense majorité des immigrants en région connaissent le français et sont bien intégrés à la société québécoise. Ils participent à la vitalité économique et sociale de leur communauté. Leur apport est crucial au développement des régions. Les faire attendre de longues années pour obtenir un statut permanent au Canada est cruel et génère inutilement de l’anxiété psychologique chez ces personnes.

Francisation : 230 M $ d’argent neuf dans la francisation.

Billets culture : d’une valeur de 200$ par personne pour découvrir la culture québécoise pour les immigrants.

Reconnaissance des diplômes : élargir reconnaissance des diplômes des personnes immigrantes.


Seuils d’immigration : baisser les seuils actuels, mais sans établir de chiffre précis. 

Francisation : guichet unique, un parcours de francisation personnalisé et clé en main aux immigrants adultes.

+ un cursus de francisation obligatoire pour les nouveaux arrivants.

Travailleurs étrangers temporaires : réduire les délais de traitement des dossiers, négocier à court terme avec le gouvernement fédéral.

Reconnaissance des diplômes : élargir reconnaissance des diplômes des personnes immigrantes.


Dynamisme villes et villages : 470 M$ pour aider villes et villages à assurer les services de proximité et dynamisme des économies locales.

Politique nationale d’architecture et d’aménagement du territoire : nouvelles orientations gouvernementales.

Vieilles église : 140 M$ pour mettre en valeur, préserver, restaurer et requalifier vieilles églises et bâtiments patrimoniaux religieux.


Projet ÉCO : ce grand projet de transition énergétique (voir la section transition énergétique) est perçu par le PLQ comme du développement économique bénéfique pour la vitalité de l’ensemble des régions du Québec.

OUI, la transition énergétique est un projet de développement économique stimulant la vitalité des régions. Je suis heureux que le PLQ ne reconnaisse.

Charte des Régions (voir la section sur la décentralisation) : développer le plein potentiel de chaque région en favorisant la décentralisation et en proposant des solutions provenant du terrain qui seront mieux adaptées aux réalités locales.

Crédit d’impôt pour la revitalisation des régions ressources : nouveau crédit d’impôt pour y attirer de jeunes diplômés et de nouveaux arrivants.

Régionaliser l’immigration : ententes avec l’ensemble des régions du Québec afin qu’elles déterminent leurs propres besoins d’immigration pour tenir compte de leur capacité d’accueil et des besoins de main-d’œuvre dans tous les secteurs économiques.

+ moduler les exigences linguistiques afin d’accélérer l’obtention d’un CSQ lorsque la région dans laquelle compte s’établir le candidat immigrant est située à l’extérieur de la région métropolitaine.

Pôles d’enseignement supérieur en région : favoriser leur développement.

Loi sur la protection du territoire : réformer la Loi afin d’aider les producteurs face à l’étalement urbain et améliorer la protection des activités agricoles.

Investissements dans les infrastructures régionales : 1,1 G$ de plus par année pour combler le déficit en infrastructures dans les régions du Québec.


Voir la section sur la décentralisation.


Redevances ressources naturelles : revoir la proportion de redevances pour l’exploitation des mines qui est versée aux collectivités concernés pour assurer leur économie locale.

+ verser une autre part à des projets structurants et environnementaux, notamment à l’électrification des transports.


Le développement économique du Québec passe nécessairement par le développement de ses régions. Chaque région fait face à des défis de développement différent, et doit donc avoir les moyens pour mettre en œuvre une stratégie qui lui est propre, définie par elle-même (voir ma proposition sur ce sujet).

Point de la TVQ : pérenniser le transfert de la croissance d’un point de la TVQ aux municipalités.

La taxe foncière est la taxe la plus stupide au monde… Il faut donner aux municipalités des revenus plus stables et plus représentatifs de leurs impacts économiques sur leur communauté.


Charte des régions :

- Tenir compte des impacts des décisions du gouvernement sur la diversité régionale

- Instaurer un secrétariat par région

- Révision du cadre législatif municipal et d’aménagement du territoire

- Alléger le fardeau administratif des municipalités

- Doubler le niveau de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles avec les régions et les municipalités

- Soutenir le développement d’initiatives locales

- Immigration : Chaque région détermine leurs propres besoins d’immigration pour tenir compte des réels besoins dans tous les secteurs et de leur capacité d’accueil

- Stratégie en habitation

Enfin, une vraie stratégie très détaillée et crédible permettant de tenir compte des besoins des régions du Québec.

Fiscalité municipale : révision en profondeur de la fiscalité municipale.

La taxe foncière est la taxe la plus stupide au monde… Il faut donner aux municipalités des revenus plus stables et plus représentatifs de leurs impacts économiques sur leur communauté.

+ gouvernement du Québec payera l’entièreté de ses taxes foncières sur les édifices qui lui appartiennent comme les écoles ou les bureaux administratifs.

Redevances mines : revoir la proportion de redevances pour l’exploitation des mines qui est versée aux milieux locaux.


Budget aux villes : pour les 30 villes les plus importantes du Québec, rendre disponible des budgets leur permettant d’améliorer significativement leur offre de transport en commun.

Ministère du Développement régional : mettre sur pied un tel ministère, muni d’antennes dans toutes les régions. Harmoniser l’offre de services gouvernementaux sur le territoire, de cibler les besoins spécifiques, et de travailler de concert avec des instances décisionnelles en région.

Pourquoi ne pas décentraliser? Je ne pense pas que cela soit la solution. Les municipalités et les régions doivent interagir avec tous les ministères. Est-ce que ce ministère du Développement régional aura préséance sur les autres?

Ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine : désigner le premier ministre d’un gouvernement du Parti Québécois à ce titre.


Pacte fiscal municipal : nouveau pacte fiscal municipal afin de les libérer de la dépendance à l’impôt foncier.

+ Augmenter les transferts aux municipalités de 300 M$ par année.

La taxe foncière est la taxe la plus stupide au monde… Il faut donner aux municipalités des revenus plus stables et plus représentatifs de leurs impacts économiques sur leur communauté. 

Décentralisation régionale: mettre en place des instances régionales de gouvernance dotées de budgets et de pouvoirs reconnus.

Budgets décentralisés : décentraliser en faveur des régions les budgets et la gestion des services publics.

Culture : assurer une décentralisation de la culture. Accroissement des budgets des centres culturels régionaux et municipaux, des bibliothèques, ainsi que des organismes culturels régionaux.


Redevances ressources naturelles : revoir la proportion de redevances pour l’exploitation des mines qui est versée aux collectivités concernés pour assurer leur économie locale.

+ verser une autre part à des projets structurants et environnementaux, notamment à l’électrification des transports.


 

L’accessibilité économique de nombreuses régions du Québec est mise en péril par la faiblesse des moyens de transport disponibles. Les régions doivent disposer de moyens de transport pour assurer leur développement.

Transport interurbain : continuer d’investir dans le transport interurbain.


Transport interurbain : assurer un service fiable et accessible de transport par autocar, par avion et par traversier.

Tarif transports aériens : réduire tarifs en imposant tarif maximal pour les usagers.

Services aériens essentiels : mettre en place système d’appel d’offres pour maintenir des services aériens essentiels.

Traversiers : rendre gratuit l’accès pour les résidents québécois.

Taxi régional : programme de soutien pour l’industrie du taxi régional.


Transport : améliorer service dans les régions rurales, investir dans infrastructures municipales de transport actif.

Autopartage et vélopartage : déployer ces services dans toutes les régions du Québec.

PasseClimat : titre de transport annuel accès illimité à tous les réseaux de transport en commun du Québec locaux, métropolitains, régionaux et interurbains pour 365 $.


Québec-Rail : création d’un organisme pour offrir du transport interurbain. 5 lignes reliant principales villes du Québec. Lignes : Matane-Québec, Québec-Montréal, Québec-Sherbrooke, Sherbrooke-Montréal, Montréal Gatineau. 1140 km de rails au total. Trains électriques pouvant atteindre une vitesse de 160 km/h. Coût : 12 milliards $.

Je suis tout-à-fait d’accord avec la nationalisation du rail. Le CP, Via Rail et le CN ne font aucun effort notable pour améliorer les dessertes en région et surtout pour agir en tant qu’acteurs de la transition énergétique. Mais le réseau ferré appartient au CP et au CN, qui sont de juridiction fédérale… Vise –t-on la construction d’un réseau de rail indépendant? Est-ce que ce 12 G$ inclut l’entretien et le service? QS aime nationaliser. Ce que je proposerais plutôt, c’est de nationaliser le réseau de rail (monopole public), et de permettre à des entreprises privées, coopératives ou organismes publiques d’opérer des services de train sur ces rails, en louant le réseau au monopole public. De cette façon, ce dernier pourrait investir dans l’entretien et l’extension du réseau.

Québec-Bus : création d’un organisme pour offrir du transport interurbain par bus. 11 lignes qui complètent le réseau là où il n’y a pas de service sur rail. 4000 km de routes.

Ce service n’est pas rentable pour des entreprises privées. Mais il est primordial d’un point de vue de développement économique régional. Il y a donc un vide sur le marché qu’un organisme étatique peut combler.


 


Un must en 2022. Le fait que des communautés québécoises n’aient pas accès à l’internet haute vitesse ou aux réseaux cellulaires est proprement scandaleux.

Couverture cellulaire : compléter cellulaire d’ici 2026

+ convertir majorité du réseau à la 5G d’ici 2030.

Fibre optique : étendue partout au Québec.


Réseaux Internet haute vitesse : le compléter.


 


Bureau de projet responsable : étudier la faisabilité d’instauration de Réseau-Québec, une société d’État responsable d’offrir une infrastructure publique pour Internet.

Ah bien? QS ne propose pas de créer directement une nouvelle société d’État? On va étudier la question avant.


 


La transition énergétique n’est pas qu’un enjeu environnemental, car elle implique de profondes transformations économiques, tout en représentant des opportunités d’affaires pour des entreprises québécoises. Il s’agit donc d’un thème intimement lié au développement économique.

Émissions de gaz à effets : cible de réduction de 37,5% des émissions de GES d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990 et souhaite atteindre la carboneutralité d’ici 2050. 

Électrification des transports : atteindre 21 500 bornes de recharge de niveau 2 et 2 200 bornes rapides d’ici 2026.

Barrages : construction de nouvelles installations de production électrique.

Parcs éoliens : construire davantage.

Autres énergies : encourager biocarburants, bioénergie, géothermie et hydrogène.

Transport interurbain : continuer d’investir (voir Transport régional).

Filière en transports électrifiés : développer filière individuels et collectifs, de la fabrication de batteries jusqu’à leur recyclage.

Centre intégré sur les batteries électriques : 40 M$ pour financer la création pour stimuler la filière batterie et l’innovation.


Charte des régions :

Émissions de gaz à effets : augmenter la cible de réduction, passant de 37,5 %, sous le niveau de 1990, à 45 % pour 2030. 

Projet ÉCO : écologie et économie.

  • Électrifier au maximum transports et industries;
  • Grands projets de production énergétique renouvelable;
  • Réaliser des économies d’énergie;
  • Développer une nouvelle filière économique, l’hydrogène vert.

Loi sur la carboneutralité : établira des cibles quinquennales à atteindre jusqu’à la carboneutralité en 2050.

+ mesurer l’empreinte carbone de tout l’appareil gouvernemental.

Hydrogène vert : grand projet de développement de cette filière.

+ Hydrogène Québec : une nouvelle société d’État responsable de coordonner le développement de la filière.

+ Nationaliser la distribution de l’hydrogène

+ Soutenir projets de recherche et de développement de nouvelles technologies de production et de distribution de l’hydrogène

+ Soutenir essor technologique des procédés de production d’hydrogène et autres biocarburants propres

+ projets d’alimentation en hydrogène vert, d’installations industrielles d’importance, et le développement de pôles stratégiques à proximité des installations portuaires.

Recyclage des grandes ambitions politiques des années 60-80, basées sur les grands projets hydroélectriques, mais adaptées à l’hydrogène. Le problème, c’est que la transition énergétique exige une approche holistique intégrant une large diversité de sources d’énergies et de technologies. Pourquoi cette obsession de l’hydrogène?

Bourse du carbone : augmenter son efficacité.

Électrification des véhicules : bonification du Programme Roulez vert :, remettre en place les montants de remboursement qui ont été coupés dans le dernier budget.

+ accélérer transformation véhicules gouvernementaux.

+ tripler le nombre de bornes de recharge.

Plan d’efficacité énergétique : modifier le Code de construction du Québec pour favoriser utilisation de systèmes plus verts et matériaux plus efficaces.

+ éliminer l’utilisation des énergies fossiles dans les bâtiments publics.

+ Programme Réno-vert : le remettre en place pour faciliter transition énergétique dans secteur résidentiel. L’incitatif fiscal peut atteindre jusqu’à 10 000$.

Énergies solaires et éoliennes : plan de développement de nouvelles capacités énergétiques.

Réseau électrique intelligent : créer le réseau.

Biomasse : valorisation de la biomasse forestière.

Responsable scientifique : nomination d’un responsable scientifique assurant la coordination gouvernementale de la lutte contre les GES.

Pétrole : renonciation de l’exploration et de l’exploitation du pétrole et du gaz naturel au Québec.

Contrat et d'appel d'offres du gouvernement : mettre en place des critères sociaux et environnementaux.

Caisse de dépôt et placement du Québec : retirer la Caisse des énergies fossiles d’ici cinq ans.

Énergir : accélérer sa décarbonation.

REER vert : pour qu’il soit plus attrayant, d’un point de vue fiscal, d’investir dans des placements responsables plutôt que dans des investissements traditionnels.

Entreprises à mission : créer un nouveau type d’entreprises ayant comme caractéristique de poursuivre des objectifs de contribution sociale et environnementale, en plus de la rentabilité financière. Elles auront accès à une procédure accélérée et simplifiée pour l’obtention d’autorisations gouvernementales ou pour l’admissibilité à des programmes d’aide. Elles bénéficieront aussi d’allègements fiscaux.

COP-Québec : organiser une COP-Québec qui réunira des chercheurs, des scientifiques et des gouvernements de partout en Amérique du Nord.


Émissions de gaz à effets : réduire les GES internes du Québec de 45 % par rapport aux émissions de 2010.

+ réduction additionnelle du bilan mondial d’émissions en 2030 de 8,4 mégatonnes d’équivalent CO2 en finançant des réductions à l’extérieur du Québec et du marché du carbone Québec-Californie.

+ loi-cadre sur le respect des engagements climatiques

Attention : on mesure habituellement la réduction des GES par rapport à l’année 1990. Donc, ce pourcentage est difficilement comparable avec les propositions des autres partis.

Marché carbone : rehausser significativement la valeur des droits d’émission.

Taxation : surtaxe sur les combustibles fossiles.

Tarifs d’électricité : moduler les tarifs, selon les périodes de pointe et hors pointe, et en favorisant les technologies de stockage.

Production d’électricité verte : nouveaux projets de production d’envergure pour implantation post-2030.

Énergies renouvelables : augmenter production dont d’énergie éolienne et d'énergie solaire.

Biocarburants : stimuler la filière (biodiésel, bioéthanol, biométhanol, etc.).

Véhicule électrique : rétablir subvention à l'achat d'un véhicule électrique neuf à 8 000 $.

Bornes de recharge : étendre le réseau d’infrastructures de recharge public (mandat Hydro-Québec).

+ Obliger nouvelles constructions à être 100% « prêtes pour la recharge » (« EV-ready »).

Véhicules à essence : devancer à 2030 l’interdiction de vente des véhicules à essence (au lieu de 2035).

Contrat et d'appel d'offres du gouvernement : Ajouter des critères de performance environnementale et d’écofiscalité.

+ administrations publiques au Québec servent de « banc d’essai » ou de « vitrine technologique » pour technologies propres ou innovations québécoises. 

Transport : améliorer service dans les régions rurales, déployer services d’autopartage et de vélopartage dans toutes les régions du Québec, investir dans infrastructures municipales de transport actif, électrifier les traversiers, soutenir micromobilité personnelle et partagée, etc.

Autoroutes : moratoire dans l’augmentation de la capacité routière à des fins de navettage quotidien.

PasseClimat : titre de transport annuel accès illimité à tous les réseaux de transport en commun du Québec locaux, métropolitains, régionaux et interurbains pour 365 $.

Aménagement du territoire : financer projets d’aménagement urbain durable (réduire distances et créer quartiers propices aux modes de déplacement actifs, collectifs et partagés), soutenir et promouvoir choix de localisation écoresponsables pour logement abordable et industrie, etc.

Industrie : bonifier programme ÉcoPerformance, substitution des énergies polluantes par l’électricité et la biomasse, stimuler la R&D technologies propres, promouvoir économie circulaire, imposer adoption de technologies de captage ou de récupération de chaleur dès la conception de nouvelles usines, programme d’appui technique et financier pour le captage, l’utilisation et le stockage du carbone en industrie, etc.

Bâtiment résidentiel, commercial et institutionnel : interdire utilisation de combustibles fossiles et gaz naturel dans nouvelles constructions, bonifier programmes d’efficacité énergétique, promouvoir bois comme matériau de construction, implanter système de cotation et de divulgation de la performance énergétique et d’émission de GES des bâtiments, etc.

Agriculture : amorcer une électrification ambitieuse de l’agriculture pour réduire utilisation de combustibles fossiles.

Critères d’écoconditionnalité : pour les nouvelles installations industrielles.

+ Rendre programmes de financement du gouvernement conditionnels à l’atteinte de certains critères.

Matières résiduelles : capter émissions et méthane aux sites d’enfouissement, biométhanisation et compostage, valorisation énergétique des déchets, etc.

Véhicules lourds : adopter norme véhicules zéro émission (VZE), stimuler la production de biodiésel, soutien financier à l'électrification.

Caisse de dépôt et placement du Québec : retirer la Caisse des énergies fossiles.


Vision 2030 : plan de lutte aux changements climatiques.

Émissions de gaz à effets de serre : réduire émissions de GES de 55% d’ici 2030 par rapport à 1990. 

Voitures à essence : devancer à 2030 interdiction de vendre voitures à essence et interdire l’immatriculation des véhicules à essence à partir de 2040.

+ Programme d’inspection et d’entretien des véhicules : mettre en place un tel pour les véhicules de plus de 10 ans.

Bonus-malus : imposer un bonus-malus pour les véhicules conventionnels de passagers, en moyenne 15 % du prix d’achat entre 2023 et 2030 (Exemption pour familles nombreuses et les usages liés au travail.

Bornes de recharge : établir vaste réseau de bornes de recharge.

Transport par camion: adopter norme Véhicule zéro émission (VZE) pour camions moyens et lourds.

+ normes sur la teneur minimale en carburants renouvelables.

+ Interdire d’ici 2030 usage d’un véhicule / camionnette non électrique pour les livraisons locales.

Québec Rail et Québec Bus : voir Transport régional.

Nationaliser toutes les formes d’énergie : nationaliser sous contrôle régional l’ensemble des industries produisant des énergies renouvelables (éolien, solaire, etc.).

Stratégie ferroviaire : adopter une stratégie ferroviaire pour le transport des marchandises.

Autoroutes : refuser tout projet d’augmentation de la capacité autoroutière, sauf pour motif de sécurité routière ou de désenclavement des communautés.

Transport collectif : réduire de 50% les prix des titres de transport collectif pour l’ensemble du Québec.

Fonds d’urgence climatique de 500 M$ par année pour répondre à des événements climatiques de plus en plus extrêmes.

Redevances sur les ressources naturelles : les augmenter afin de financer la transition écologique à l’échelle des villes et des régions.

Transport d’hydrocarbures : interdire tout projet de transport d’hydrocarbures, au moyen d’oléoducs et de gazoducs, en sol québécois.

Aménagement du territoire : politique de localisation des entreprises et des édifices publics dans les axes de mobilité durable.

+ Protéger le territoire agricole et créer des zones de conservation en milieu agricole.

Plans de gestion des déplacements : Obliger toutes les organisations publiques, parapubliques et privées de plus de 50 employés à développer des plans de gestion des déplacements pour leur personnel, chiffrer l’impact GES, les divulguer et adopter une cible de réduction compatible avec la cible nationale.

Solution bureaucratique inutile qui augmentera la papasserie pour les entreprises. La solution passe par une augmentation du prix du carbone qui incitera naturellement et spontanément les organisations à développer des mesures de mitigation.

Stratégie sur le transport des marchandises axée sur la réduction des déplacements à vide des camions et sur le transfert modal vers le ferroviaire et le maritime par la mise sur pied de hubs de transport multimodaux mutualisés.

Je n’ai aucune idée comment QS va mettre en œuvre concrètement cette proposition…

Secteur du bâtiment : réduire et éventuellement interdire chauffage aux énergies fossiles et rendre éventuellement obligatoire la biénergie avec thermopompe et accumulateur de chaleur, développer un système de cotation énergétique des bâtiments, encourager construction de bâtiments institutionnels et de bâtiments publics en bois.

Secteur industriel : réduire les quotas dans le Système de plafonnement et d’échange de droits d’émission, instaurer une taxe dissuasive sur les émissions excédentaires de 100 $ la tonne (jusqu’à 205 $ la tonne en 2030).

+ recours aux crédits carbone sera limité : grands émetteurs devront réaliser au moins 70 % de leurs réductions d’ici 2030 localement.

+ inciter les manufactures à se tourner vers procédés électrifiables ou pour lesquels une technologie propre mature existe.

Voilà des mesures incitatives qui vont concrètement et profondément accélérer la transition énergétique. Et en plus, on évite l’achat douteuse de crédits carbones à l’étranger.

Secteur agricole : déterminer des cibles de réduction sous-sectorielles de GES.

+ Offrir un soutien technique et financier aux agriculteurs pour les aider à atteindre la neutralité carbone.

Secteur des déchets : captage actif des biogaz dans les sites d’enfouissement

+ Interdire l’enfouissement des matières organiques.

+ Réforme de la stratégie d’enfouissement au Québec

Milieux naturels : Rehausser la protection des milieux naturels de manière à éviter la conversion des prairies et des forêts urbaines et à restaurer les marais salés.

Autres : ralentir croissance vols privés domestiques, accélérer électrification taxis (100 % d’ici 2030), accélérer l’électrification des taxis pour atteindre 100 % d’ici 2030, dédier 1 % du Plan québécois d’infrastructures au financement d’infrastructures vertes, requalification de la main-d’œuvre travaillant dans industries polluantes.


Émissions de gaz à effets : déterminer des cibles de réduction réalistes.

Mais encore ?? Le gouvernement a les moyens d’accélérer la transition énergétique, que ce soit au niveau incitatif, technologique, réglementaire, etc. Le PCQ ne comprend pas la nature de l’urgence climatique. 

Électrification : électrifier progressivement les transports.

Sauf que le PCQ ne prévoit, dans son cadre budgétaire, aucun montant supplémentaire à cet objectif.

Voiture électrique : cesser graduellement les subventions à l’achat.

Biocarburants : cesser progressivement les subventions.

Taxes carbones : verser les revenus provenant des taxes carbones aux Fonds des générations plutôt qu’au Fonds verts. Ici, je dois citer le programme : « Si la hausse des températures justifie des mesures de mitigation des effets du climat, ces fonds seront à la disposition des générations futures ».

Le petit texte entre guillemet est tellement idiot que je ne sais pas par où commencer. Le PCQ ne croit manifestement pas à l’urgence climatique, un aveuglement patent devant les effets du réchauffement de la planète qui causent déjà des catastrophes gravissimes partout dans le monde. Attendre plus tard pour régler le problème est suicidaire.

Exploitation des hydrocarbures : autorise cette exploitation au Québec.

+ Projet GNL-Québec : relancer le projet GNL-Québec.

Transport en commun entièrement gratuit à Québec : projet-pilote dans la région de Québec.

Le PCQ veut possiblement démontrer que, même gratuit, les gens ne prendront pas davantage le transport en commun. Cette façon de penser est totalement stupide économiquement. Le problème ne vient pas de la demande, mais de l’offre. Peu importe le prix, si les gens ne perçoivent pas le transport en commun comme une option alternative facile et rapide à la voiture, ils ne le prendront pas.

Autres : encourager l'entrepreneuriat en environnement.


 


Forêts : augmenter investissements pour l’aménagement durable des forêts + politique d’aménagement durable de la forêt.

+ revoir le régime forestier.

+ valorisation de la biomasse forestière.

Filière du bois : projets de transformation de produits polluants vers des produits issus du bois.

+ soutenir initiatives d’utilisation du bois dans la construction.

On sous-estime au Québec le potentiel d’utilisation durable du bois, en particulier dans la construction.

Pêches : stratégie de valorisation des produits de la pêche et de l’aquaculture.

Redevance mines : revoir proportion de redevances pour l’exploitation des mines qui est versée aux milieux locaux.

+ augmenter travaux de restauration des sites miniers abandonnés.

+ Limiter déversement déchets miniers dans les cours d’eau.


 


 Forêt : instaurer une Commission Coulombe 2.0 et une nouvelle politique de gestion durable des forêts.

Industrie du bois : déterminer cibles d’utilisation du bois d’œuvre dans la construction.

Redevances sur les ressources naturelles : les augmenter afin de financer la transition écologique à l’échelle des villes et des régions.


Redevance mines : établir des redevances minières plus justes.


Autonomie alimentaire : investissements dédiés à l’autonomie alimentaire.

+ favoriser l’achat local. 

Relève agricole : 50 millions $ pour aider la relève à acquérir des terres agricoles.

Agriculture durable : 50 millions $ pour accélérer l’adoption de pratiques agricoles écoresponsables.


Financière agricole : révision complète des programmes de la Financière agricole, mieux répondre aux impacts liés à la crise climatique et aider jeunes producteurs à se développer. 

Microdistilleries : développement des microdistilleries en s’assurant de revoir leurs relations avec la Société des alcools du Québec (SAQ).

Relève agricole : incitatif fiscal lors de la vente d’une terre à la relève (soutenir jeunes producteurs).

+ réglementer l’acquisition de terres agricoles par des personnes qui n’ont pas l’intention de pratiquer l’agriculture sur des terres à fort potentiel agronomique

+ Morcellement de terres agricoles : permettre le morcellement à l’abri des promoteurs et spéculateurs.

Loi sur la protection du territoire : réformer la Loi afin d’aider les producteurs face à l’étalement urbain et améliorer la protection des activités agricoles.

Agriculture plus verte : soutenir agriculture plus verte, limitée en pesticides.

+mettre en place un « guichet unique » pour leur permettre de s’adapter à la réglementation qui évolue rapidement.

Fonds pour favoriser le bien-être des agriculteurs et le déploiement de travailleurs de rang sur tout le territoire.


Protéger les terres agricoles : modifier la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles pour que cesse, autant que possible, le dézonage.
+ incitatifs pour cultiver une terre se trouvant en friche.

Achat local : encourager l’achat local en agro-alimentaire. 70 % de la nourriture servie dans écoles, hôpitaux, cafétérias des ministères et autres institutions publiques proviendra du Québec.

Compétitivité : rendre entreprises agricoles plus résilientes, notamment automatisation et nouvelles technologies.

Relève agricole : appuyer la relève. Incitatifs fiscaux aux vendeurs.
+ prêt à long terme pour l’acquisition d’actifs agricoles, à taux fixe et bas.

Gaspillage alimentaire : cibler causes techniques, institutionnelles et comportementales sur l'ensemble de la chaîne.


Agriculture locale et durable : nouvelle politique en agriculture, 200 M$ par année.

Loi anti-spéculation : interdire l’achat des terres agricoles par les fonds d’investissements privés, les institutions financières ou les sociétés immobilières.

QS va découvrir que la spéculation ne vient pas uniquement des méchantes institutions financières…. Vision manichéenne et simpliste de la spéculation.

Réseau de fiducies foncières agricoles : mettre à la disposition des jeunes agriculteurs des terres agricoles à fort potentiel agronomique.

Filet de sécurité sociale : bonifier filet de sécurité sociale propre aux agriculteurs.

Agriculture biologique : bonification programme de soutien à la conversion à l’agriculture biologique.

+ Certification biologique : soutien technique et financier aux agriculteurs et rembourser la certification biologique.

Intrants dangereux pour la santé : mécanismes afin d’éviter le recours aux intrants qui présentent danger pour la santé des populations et des écosystèmes (ex. : glyphosate et néonicotinoïdes).

Territoire agricole : protéger le territoire agricole et créer des zones de conservation en milieu agricole. Bloquer étalement urbain et empiètement des villes sur les terres agricoles.

+ protection du territoire compatibles avec la production sur de petites parcelles.

Québec Mer : création de la plateforme commerciale Québec Mer pour faciliter l’accès aux produits marins du Québec.

Chez QS, on aime cela créer des « Québec Quelquchose » … La majeure partie de la commercialisation des produits de la mer au Québec est axée sur l’exportation. Mais il a des motifs économiques qui expliquent cela. Il faut travailler avec l’ensemble de la filière pour permettre de commercialiser les produits de la mer après des gens, des restaurateurs et des institutions au Québec.

Règles d’étiquetage des produits de la mer : pratiques d’identification et de traçabilité. Provenance exacte, la date de capture, la zone de pêche, la méthode et le type d’engins de pêche utilisés.

Gaspillage alimentaire : loi pour empêcher les grandes organisations du domaine alimentaire de jeter les invendus comestibles. Transférer invendus à organismes qui en feront la redistribution ou à entreprises de revalorisation.

+ programme de soutien aux organismes partenaires 12,5 M $ par année.

Cette mesure est financée, maximisant ses chances de fonctionner!

Achat local : politique d’achat alimentaire local dans les institutions publiques, écoles, hôpitaux, CHSLD, CPE, pour atteindre 70% d’aliments locaux.

+ certification « Fabriqué au Québec »

Politique d’approvisionnement local : visera à soutenir les PME régionales par la création de centres de distribution locaux facilitant la mise en marché et la distribution des biens, produits et services locaux. Ex. : réseau public d’abattoirs régionaux.

Encore la création de structures étatiques plutôt qu’une solution plus efficace et souple répondant aux vrais enjeux.

Acériculture : fin de la préséance de l’industrie forestière sur l’acériculture sur les terres publiques.

+ engagement de protéger 200 000 hectares d’érablières. 

Biométhanisation : soutenir financièrement biométhanisation agricole et gestion des fumiers pour récupérer méthane. Valoriser ce biogaz pour les usages locaux.

Agroforesterie : encourager le développement de l’agroforesterie au Québec.


Agence de soutien aux producteurs agricoles : créé au sein du MAPAQ, pour effectuer un accompagnement bienveillant pour l’atteinte d’objectifs agro-environnementaux.

Achat local et circuit court : favoriser initiatives de production et de mise en marché des produits locaux en circuit court.

Recherche et développement : favorise la recherche et le développement en matière agro-environnementale.

Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles : amorcer une grande consultation.

Acériculture : préserver 200 000 hectares dans les forêts publiques.

Relève agricole : Demander au MAPAQ de produire des recommandations pour faciliter la relève.

Fonds régions et ruralité (FRR) : bonifier.

Gaspillage alimentaire : légiférer en matière de services essentiels pour y ajouter un service minimum de tous les transformateurs alimentaires primaires.

Projets miniers ou énergétiques: investir dans des infrastructures structurantes.


La culture représente de plus en plus un secteur très structurant pour l’économie du Québec. Je retiens ici des propositions contribuant au dynamisme économique du secteur des arts et de la culture ou leurs impacts sur le développement des communautés.

Arts et culture : soutien accru aux artistes.

Espaces bleus : continuer de déployer les Espaces bleus, ces musées consacrés au patrimoine québécois.


 


Travailleurs culturels : création d’un véritable statut d’emploi, inspiré du programme de l’intermittence du spectacle en France, pour qu’ils ne soient plus considérés comme des travailleurs autonomes.

Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications québécoises : créer un tel organisme – l’équivalent du CRTC – pour le Québec.

Bureau de promotion du contenu culturel québécois : créer un tel organisme pour représenter le Québec auprès des plateformes mondiales.

Passeport culturel : de 100 $ par année aux étudiants du secondaire et du collégial, ainsi qu’à tous les nouveaux arrivants.


Rapatriement de pouvoir : rapatrier les pouvoirs en culture et en télécommunications afin de financer la culture et les médias d’ici.

Si le fédéral le veut bien… D’ailleurs, cela suppose que le fédéral ne finance pas la culture et les médias d’ici? Et Radio-Canada? Et l’ONF? Et le Conseil des arts du Canada?

Plateformes numériques : exiger des différentes plateformes numériques qu’elles garantissent l’accès et la mise en valeur de contenu québécois.

« SÉPAQ patrimoine » : acquérir des bâtiments patrimoniaux pour les transformer en établissements touristiques et centres culturels.

Travailleurs culturels : développer un modèle de sécurité de revenus pour les artistes et les travailleuses et travailleurs autonomes de ce secteur.

Culture - transition numérique : augmenter financement à la diffusion numérique des productions artistiques québécoises pour les rendre accessibles partout au Québec et dans le monde.

Livres : prix réglementé sur les livres neufs et d’assurer qu’une juste part de ce prix revienne aux autrices et aux auteurs.

Sorties culturelles : chaque élève du primaire et du secondaire aura accès à 4 sorties culturelles gratuites par année scolaire.


 


Rien!


Rien!


Rien!


Rien!


Rien!


Avec le départ à la retraite d’un grand nombre de dirigeants de PME, il faut absolument éviter la fermeture de ces entreprises., de façon à maintenir la richesse économique qu’elles génèrent. Le gouvernement a donc tout intérêt à soutenir le repreneuriat.

Relève agricole : 50 millions $ pour aider la relève à acquérir des terres agricoles.

A part la relève agricole, pourquoi la CAQ n’a-t-elle rien à proposer sur le thème de la relève d’entreprise?????


Repreneuriat : stratégie pour favoriser le repreneuriat des entreprises.

Relève agricole : incitatif fiscal lors de la vente d’une terre à la relève (soutenir jeunes producteurs).

+ réglementer l’acquisition de terres agricoles par des personnes qui n’ont pas l’intention de pratiquer l’agriculture sur des terres à fort potentiel agronomique

+ Morcellement de terres agricoles : permettre le morcellement à l’abri des promoteurs et spéculateurs.


Relève agricole : appuyer la relève. Incitatifs fiscaux aux vendeurs.

+ prêt à long terme pour l’acquisition d’actifs agricoles, à taux fixe et bas.


 


Relève agricole : demander au MAPAQ de produire des recommandations pour faciliter la relève.

Le PCQ n’a pas d’idées sur ce sujet?


Mesures touchant la compétitivité des entreprises.

Réduire le fardeau bureaucratique : allègement réglementaire et administratif pour les entreprises et les citoyens.


Programmes d’aides COVID aux entreprises : prévoir plus de flexibilité pour le remboursement des prêts accordés. Automatiquement, ce délai passerait de trois à cinq ans.

Fiscalité des PME : élargir l’application de la déduction pour petite entreprise (DPE) pour que les très petites entreprises et les travailleurs autonomes paient moins d’impôts.

+ Fonds des services de santé : diminuer la pression des taxes sur la masse salariale des PME en réduisant les taux de cotisation au Fonds des services de santé.

+ R&D : soutenir plus efficacement la R&D en revoyant les crédits d’impôt existants pour qu’ils soient plus efficaces.

Réduire le fardeau bureaucratique : allègement réglementaire et administratif pour les entreprises. Concept du « 1 pour 1 » comme objectif minimal de réduction du fardeau des entreprises.


 


 


Baisse des aides aux entreprises.

Il y a des centaines de types de soutien financiers aux entreprises. Chacun vise un objectif particulier. Leur efficacité varie grandement d’un programme à l’autre. Qu’est-ce que le PCQ veut abolir exactement lorsqu’il parle « d’aides aux entreprises »? Ne serait-ce pas une bonne idée de faire une évaluation complète des programmes de soutien aux entreprises avant de vouloir tous les abolir sans distinction? Proposition purement idéologique.

Réduire la réglementation : vaste chantier de révision de la réglementation qui analysera le rapport coûts / bénéfices des réglementations et éliminera celles qui nuisent sans apporter de bénéfices tangibles.

Taxe de formation de 1% : abolir cette taxe.


 


 


 


Traités de libre-échange : renégocier les traités de libre-échange qui ont été négociés par le Canada pour conclure des ententes commerciales de coopération avec les pays basés sur le respect des droits individuels et collectifs, notamment ceux des peuples autochtones, ainsi que sur la justice sociale et environnementale.

Un gouvernement provincial va renégocier des traités internationaux?? Non seulement il s’agit clairement d’une juridiction fédérale, mais aucun pays partenaire ne souhaitera négocier avec une province. Je comprends l’intention, mais c’est avec ce type de propositions bidons et impossibles à mettre en œuvre que QS se décrédibilise.


 


Zones d’innovation : Continuer de créer de telles zones dans les différentes régions du Québec.


 


 



 


Le niveau d’éducation de la population a des impacts importants sur le développement économique, notamment en lien avec la formation de la main-d’œuvre, les capacités d’innovation et de R&D, les pénuries de main-d’œuvre, la pauvreté générée par le décrochage scolaire, les capacités entrepreneuriales, etc. Je retiens ici uniquement les mesures ayant un lien avec le développement économique.

Lutte contre le décrochage scolaire : plus de services aux élèves en difficulté, généraliser le programme de tutorat, rénovation/construction écoles (2 G$), valoriser lecture, etc.


Écoles : Grand chantier de remise à niveau des écoles primaires et secondaires (4 G$).

Programme de tutorat : le rendre permanent.


Lecture : grand chantier pour améliorer les aptitudes des Québécois en français écrit, en lecture et en communication.

+ 100 M$ pour des ressources dans les écoles et formation professionnelle.

Stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme : réduire le taux d’analphabétisme de 50 % d’ici 2030.

Écoles : accélérer la rénovation des écoles, ajouter 575 M$ par année, sur 4 ans au lieu de 10 ans.


Droits de scolarité : réduction des droits de scolarité postsecondaires.

Gratuité scolaire au primaire et au secondaire.

+ abolition des frais des projets pédagogiques particuliers.

Écoles : vaste chantier de rénovation, d’agrandissement, de verdissement et de construction.


Écoles : augmenter budget d’entretien + chantier national pour construction de nouvelles écoles modernes + rénovation. 

Prêts et bourses : hausse des prêts et bourses pour les étudiants travaillant dans certains secteurs essentiels (agriculture, soins de santé, soins aux aînés, santé, etc.)

+ modifier le programme pour que les étudiants ne soient pas pénalisés lorsqu’ils travaillent pendant leurs études.


Éliminer le gaspillage gouvernemental : revoir la performance des programmes, notamment meilleure gestion de l’informatique et des technologies de l’information.

Réduire le fardeau bureaucratique : allègement réglementaire et administratif pour les entreprises et les citoyens.Achat local : revoir les politiques d’achat de l’État pour mieux soutenir les entreprises québécoises afin qu’elles puissent grandir et fabriquer au Québec (soutenir l’achat local).

Numérisation gouvernementale : numériser l’accès aux services gouvernementaux.


Achat local : revoir règles des appels d’offres publics notamment pour donner plus de considération au critère d’achat local.

Stratégie de l’économie circulaire.

Loi pour contrer l’obsolescence programmée.

 


Bureau québécois de la concurrence : créer un tel bureau, notamment pour combattre les cartels dans le domaine de l’essence.

Équité salariale : réformer la Loi sur l’équité salariale pour lui donner plus de mordant.


Salaire minimum : hausser le salaire minimum à 18$ l’heure.

4 semaines de vacances et plus de congé 

Fonds anti-spéculation immobilière : rendre abordables 10 000 maisons et condos partout au Québec, 25% moins chères, sans risques et sans surenchère, financés par ce fonds, par des fiducies foncières communautaires. Dans ce modèle, le terrain devient public et le bâti appartient à un particulier et c’est un organisme qui administre les transactions. Fonds anti-spéculation de 1 G $, administré par la Société d’habitation du Québec et géré par des organismes locaux qui comprennent bien le tissu social et immobilier.

+ taxe sur les logements vacants.

Salaire maximum : imposition d’un salaire maximum au sein du secteur public et des sociétés d’État, ainsi que dans les entreprises qui reçoivent de l’aide financière de l’État.

Quelle mesure stupide. On va assister à un exode massif vers le privé, privant les sociétés d’État de personnes ayant le plus d’expertises et de compétences. On ne fait que déplacer le problème. Pour s’attaquer au problème des inégalités de revenus dans la société, il faut avoir une vision globale, utilisant plusieurs leviers économiques (impôts, application des lois sur la concurrence, taxes, qualité de l’éducation, etc.).

Régime de retraite public et universel : créer un tel régime au Québec.

35 heures : instaurer progressivement la semaine de 35 heures de travail sans perte de salaire.

Déclaration de revenus unique gérée par le Québec.

Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) : verser 100% du salaire lors du congé parental pour les personnes à faible revenu.

Équité salariale : élargir la portée de la Loi + améliorer les délais de traitement.

Logement : contrôle obligatoire des coûts de location appuyé sur un registre des loyers.

Réduction du temps de travail : réformer Loi sur les normes du travail pour qu’un minimum de 10 congés payés (maladie/famille) et de 12 jours fériés soient accordés à l’ensemble des personnes salariée + principe d’un jour férié par mois ainsi que l’accès à un minimum de 4 semaines de vacances par année.

Syndicalisme : faciliter processus de syndicalisation + interdire recours au lock-out + étendre le droit de grève.

+ En cas de conflit de travail, prévoir suspension, pour la durée du conflit, de toute forme de subvention étatique, avantages fiscaux ou soutien gouvernemental à l’entreprise.

QS prend d’ors et déjà position pour la partie syndicale, avant même de connaître la nature du conflit de travail? Ah j’oubliais : les entreprises sont nécessairement méchantes…QS semble oublier qu’en situation de pénuries de main-d’œuvre, ce sont les salariés qui disposent du gros bout du bâton. 

Revenu minimum garanti : projet pilote en vue de créer un tel programme.

Obsolescence programmée : mettre fin à l’obsolescence planifiée et à légiférer pour garantir le droit à la réparation.

Redevances sur l’eau : redevances pour les entreprises qui exploitent l’eau potable à des fins commerciales seront augmentées de façon significative.

AirBnB : encadrer AirBnB de manière plus serrée.


SAQ : mettre fin au monopole de la SAQ. Libéralisation de la distribution des vins et des alcools.

C’est une proposition que je défends depuis de nombreuses années (voir mon Plan cavistes pour une libéralisation du marché). Mais ce n’est pas par conviction idéologique que je souhaite mettre fin au monopole de la SAQ. Je souhaite plutôt promouvoir la gastronomie et le plaisir du vin : diversité de produits et esprit de découverte, qualité du conseil, augmentation des connaissances, offre de vins de qualité, mise en valeur des petits producteurs, etc.

Logement : fixation des loyer + aider les locataires démunis plutôt que subventionner le béton.


Analyse Twitter du budget 2022 du Gouvernement du Québec

Retrouvez ici tous mes gazouillis de mon analyse Twitter en direct du budget 2022 du Gouvernement du Québec, le mardi 22 mars dès 16h30.

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