CAQ
Coalition avenir Québec
7/10
2022 : 7,4/10 ▼ -0,4

Voici une analyse des engagements électoraux en matière de développement économique des quatre grands partis politiques provinciaux du Québec.
Je donne une note sur 10 au programme de chaque parti selon la capacité de ses engagements électoraux à concrètement et efficacement améliorer la situation économique du Québec en matière de développement économique.
Comment lire cette analyse
Proposition particulièrement appréciée
Proposition qui semble être une mauvaise idée
🤔 Proposition qui laisse l’auteur perplexe
Texte en italique Commentaire éditorial de l’auteur
Mises en garde
J’ai l’impression que les partis politiques ont été un peu paresseux cette année : des plateformes minimalistes et l’absence d’une vision claire, cohérente et détaillée de développement économique pour le Québec. On mise beaucoup sur quelques mesures phares plutôt qu’une vision d’ensemble. D’ailleurs, vous verrez de nombreuses cases vides dans certains thèmes économiques, ce qui était moins le cas dans les précédentes élections.
Par ailleurs, tous les partis politiques, sauf Québec Solidaire, comptent faire le ménage dans le fonctionnement de l’État pour extraire des gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental, incluant des réductions de postes. Je suis d’accord. Mais lorsqu’ils financent de nouvelles mesures coûteuses sur la base d’hypothétiques gains issus d’une réorganisation gouvernementale, c’est très risqué.
Réduire les coûts de fonctionnement de l’appareil gouvernemental sans couper dans les services est une mission très difficile qui exige du temps et de la réflexion. Une stratégie plus raisonnable serait d’abord de faire le ménage, sérieusement et méthodiquement, et d’attendre la réalisation effective des gains d’efficience avant de promettre des baisses d’impôt ou des dépenses supplémentaires financées par de tels gains de productivité.
CAQ
Coalition avenir Québec
7/10
2022 : 7,4/10 ▼ -0,4
PLQ
Parti libéral du Québec
7,8/10
2022 : 8/10 ▼ -0,2
PQ
Parti Québécois
7,4/10
2022 : 7,2/10 ▲ +0,2
QS
Québec solidaire
6,3/10
2022 : 6,9/10 ▼ -0,6
PCQ
Parti conservateur du Québec
6/10
2022 : 4/10 ▲ +2
Chaque fiche réunit mon appréciation générale, les faits saillants du programme, les points positifs et les points négatifs. Cliquez sur un parti pour ouvrir sa fiche.
J’ai fortement critiqué les stratégies de développement économique du gouvernement de la CAQ ces dernières années, y compris sur la filière batterie et sur la mise en œuvre des zones d’innovation. Par conséquent, je concède que j’ai lu la plateforme économique de la CAQ (« Équipe Fréchette », de son petit nom) initialement dans de très mauvaises dispositions. Christine Fréchette reconnaît indirectement les erreurs de son gouvernement en proposant un interventionnisme économique qui serait maintenant plus « ciblée » et plus « rigoureuse ». Mais l’approche économique reste la même. En revanche, c’est le seul parti à présenter une certaine vision de développement économique pour le Québec, sans réellement aller dans le détail cependant.
Malheureusement, si la plateforme économique de la CAQ n’est pas mauvaise en soi, elle me semble paresseuse, sans grandes nouvelles idées, avec la multiplication de mesurettes ciblant des micro-électorats (soins vétérinaires, prothèses auditives, plein air, etc.). Certes, tous les partis politiques font le même truc. Mais si l’on perçoit une certaine ligne directrice dans les programmes des autres partis, les propositions de la CAQ ressemblent davantage à un assemblage hétéroclite de promesses. J’ai d’ailleurs ajouté dans mes commentaires un nouvel émoji, spécifiquement destiné à la CAQ : un bonhomme qui est perplexe 🤔. C’est ma réaction face à plusieurs curieuses propositions du parti.
Le commentaire récurrent dans mon analyse de la plateforme de la CAQ, c’est « trop peu, trop tard ». Le parti propose des éléments qui étaient d’actualité pendant leur mandat, mais qu’il n’a pas réussi à livrer : régime forestier, mesures pour accélérer la construction de logement, réforme du Code du bâtiment, accès des PME aux marchés publics, politique d’achat québécois, etc.
Conclusion : j’accorde une note de 7,2/10 à la plateforme de la CAQ. Rien de très mauvais, plusieurs enjeux importants traités, mais un peu paresseux.
Contrairement aux autres partis, je n’ai attribué aucun à des mesures du PLQ. Le parti propose toute une série de mesures que je considère comme majoritairement utiles, efficaces et pragmatiques, et qui répondent à des enjeux concrets. On sent une certaine cohérence à travers l’ensemble des propositions. C’est le seul parti à présenter une stratégie relativement intégrée de développement économique, avec des mesures concernant l’innovation, la relève d’entreprise, le repreneuriat, l’entrepreneuriat, etc.
En contrepartie, tout est très beige! Ça manque cruellement d’ambition!
Je comprends que le PLQ cherche à démontrer qu’il est prêt à gouverner de façon responsable. Mais il y a chez l’électeur québécois un fort vent de changement, d’où l’opportunité de présenter une stratégie plus ambitieuse, et qui trace une vision économique du Québec à long terme.
Pour cette raison, je donne une note de 7,8/10, soit sous les 80 %.
Le programme du PQ alterne entre une approche économique responsable et raisonnée, et des mesures électoralistes, voire populistes. Du côté de la responsabilité, le PQ se montre sérieux dans son objectif d’atteindre le déficit zéro; il maintient les versements au Fonds des générations ainsi que la provision pour éventualités; il finance (généralement) ses nouvelles dépenses, et il touche à plusieurs enjeux importants (coût de la vie, itinérance, logement, culture, etc.). Du côté électoraliste, il promet une baisse des taxes sur l’essence, et il annonce des coupes de 6,6 milliards de dollars dans l’appareil gouvernemental alors que je doute de sa capacité à réaliser cette promesse sans couper dans les services.
Historiquement, le PQ nous a habitués à des plateformes économiques studieuses et très détaillées. Cette année, rien de tel. On dirait qu’il a mis toutes ses énergies dans la rédaction de son Livre bleu sur l’indépendance du Québec. Ce faisant, il ne présente pas une vision claire de développement économique, n’abordant pas des thèmes tels que la productivité, l’innovation, l’entrepreneuriat, le développement régional, etc.
Cette absence est d’autant plus problématique, sachant que le PQ souhaite mettre fin à l’interventionnisme économique à la sauce caquiste : abolition du Fonds de développement et des subventions aux entreprises afin de financer une baisse d’impôt aux entreprises. Mais, outre cette baisse d’impôt, quelle est sa stratégie économique ?
Comme je l’explique dans mon analyse ci-dessous, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. La stratégie caquiste n’était pas la bonne. Par contre, je garderais une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée.
Le programme économique de QS gagne en crédibilité d’élection en élection. Malgré plusieurs propositions intéressantes et originales, et malgré toutes les bonnes intentions, leur plateforme demeure parsemée de fausses bonnes idées, qui se révèleront possiblement contre-productives économiquement.
Surtout, le programme de QS fait pleuvoir les milliards de dollars. Comment financer cette orgie de dépenses ? En taxant évidemment les méchantes entreprises, les méchantes banques et les méchants riches. Je ne suis pas contre l’augmentation des taxes pour les grandes entreprises et les riches. L’accroissement des inégalités de revenus a un impact négatif sur le développement socio-économique et sur la cohésion sociale. Malheureusement, je doute de la capacité de QS à aller réellement chercher tous les nouveaux revenus prévus dans son cadre financier, qui est fortement teinté de rose et de licornes volantes. La politique, c’est l’art de faire des choix. En évitant de cibler des priorités, on donne de la tarte aux pommes à tout le monde.
Parlant du cadre financier, il contient beaucoup d’éléments fondamentaux qui n’ont pas encore été présentés par QS alors que la campagne s’achève…
QS ne présente pas réellement une vision de développement économique : rien sur la compétitivité des entreprises, sur l’innovation, sur la productivité, sur le développement régional, etc. Et il sous-estime possiblement les effets économiques négatifs de plusieurs de ses mesures.
Par contre, c’est le seul à présenter un plan détaillé et cohérent en matière de lutte et d’adaptation aux changements climatiques. Bravo!
Le programme économique du PCQ s’est professionnalisé depuis la dernière fois, avec un plus grand souci du détail et de l’analyse, et avec des références à des études économiques. Il y a, par exemple, un surprenant plan de lutte contre l’itinérance, exhaustif et intéressant. C’est pourquoi je lui accorde la note de passage, ce qui est meilleur qu’en 2022.
En revanche, les mesures économiques du PCQ s’inscrivent dans un cadre financier absolument surréaliste, avec des coupures d’impôts massives que l’on compte compenser notamment par d’hypothétiques gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental. Le PCQ prévoit des réductions de taxes et d’impôts de 50 G$ sur cinq ans, alors que le Québec a besoin d’investir massivement dans ses infrastructures et que la province doit faire face au vieillissement de la population. Je doute fort que le PCQ puisse réduire le budget de l’État d’une telle ampleur en cinq ans.
Enfin, le PCQ multiplie les mesures idéologiques et populistes de droite, qui risquent de devenir contre-productives. L’objectif de réduire l’intervention de l’État dans l’économie peut être légitime. Mais, en voulant abolir plusieurs programmes, il prend le risque de jeter le bébé avec l’eau du bain, sans nuance.
On comprend que le PCQ n’a pas vocation à former le prochain gouvernement, et Éric Duhaime en profite peut-être pour proposer des mesures spectaculaires — mais irréalistes, qui font cependant débat, mettant en lumière ses idées de droites. Comme il le dit, il souhaite déplacer la fenêtre d’Overton vers la droite. Mais moi, je note non pas la qualité de sa stratégie politique, mais plutôt celle de son programme économique.
Filtrez par parti, cherchez un mot-clé ou ouvrez un thème pour comparer les engagements des cinq partis.
Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.
Modernisation de l’État :
Je ne sais pas exactement ce que la CAQ veut faire avec cette proposition d’apporter une saine concurrence avec le privé pour des services publics. La plateforme donne peu d’information sur cet élément. On mentionne qu’il ne s’agit pas d’une privatisation. Mais alors, quoi ? Ici, le diable est dans les détails.
Plan québécois des infrastructures (PQI) : 75 % seront consacrés au maintien des infrastructures existantes.
Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre dès 2029-2030.
Cadre budgétaire relativement responsable, qui maintient la provision pour éventualité et les versements au Fonds des générations. Le PLQ priorise un retour à l’équilibre progressif et relativement modéré. On peut supposer qu’il reste traumatisé par les effets politiques et économiques de l’austérité budgétaire de l’ère Couillard. Par contre, j’ai toujours un doute sur le fait de faire reposer le financement de nouvelles mesures sur d’hypothétiques gains d’efficience dans l’appareil gouvernemental. De plus, le PLQ prétend qu’il développera une meilleure relation avec le Fédéral que la CAQ, ce qui lui permettra d’aller chercher plus d’argent en transferts fédéraux. Enfin, quand je lis « Contribution additionnelle des sociétés d’État », faut-il interpréter cela comme une hausse des prix d’Hydro-Québec et de la SAQ ?
Moderniser l’État :
Réduire graduellement la taille de l’État :
J’aime beaucoup l’approche raisonnée et graduelle du PLQ pour rationaliser l’État, basée sur le dialogue et une culture d’amélioration continue fondée sur les données. Mais je crains que tout cela soit nettement insuffisant pour réellement avoir un impact significatif sur l’efficacité gouvernementale.
Programme québécois des infrastructures (PQI) : consacrer 75 % PQI au maintien d’actifs, et ce, jusqu’à ce que 80 % des infrastructures publiques soient considérées dans un état « satisfaisant » ou mieux.
Une grande partie des grandes infrastructures du Québec ont été construites entre la Révolution tranquille et les années 90. C’est donc dire qu’elles sont arrivées en fin de vie. Il faut donc procéder à la rénovation et la mise à niveau de milliers d’infrastructures au Québec (aqueduc, routes, viaducs, ponts, écoles, hôpitaux, etc.). D’où l’idée de consacrer une plus grande part du PQI au maintien d’actif plutôt qu’à la construction de nouvelles infrastructures. C’est d’ailleurs la demande d’un grand nombre de maires du Québec. Oui c’est politiquement moins spectaculaire de rénover une infrastructure plutôt qu’inaugurer un nouveau truc tout beau et tout neuf. Mais c’est absolument nécessaire.
Fonds des générations : maintient les versements.
Équilibre budgétaire : Retour à l’équilibre budgétaire dès 2028-2029, soit un an plus tôt que prévu.
Je ne pense pas que le PQ réussira à dégager 6,6 G$ de réduction de dépenses liées à la bureaucratie en si peu de temps… Faire reposer des dépenses actuelles sur des gains d’efficience hypothétiques relève d’une mauvaise gestion des risques.
« Gaspillage ». Réduire les dépenses liées à la bureaucratie de 6,6 G$.
Je mets un bonhomme sourire, mais tous les partis politiques, à toutes les élections, promettent de réduire le gaspillage et de hausser l’efficacité gouvernementale. Mais si le parti n’a pas à l’avance une idée très précise sur les moyens de réaliser cet objectif, avant même de gagner les élections, il n’aura pas assez de quatre ans pour y réfléchir et le mettre en œuvre. C’est pour cela que j’ai de gros doutes sur cette promesse.
Fonds des générations : maintient les versements.
Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.
Fonds des générations : suspension des versements.
Pourquoi réduire ces versements qui permettent de stabiliser la dette, de contribuer à l’amélioration de l’équité intergénérationnelle, de nous crédibiliser sur les marchés financiers, tout en nous donnant un rendement très intéressant ?
Note importante : le cadre financier de QS contient plusieurs sources de financement importantes qui n’ont pas encore été formellement présentées par le parti. J’espère que ces éléments seront discutés avant la fin de la campagne, car c’est majeur. Les voici :
Équilibre budgétaire : retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030. Le PCQ prévoit des exercices de révisions budgétaires, des réductions de l’aide aux entreprises et un allègement de la taille de l’État.
Révision budgétaire :
Gains d’efficacité et réduction des effectifs : économiser 3,45 G$
Fonds des générations : maintient les versements.
Crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation : bonification afin que le crédit puisse atteindre 7 000 $ plutôt que 1 400 $.
Crédit d’impôt pour le soutien aux aînés : bonifié de 200 $.
Travailleurs d’expérience qui souhaitent demeurer actifs : jusqu’à 35 000 $ de revenu de travail seront désormais protégés de l’impôt et du calcul des principales prestations québécoises lorsqu’ils occupent un emploi ciblé dans un service essentiel en pénurie.
Face à la gravité des pénuries de main-d’œuvre au Québec, c’est une très bonne idée d’inciter les travailleurs d’expérience à demeurer actifs. Par contre, les pénuries touchent tous les secteurs d’activité au Québec. Pourquoi restreindre cette mesure au secteur public ? Cela crée une iniquité avec le secteur privé. Ce n’est pas la première fois que la CAQ donne un tel avantage au gouvernement sur le marché du travail, comme employeur public, au dépens de l’emploi dans le secteur privé.
Crédit d’impôt pour maisons intergénérationnelles : crédit d’impôt, aide de 7 500 $ par domicile aux familles qui adaptent leur résidence afin d’accueillir un proche aîné.
Taxe de Bienvenue et congé de taxe sur certains produits alimentaires : annulation des mesures de détaxation de la CAQ pour financer d’autres mesures d’allègement « plus productives et mieux ciblées ».
Impôts des PME : réduction du taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 %.
TVQ payée sur une maison ou un condo neuf : remboursement de 36 % de la TVQ, jusqu’à concurrence de 10 000 $.
TVQ sur l’essence : réduction de moitié de la TVQ sur le prix de l’essence, pour un an, et abolition de la taxe carbone
Quelle mauvaise idée! Face au réchauffement de la planète, il faut envoyer un signal économique clair et fort aux agents économiques pour qu’ils accélèrent la transition énergétique, autant pour changer les habitudes des consommateurs que les méthodes de production des entreprises. Depuis la hausse du prix de l’essence en raison de la guerre en Iran, l’achat de voiture électrique et hybride explose au Québec. C’est exactement ce que l’on veut.
Je comprends que la taxation est plus faible en Ontario et aux États-Unis, mais je préfère que le Québec développe maintenant une expertise en technologies vertes et prenne de l’avance sur sa transition énergétique. Plus on attend, plus ça va coûter cher.
Il y a bien d’autres mesures possibles pour soulager les difficultés de coût de la vie autre qu’un tel recul sur la lutte contre le réchauffement de la planète. D’autant plus que le PQ ne présente pas de plan détaillé sur la transition énergétique…
TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.
Le PQ se dit que cette mesure cible plus particulièrement les personnes à plus faible revenu qui ont plus tendance à acheter des biens d’occasion.
TVQ sur l’achat d’une maison : abolition de la TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs jusqu’à concurrence de 45 000 $ + augmentation du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (de 1 400 $ à 3 000 $).
Ceci soulage le coût de la vie des jeunes familles, mais, en stimulant la demande pour l’achat de maison, cette mesure peut contribuer à empirer l’inflation.
Baisse d’impôts pour les PME : baisser les impôts des sociétés de 11,5 % à 9,5 %, financé intégralement par l’abolition du Fonds de développement économique.
Impôt sur les particuliers : réforme de la fiscalité des particuliers pour réduire les inégalités. Augmentation progressive sur taux d’imposition des ménages gagnant plus de 110 00 $ par année.
Taxe sur les ultrariches : une taxe de 1 % sur la fortune dépassant 25 millions de dollars, et de 2 % pour celle dépassant 100 millions de dollars.
Je ne suis pas contre la taxation des plus riches. Mais je doute fort que QS puisse réellement récolter 5 milliards de dollars avec cette mesure. Or, une grande partie de son cadre financier repose sur cela…
Allocation famille : bonification de 200 $ par enfant.
Impôts des entreprises : augmentation de l’impôt d’un point et demi de pourcentage sur le profit des grandes sociétés
+ Inclusion des gains en capital pour les grandes entreprises.
Impôt sur les particuliers : augmentation du montant personnel de base de 18 952 $ à 35 242 $. Donc, tout contribuable de 35 242 $ ou moins par année ne paiera plus d’impôt québécois sur le revenu.
Je ne suis pas contre les baisses d’impôt, surtout qu’ici, elle touche les ménages les moins riches. En contrepartie, j’espère qu’elle sera financée sur des bases budgétaires solides. Espérer d’hypothétiques gains d’efficacité de 30 G$ sur cinq ans dans l’appareil gouvernemental afin de financer cette mesure relève de la pensée magique. Si le PCQ est réellement sérieux dans son objectif de rationaliser l’appareil gouvernemental, qu’il mette d’abord en œuvre ses stratégies d’efficacité, qu’il attende que de vrais gains soient véritablement générés, et seulement là, offrir les baisses d’impôt.
Impôts des entreprises : baisse de 59 %.
Oui, oui, vous avez bien lu : une baisse de 59 %! Le PCQ pense que cela va créer de l’emploi et de l’entrepreneuriat, hausser les salaires et attirer des investisseurs. J’ai de très gros doutes sur cette efficacité. La plus grosse problématique des PME du Québec réside dans leur retard de productivité, le manque d’innovation et le manque de diversification de marché. Or, les PME ont déjà accès à une très large panoplie de programmes, subventions et soutiens pour réaliser ces objectifs. Pourtant, l’aiguille ne bouge pas beaucoup. Le problème n’est donc pas l’argent. En réduisant d’autant les impôts des entreprises, le PCQ se prive de revenus fiscaux importants, en ayant un très faible impact sur le développement économique. Conclusion : une mesure purement idéologique.
TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.
Réduction du prix de l’essence :
Ce que le PCQ appelle, de façon démagogique, la « taxe carbone » est en fait le prix des permis d’émission de CO2 sur le marché du carbone. C’est un mécanisme économique (comme le PCQ les aime habituellement), qui fonctionne comme une bourse du carbone, et qui envoie des signaux économiques très incitatifs pour accélérer la transition énergétique tant du côté des consommateurs, des entreprises, que des producteurs d’énergie. C’est aussi une mesure qui stimule les investissements en technologies vertes. Bref, le marché du carbone est LE PRINCIPAL OUTIL, le plus efficace et le moins intrusif, pour lutter contre le réchauffement de la planète. Selon l’Association des économistes québécois, 76 % des économistes parmi ses membres sont en faveur de ce marché carbone.
Le meilleur outil économique pour combattre l’inflation est la politique monétaire de la Banque du Canada (hausse des taux d’intérêt). Le gouvernement provincial a peu d’outils économiques pour réduire l’inflation. Mais il peut soutenir les ménages qui sont les plus affectés par la hausse des prix.
Dépenses de la rentrée : le supplément actuel de 127 $ par enfant serait bonifié et deviendrait le Supplément pour la rentrée scolaire. Il pourrait doubler et atteindre 250 $ par enfant, selon le revenu familial.
Soins vétérinaires : rendre les soins vétérinaires plus abordables. Obliger les cliniques à afficher leurs prix pour plusieurs services courants, renforcer les règles contre les objectifs de vente et donner plus de responsabilités aux techniciens en santé animale et aux pharmaciens.
Prothèses auditives : couvrir un deuxième appareil pour les personnes admissibles au programme public et en permettre la vente libre de nouvelles aides auditives pour les pertes légères à modérées.
TVQ payée sur une maison ou un condo neuf : remboursement de 36 % de la TVQ, jusqu’à concurrence de 10 000 $.
TVQ sur l’essence : réduction de moitié de la TVQ sur le prix de l’essence, pour un an, et abolition de la taxe sur la taxe et
Quelle mauvaise idée! Face au réchauffement de la planète, il faut envoyer un signal économique clair et fort aux agents économiques pour qu’ils accélèrent la transition énergétique, autant pour changer les habitudes des consommateurs que les méthodes de production des entreprises. Depuis la hausse du prix de l’essence en raison de la guerre en Iran, l’achat de voiture électrique et hybride explose au Québec. C’est exactement ce que l’on veut.
Je comprends que la taxation est plus faible en Ontario et aux États-Unis, mais je préfère que le Québec développe maintenant une expertise en technologies vertes et prenne de l’avance sur sa transition énergétique. Plus on attend, plus ça va coûter cher.
Il y a bien d’autres mesures possibles pour soulager les difficultés de coût de la vie autre qu’un tel recul sur la lutte contre le réchauffement de la planète. D’autant plus que le PQ ne présente pas de plan détaillé sur la transition énergétique…
Essence (suite) : remboursement de 125 $ par année pour compenser le prix de l’essence pour les ménages les plus faibles (40 000 $ et moins).
Il s’agit ici d’une mesure extrêmement ciblée sur les ménages qui ont le plus besoin d’oxygène financier, avec des impacts beaucoup plus limités en termes environnementaux. Le PQ aurait dû s’en tenir à cette mesure plutôt que des réductions de taxe sur l’essence pour tout le monde.
TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.
Le PQ se dit que cette mesure cible plus particulièrement les personnes à plus faible revenu qui ont plus tendance à acheter des biens d’occasion.
Annulation de la baisse de TVQ sur certains produits en épicerie : le PQ veut ainsi financer d’autres mesures.
TVQ sur l’achat d’une maison : abolition de la TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs jusqu’à concurrence de 45 000 $ + augmentation du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (de 1 400 $ à 3 000 $).
Ceci soulage le coût de la vie des jeunes familles, mais, en stimulant la demande pour l’achat de maison, cette mesure peut contribuer à empirer l’inflation.
Passe mobilité : un laissez-passer mensuel unique à 95 $ donnant un accès illimité à tous les réseaux de transport en commun et interurbains du Québec.
Salaire minimum : augmenter le salaire minimum à 20 $ l’heure dès le 1er mai 2027.
+ Mettre en place un plan pour soutenir les organismes communautaires, les PME et les entreprises agricoles dans cette transition.
Il faut augmenter le salaire minimum pour combler la substantielle hausse du coût de la vie. Si je prends l’étude de l’IRIS sur le revenu viable en 2026 pour les grandes villes du Québec, je calcule que le revenu moyen (pondéré par la population) est de 39 953 $ par année pour une personne vivant seule. Il faudrait donc un salaire minimum à 21,95 $ pour pouvoir atteindre ce revenu minimum viable. Je suis donc d’accord avec la proposition de QS. En revanche, je ne suis pas d’accord avec l’idée de soutenir les PME et les entreprises agricoles dans cette transition : concrètement, cela signifie que le gouvernement finance partiellement des salaires dans des entreprises privées… Que QS s’assume économiquement dans son objectif d’augmenter le salaire minimum.
Voir les mesures concernant le marché de la distribution alimentaire dans la section Agro-alimentaire
Transport collectif :
Soins oculaires et dentaires : rendre les soins oculaires et dentaires gratuits pour les moins de 18 ans.
Personnes en situation de pauvreté : augmenter le revenu des personnes en situation de pauvreté. Injection de 2 G$ ciblée vers le 10 % des ménages ayant les revenus les plus bas.
Protéger les plus vulnérables face à la hausse du prix de l’essence : redistribuer 20 % des revenus de la tarification du carbone pour verser une ristourne annuelle aux ménages vulnérables.
Voilà une mesure très ciblée qui aide vraiment les personnes les plus vulnérables face à l’inflation!
Impôt sur les particuliers : augmentation du montant personnel de base de 18 952 $ à 35 242 $. Donc, tout contribuable de 35 242 $ ou moins par année ne paiera plus d’impôt québécois sur le revenu.
Je ne suis pas contre les baisses d’impôt, surtout qu’ici, elle touche les ménages les moins riches. En contrepartie, j’espère qu’elle sera financée sur des bases budgétaires solides. Espérer d’hypothétiques gains d’efficacité de 30 G$ sur cinq ans dans l’appareil gouvernemental afin de financer cette mesure relève de la pensée magique. Si le PCQ est réellement sérieux dans son objectif de rationaliser l’appareil gouvernemental, qu’il mette d’abord en œuvre ses stratégies d’efficacité, qu’il attende que de vrais gains soient véritablement générés, et seulement là, offrir les baisses d’impôt.
TVQ sur les biens usagées : abolition de la TVQ sur l’achat de biens usagés.
Réduction du prix de l’essence :
Ce que le PCQ appelle, de façon démagogique, la « taxe carbone » est en fait le prix des permis d’émission de CO2 sur le marché du carbone. C’est un mécanisme économique (comme le PCQ les aime habituellement), qui fonctionne comme une bourse du carbone, et qui envoie des signaux économiques très incitatifs pour accélérer la transition énergétique tant du côté des consommateurs, des entreprises, que des producteurs d’énergie. C’est aussi une mesure qui stimule les investissements en technologies vertes. Bref, le marché du carbone est LE PRINCIPAL OUTIL, le plus efficace et le moins intrusif, pour lutter contre le réchauffement de la planète. Selon l’Association des économistes québécois, 76 % des économistes parmi ses membres sont en faveur de ce marché carbone.
Avec l’inflation, l’augmentation du coût de la vie et la croissance des problèmes d’itinérance, le logement est devenu une question économique d’importance.
Cette année, j’ai ajouté à ce thème les mesures concernant l’industrie de la construction, car, pour construire plus de logements au Québec, il faudra une nécessaire modernisation de ce secteur qui n’arrive pas à répondre à la demande.
Crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation : bonification afin que le crédit puisse atteindre 7 000 $ plutôt que 1 400 $.
Construction de logement :
La CAQ a attendu deux ans avant de reconnaître qu’il existait une pénurie de logements au Québec. C’est une période qui aurait pu être exploitée pour amorcer une véritable politique, ce qui fait qu’elle serait déjà mise en œuvre aujourd’hui. Trop peu, trop tard.
Projet public : les modes collaboratifs et les partenariats public-privé seront étudiés, pour chaque projet public de plus de 10 M$.
Catalogue québécois de modèles et de composantes standardisés sera donc créé pour gagner du temps et réduire les coûts. 🤔🤔
De quoi, hein ????
Construction de logement : construire 100 000 logements par année au Québec.
Je ne sais pas si le chiffre de 100 000 logements par année est réaliste, mais le PLQ présente ici un plan cohérent pour accélérer la construction au Québec afin de mieux répondre à la demande. Ceci dit, je pense qu’il pourrait se montrer plus ambitieux, non pas sur le chiffre de 100 000 logements, mais sur les mesures mises en œuvre pour atteindre cet objectif.
TVQ payée sur une maison ou un condo neuf : remboursement de 36 % de la TVQ, jusqu’à concurrence de 10 000 $.
Logement préfabriqué : le PLQ compte augmenter la productivité dans la construction par une plus grande utilisation du préfabriqué, avec des incitatifs financiers.
+ programme d’Investissement-Québec afin de permettre aux entreprises de construction de moderniser leurs lignes de production, d’investir et d’augmenter leur capacité.
Logements sociaux et abordables : ajouter 40 000 logements sociaux et abordables.
+ porter la part du logement hors marché à 20 % en 2050.
Construction modulaire : favoriser l’utilisation de la construction modulaire dans les projets institutionnels de l’État.
Industrie de la construction : mandater Investissement Québec pour développer une stratégie pour moderniser le secteur, devenir plus compétitif et donc à pouvoir répondre aux besoins importants.
TVQ sur l’achat d’une maison : abolition de la TVQ sur l’achat d’une maison neuve pour de premiers jeunes acheteurs jusqu’à concurrence de 45 000 $ + augmentation du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (de 1 400 $ à 3 000 $).
Ceci soulage le coût de la vie des jeunes familles, mais, en stimulant la demande pour l’achat de maison, cette mesure peut contribuer à empirer l’inflation.
Stimuler la construction de logements et de maisons :
Programme de prêt pour la mise de fonds des premiers acheteurs pouvant aller jusqu’à 15 % de la valeur d’une maison neuve, ou 5 % d’une maison existante.
Programme “Être chez nous” : offrir 2000 nouvelles maisons dont le prix sera inférieur de 25 % à celui du marché. Projet pilote. Pour faire baisser le prix de vente, l’État achète et rénove des propriétés existantes, puis revend uniquement la maison. L’État demeure propriétaire du terrain, ce qui retire le coût du foncier pour l’acheteur.
Encore une fois, il est heureux que QS essaie cette solution en mode projet pilote pour analyser à la fois ses bénéfices et d’éventuels effets contre-productifs.
Logements sociaux : livrer 50 000 logements sociaux dans un premier mandat.
« Retirer 25 000 logements existants » : si je comprends bien, la mesure vise plutôt à réduire l’imposition sur le gain en capital des propriétaires privés. Mais QS n’a aucun contrôle sur le nombre de propriétaires privés qui accepteront cette mesure. Est-ce que les OBNL ou les offices d’habitation auront les moyens financiers pour racheter autant de logements ? L’achat de 25 000 logements exigerait un investissement de 7,5 G$…
Programme de supplément au loyer (PSL) : jusqu’à 400 M$ par année seront réservés aux locataires admissibles.
Contrôle des loyers : contrôle au TAL afin de mieux protéger les locataires contre les hausses abusives. Pendant un an, les hausses seront plafonnées à l’inflation, puis le contrôle des loyers sera réformé afin qu’elles suivent l’inflation, avec un plafond maximal de 3 %.
+ créer un registre national des baux.
Je comprends ce que veut faire QS avec cette mesure. Le logement est un bien essentiel et il est inadmissible que des ménages tombent dans la pauvreté en raison d’augmentations de loyer qui apparaissent comme étant déraisonnables. En même temps, mal défini, ce type de mesures pourrait aussi contribuer à décourager la construction de nouveaux logements ou la rénovation nécessaire de logements délabrés, risquant d’empirer le problème de pénurie de logements. Il faut ici réfléchir à un mécanisme efficace et intelligent.
Courtage immobilier :
Je suis d’accord. Il est temps de faire un grand ménage dans ce marché. On pense que les économistes ne jurent que par le libre marché. Mais en économie moderne, on comprend le rôle fondamental de la transparence et de l’information pour l’efficacité des marchés.
Libéraliser l’industrie de la construction, afin de stimuler l’offre, en réduisant le nombre de métiers réglementés, en permettant la pleine mobilité de la main-d’œuvre, en simplifiant le Code de construction du Québec.
L’industrie de la construction est l’un des secteurs d’activité ayant connu au Québec les plus faibles croissances de la productivité dans les dernières années. Ce n’est pas sans raison qu’elle n’arrive pas à combler la forte demande immobilière. Elle doit entièrement revoir ses façons de faire.
Libéraliser l’industrie de la construction (suite)
Droit du logement :
Pour la première fois depuis que je réalise cette comparaison, j’ajoute ce thème de l’itinérance, qui est à la fois une problématique économique et sociale.
Itinérance :
Itinérance : tendre vers l’itinérance zéro
Itinérance : un milliard de dollars pour réduire l’itinérance de 50 % d’ici 2030.
Itinérance : faire de la lutte à l’itinérance une priorité nationale.
Itinérance :
C’est de loin l’enjeu no. 1 des PME du Québec. Les entreprises refusent des contrats et doivent restreindre leur croissance par manque de main-d’œuvre.
Aucune proposition sur ce thème.
Voir thème Immigration.
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Voir thème Immigration.
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Immigration dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.
Seuils d’immigration : seuil d’immigration permanente de 45 000 personnes par année.
Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) : mieux arrimer la sélection des travailleurs aux compétences recherchées par les entreprises québécoises.
Seuils d’immigration : un seuil d’immigration permanente oscillant entre 45 000 et 70 000 personnes par année, sans avancer de chiffre fixe précis.
Baisser les seuils d’immigration : seuil d’immigration 35 000 par année.
Les pénuries de main-d’œuvre affectent très gravement tous les secteurs d’activité et toutes les régions du Québec. Tant les travailleurs temporaires que les immigrants permanents sont utiles non seulement comme employés, mais aussi pour la vitalité des communautés en région. On a absolument besoin de l’apport économique et social de ces personnes. En contrepartie, il faut substantiellement augmenter nos capacités d’accueil. C’est la même chose pour n’importe quel grand projet économique : il y a des bénéfices à terme, mais pour amorcer un projet économique, il faut réaliser des investissements de départ. Investissons donc massivement dans nos capacités d’accueil (écoles, francisation, etc.) car il y a des retombées économiques et sociales substantielles venant de l’immigration.
Personne ne connaît la capacité d’accueil du Québec : avant de sortir des chiffres arbitraires, j’aimerais qu’on réalise rapidement des études sur cette capacité.
Seuils d’immigration : seuil d’immigration permanente de 70 000 personnes annuellement.
Baisser les seuils d’immigration : 20 000 à 10 000 par année.
PEQ : maintenir la clause de droits acquis pour les candidats au PEQ.
Décentraliser la planification de l’immigration économique + la francisation aux régions.
Chaque région est un cas unique, avec des différences en termes de besoins et de structures industrielles. Une meilleure planification de l’immigration passe en effet par une forme de décentralisation vers les régions. Problème : depuis l’abolition des Conférences régionales des élus (énorme erreur) sous le gouvernement de Philippe Couillard, il n’existe aucune instance régionale pour analyser un tel dossier. Le PCQ veut créer des tables régionales de l’immigration, composées du ministre responsable ainsi que des préfets des MRC, des maires et d’un représentant des nations autochtones, mais qui va faire l’analyse des dossiers ?
Grille de sélection de l’immigration permanente : favoriser les candidats à l’immigration issus de pays partageant les valeurs québécoises de démocratie et de liberté.
Donc, si on suit cette logique, un Iranien qui a manifesté pour la démocratie et la liberté dans son pays, qui est victime de persécution de l’État autoritaire iranien, et qui veut immigrer au Québec, perdrait des points ? Voyons! Comme si l’on pouvait réduire des millions de personnes à ce qu’est leur régime politique…
Demandeurs d’asile : réduire le panier de services auquel ils ont droit.
Aucune proposition sur ce thème.
Le développement économique du Québec passe nécessairement par le développement de ses régions. Chaque région fait face à des défis de développement différent, et doit donc avoir les moyens pour mettre en œuvre une stratégie qui lui est propre, définie par elle-même.
Programmes de financement des infrastructures municipales : abolir et fusionner les nombreux programmes en infrastructures en un seul transfert annuel et prévisible.
+ un milliard $ supplémentaires aux programmes existants.
Programmes de financement des infrastructures municipales : refonte des programmes de financement des infrastructures municipales et simplification.
Aucune proposition sur ce thème.
Infrastructures municipales : 2 G$ de plus dans les infrastructures municipales dans son premier mandat.
+ 23 G$ sur 10 ans pour réparer et développer les infrastructures de transport collectif.
Adaptation aux changements climatiques :
Le PCQ souhaite une grande décentralisation régionale.
Depuis que les Libéraux ont stupidement aboli les Conférences régionales des élus, il n’y a plus d’instance régionale de concertation et de décision au Québec capable de mettre en œuvre des stratégies régionales de développement. Notamment, la plupart des enjeux de développement économique dépassent les frontières des MRC et des municipalités, se matérialisant plutôt à l’échelle régionale. Et chaque région vit des situations distinctes que le gouvernement à Québec peine à reconnaître, avec sa préférence pour l’imposition de programmes mur-à-mur. Par conséquent, cette décentralisation souhaitée par le PCQ a tout mon appui!
L’accessibilité économique de nombreuses régions du Québec est mise en péril par la faiblesse des moyens de transport disponibles. Les régions doivent disposer de moyens de transport pour assurer leur développement.
Troisième lien routier à Québec : en faveur d’un nouveau lien interrives, mais au profit d’un pont à l’est réalisé en partenariat public-privé.
Navettes fluviales : pérenniser le réseau de navettes fluviales dans la région métropolitaine, 26 M$.
Pourquoi juste dans la région métropolitaine ?
Troisième lien routier à Québec : pas opposé, mais veut avoir d’autres études.
Autoroute 50 : élargissement
Contre le TGV : le PQ demande le retrait du Québec du projet de TGV Alto du gouvernement fédéral.
Le TGV est un grand projet structurant pour plusieurs décennies. Pour l’avoir vécu personnellement en Europe, ce mode de transport est un changement complet de paradigme économique pour le développement d’un territoire. C’est un projet qui contribuera aussi à réduire substantiellement les émissions à effet de serre. C’est enfin un grand projet d’investissement qui va faire intervenir de nombreuses entreprises québécoises. Le rejet du projet sous l’argument qu’il s’agit d’une stratégie de « nation-building » de la part du gouvernement fédéral frise le complotisme. Peu importe le système politique, l’axe Québec-Windsor est le plus populeux au Canada et le cœur économique du pays. Il mérite un TGV. Et enfin, pour l’avoir vu de mes propres yeux en Europe, il existe toute une série de techniques mises en œuvre pour limiter au maximum les désagréments pour les agriculteurs.
Transport aérien : nouveau programme d’accès aérien aux régions pour garantir une offre de services durable, fiable et abordable.
Mettre fin au phénomène des « chauffeurs au rabais » :
Il est facile de reconnaître ces chauffeurs de camion qui sévissent sur nos routes par leur conduite cowboy. Et leur existence crée une iniquité économique avec les entreprises de transport du Québec qui respectent la réglementation.
Transport collectif : + 23 G$ sur 10 ans pour réparer et développer les infrastructures de transport collectif.
Troisième lien routier à Québec : s’oppose à la construction d’un troisième lien. Propose plutôt l’abaissement du tablier du Pont de Québec pour permettre le passage des camions lourds et d’un éventuel transport en commun structurant.
Troisième lien routier à Québec : pont à haubans de 2,15 kilomètres au sud de l’île d’Orléans, reliant le chemin Royal à la route 132, évalué entre 2,7 et 3 G$.
No way qu’un tel pont coûte moins de 3 G$ au Québec. Je pense que le coût pourrait facilement osciller entre 8 et 10 G$.
Contre le TGV : le PQ demande le retrait du Québec du projet de TGV Alto du gouvernement fédéral.
Les transitions énergétiques et environnementales ne sont pas qu’un enjeu écologique, car elles impliquent de profondes transformations économiques, tout en représentant des opportunités d’affaires pour des entreprises québécoises. Il s’agit donc d’un thème intimement lié au développement économique.
Aucune proposition sur ce thème.
Aucune proposition sur ce thème.
Passe mobilité : un laissez-passer mensuel unique à 95 $ donnant un accès illimité à tous les réseaux de transport en commun et interurbains du Québec.
Efficacité énergétique : faire de l’économie d’énergie la « prochaine Baie-James » du Québec »
Plan de lutte et d’adaptation aux changements climatiques : réduction des émissions de 37,5 % à 45 % d’ici 2030.
QS est le seul parti à présenter un plan intégré de lutte et d’adaptation aux changements climatiques. Honte aux autres partis politiques qui ne l’ont pas fait.
Transport collectif :
Aucune proposition sur ce thème.
Plan d’Hydro-Québec : poursuivre le plan de 200 G$ d’Hydro-Québec, produire plus d’énergie, protéger la sécurité énergétique du Québec et maximiser les retombées économiques.
Régions ressources :
Pacte forestier :
Trop peu, trop tard. La CAQ avait l’opportunité de réformer le régime forestier durant son mandat, et ce projet a réussi l’incroyable exploit de réunir l’opposition tant des entrepreneurs forestiers, des communautés que des écologistes!
Stratégie maritime :
Exploitation du gaz de schiste : ouverture à l’exploitation des gaz de schiste.
Régime forestier et industrie du bois :
Fonds de développement des collectivités minières : financé par une part des revenus de l’impôt minier. Permettre aux MRC accueillant des activités minières de bénéficier d’une enveloppe stable et prévisible pour réaliser des projets structurants répondant aux besoins de leur communauté.
Cette mesure du PLQ répond à une étude menée par Aviseo Conseil en Abitibi-Témiscamingue et qui fait état d’un déficit fiscal annuel estimé entre 666 M$ et 822 M$ par rapport à la contribution de la région au trésor public. Alors qu’elles sont riches de leurs ressources naturelles, les MRC accueillant des mines vivent toutes sortes de problématiques particulières, mais elles manquent de financement pour y faire face.
Aucune proposition sur ce thème.
Augmentation des redevances minières et hydriques.
Gaz de schiste : NON. Les énergies fossiles doivent demeurer dans le sol.
Régime forestier et industrie du bois :
Exploitation du gaz de schiste : redevances de 16 % à l’État et de 3 % aux propriétaires, aux municipalités et aux MRC.
Production d’alcools québécois : éliminer certaines barrières qui compliquent encore la vente et la livraison des alcools produits au Québec.
Le PQ avait en premier proposé ces modifications. Voir mon commentaire plus bas sur ce thème.
Agriculture :
Agriculture :
Production d’alcools québécois : alléger et simplifier massivement les règles pour la production de boissons alcooliques et de spiritueux au Québec
Enfin, on s’attaque à la réglementation archaïque et inutilement restrictive afin de favoriser la production québécoise. J’ai beaucoup travaillé sur ce dossier, et ce sont exactement les mesures qu’il faut prendre pour soutenir les producteurs québécois et favoriser l’achat de produits d’ici.
Augmentation du budget : faire passer le budget du ministère de l’Agriculture du 0,9 % à 1,5 % du budget total du gouvernement.
Zéro perte nette du territoire agricole, pour protéger les territoires agricoles.
Mieux soutenir la relève agricole. Augmenter l’appui financier à la Financière agricole du Québec + mieux financer la relève + éliminer les barrières fiscales à la cession de terres + incitatifs fiscaux pour jeune relève + prêts à long terme à taux plus avantageux pour l’acquisition d’actifs agricoles.
Achat québécois : demander à ce que 75 % des produits agricoles achetés par le gouvernement pour ses cafétérias proviennent de l’agriculture québécoise.
Étiquetage : améliorer l’étiquetage pour que ce soit plus facile d’identifier les produits faits au Québec.
Prix carbone : pérennisé et rendre accessible à toutes les entreprises agricoles le remboursement de la tarification du carbone.
Mesure « Mario Pelchat » : permettre sur un territoire agricole des activités qui ne réduisent pas l’activité agricole, pour autant que l’activité agricole ait préséance.
C’est moi qui l’appelle la mesure « Mario Pelchat », car elle fait référence à une problématique qui le touche directement. M. Pelchat souhaite organiser des petits concerts dans son vignoble à St-Joseph-du-Lac. Or, les règles actuelles interdisent ce type d’activité sur un espace agricole, le but étant de protéger les territoires agricoles de l’invasion d’autres activités économiques. Mais ici, l’organisation de concerts permettrait de mieux commercialiser ses vins, donc de valoriser la production agricole, tout en favorisant le tourisme régional, sans perdre un millimètre de production agricole. La réglementation actuelle est archaïque et peu adaptée aux réalités d’aujourd’hui.
Réduire la « paperasse ». Voir mesures dans la section Équilibre budgétaire.
Réseau national d’épiceries publiques : Réseau d’épiceries publiques à but non lucratif de type grossiste alimentaire qui aura pour mission d’approvisionner les institutions publiques et de favoriser l’accès à des aliments locaux abordables pour les consommateurs.
Je suis désolé, mais je ne vois pas comment l’État peut se montrer plus performant que les grands distributeurs alimentaires. Je comprends qu’il s’agira d’un modèle d’économie sociale dont l’objectif n’est pas la maximisation du profit. Mais le gouvernement n’a aucune expertise dans la distribution alimentaire, qui est un secteur extrêmement complexe. Les avantages du modèle sans profit risquent d’être annulés par le manque d’efficience du système. Il y a plusieurs autres solutions plus efficaces et moins consommatrices de ressources pour favoriser les baisses de prix dans les supermarchés.
Plafonner les marges d’épicerie à 2 % : empêcher les profits excessifs des géants alimentaires afin de redonner aux contribuables.
+ Un gouvernement solidaire rendra les mécanismes de régulation et de protection des consommateurs plus efficaces pour contrer les pratiques déloyales des oligopoles
Moi aussi, je n’aime pas les fortes marges des supermarchés qui profitent de leur situation d’oligopole. Mais, de façon pratique, le gouvernement n’a aucune expertise pour contrôler les prix d’un secteur aussi complexe que celui de la distribution alimentaire. La marge de profit se calcule sur la base des coûts de production, mais il sera impossible pour l’État de connaître les coûts réels d’entreprises aussi grosses et complexes. Enfin, il y a un principe simple en économie qu’on appelle le coût d’opportunité : si des investisseurs ne peuvent gagner autant dans leurs projets d’entreprise que ce que rapporte un simple compte d’épargne dans une banque, personne ne voudrait investir dans une entreprise. Au Québec, les taux d’épargne varient autour de 3,5 %. Par conséquent, avec une marge de profit de seulement 2 %, on décourage les investissements dans la distribution alimentaire.
Souveraineté alimentaire du Québec :
Relève agricole : projet pilote de 100 M$ en capital patient, avec des prêts à taux fixe sur 40 ans pour faciliter l’achat de terres par la relève.
Spéculation foncière : renforcer les règles contre la spéculation foncière en interdisant l’achat de terres agricoles par des fonds d’investissement privés.
J’aimerais être d’accord, mais est-ce que QS a fait l’analyse de toutes les conséquences d’une telle mesure, notamment sur les actifs de retraite des agriculteurs, sur le financement de terres agricoles, et sur les coûts de reprise ?
Fonds d’urgence de 500 M$ : aider les agriculteurs à faire face à des événements climatiques extrêmes.
Réduire la « paperasse », alléger la réglementation et ne mettre en place aucune nouvelle réglementation pour les quatre prochaines années.
Modernisation de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles pour favoriser des projets agricoles en circuit court.
Faire de la transformation alimentaire primaire un service essentiel assorti d’un service minimum afin de limiter les pertes lors de conflits de travail.
Industrie du bœuf : garantie couvrant 25 % des prêts pour l’achat de jeunes bovins.
Gestion de l’offre : soutien du système.
Éoliennes en zone agricole : laisser les régions, les MRC et les municipalités décider, en respect de l’acceptabilité sociale des communautés locales.
La culture représente de plus en plus un secteur très structurant pour l’économie du Québec. Je retiens ici des propositions contribuant au dynamisme économique du secteur des arts et de la culture ou leurs impacts sur le développement des communautés.
Aucune proposition sur ce thème.
Aucune proposition sur ce thème.
Stratégie nationale et régionale de développement culturel : Doter le Québec d’une stratégie nationale et régionale de développement culturel, reconnaissant la culture comme quatrième pilier du développement durable.
Formule « 2 pour 1 » en culture : après l’achat d’un premier billet, un jeune de 25 ans et moins pourra obtenir un deuxième billet gratuit dans la même institution culturelle.
Achat de livres pour les élèves du Québec : fonds de 8 M$ par année.
Gratuité des musées les premiers dimanches du mois.
Sorties culturelles à l’école : rétablir et protéger son financement.
Appui aux arts et culture :
Chantier sur le filet social en culture : soutenir les travaux. Créer un filet social québécois pour les artistes, ainsi que les travailleurs et travailleuses culturels indépendants, adapté aux réalités du secteur, afin d’assurer leurs conditions socio-économiques.
Bâtiments patrimoniaux : revoir la Loi sur le patrimoine pour freiner la destruction de bâtiments patrimoniaux. Imposer un moratoire sur la destruction de tout le patrimoine bâti du Québec précédant 1850.
Conseil des Arts et Lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) : doubler le soutien à hauteur de 380 M$ de plus par an.
Filet social pour les artistes : Mettre en place un projet-pilote de filet social pour les artistes de la Capitale-Nationale, avec une enveloppe de 130 millions de dollars.
Je suis heureux de voir que QS préfère débuter par un projet-pilote, afin d’évaluer cette mesure intéressante à l’aune de données probantes.
Aucune proposition sur ce thème.
Aucune proposition sur ce thème.
Création d’un Régime d’accession à l’entrepreneuriat (RAE) : mesure permettant à une personne désirant se lancer en affaires d’utiliser une partie de ses REER pour constituer la mise de fonds nécessaire au démarrage ou à la reprise d’une entreprise, sans subir les pénalités fiscales habituelles.
Stratégie nationale de repreneuriat innovant.
Aucune proposition sur ce thème.
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Avec le départ à la retraite d’un grand nombre de dirigeants de PME, il faut absolument éviter la fermeture de ces entreprises, de façon à maintenir la richesse économique qu’elles génèrent. Le gouvernement a donc tout intérêt à soutenir le repreneuriat.
Relève agricole : voir mesures dans la section Agro-alimentaire et agriculture.
Stratégie nationale de repreneuriat : doter le Québec d’une stratégie nationale de repreneuriat innovant, structurée autour de trois axes : le maillage, l’accompagnement et le financement.
Je ne vois pas la différence avec ce qui existe déjà aujourd’hui avec Repreneuriat Québec.
Incitatifs fiscaux pour favoriser le repreneuriat : instaurer des incitatifs fiscaux pour favoriser le repreneuriat et assurer que ces entreprises demeurent en opération ici.
Relève agricole : voir mesures dans la section Agro-alimentaire et agriculture.
Relève agricole : voir mesures dans la section Agro-alimentaire et agriculture.
Aucune proposition sur ce thème.
Mesures touchant la compétitivité des entreprises.
Allègement réglementaire : l’allègement réglementaire relèvera directement de la première ministre. Équipe consacrée à l’efficacité de l’État.
Impôts des PME : proposer une transition fiscale progressive pour les PME qui franchissent le seuil de 500 000 $ de revenu imposable, afin d’éviter le passage brutal d’un taux de 2,2 % à 11,5 %.
Marchés publics : favoriser l’achat québécois.
On parle d’achat québécois depuis la pandémie. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait ? Trop peu, trop tard.
Impôts des PME : réduction du taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 %.
Crédits d’impôt aux entreprises : faire le ménage dans les crédits d’impôt, éliminant les mesures les moins efficaces, réduisant progressivement l’aide fiscale aux entreprises d’environ 13 %.
Marchés publics plus ouverts aux PME québécoises :
J’ai travaillé sur ce dossier des marchés publics avec des PME en technologies vertes et en transformation alimentaire. Le PLQ propose un plan relativement complet qui touche aux principaux enjeux.
Diminuer la « paperasse » :
On a beau vouloir réduire la paperasse, il existera toujours de la réglementation utile.
Fonds de développement économique : rediriger l’efficacité des leviers économiques vers le soutien direct aux PME locales et à l’innovation, plutôt que vers des subventions massives à de multinationales.
C’est avec ce fonds que le gouvernement de la CAQ finançait des projets tels que Northvolt, Lion électrique et plusieurs autres mégaprojets qui se sont transformés en échec. J’ai beaucoup écrit sur l’inefficacité de la stratégie de développement économique de la CAQ. Le PLQ propose de recentrer le fonds sur les PME et l’innovation, qui sont les deux piliers de notre développement économique. Le PQ et le PCQ proposent d’abolir tout simplement ce fonds en faveur de réductions de l’impôt sur les PME. Je ne suis pas d’accord. Je garderais plutôt une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée.
Mesures d’urgence face à la guerre tarifaire des États-Unis : deux mesures d’urgence afin d’injecter rapidement des liquidités dans les entreprises les plus touchées.
Baisse d’impôts pour les PME : réduction de 20 %.
Fonds de développement économique : abolition, afin de financer la baisse d’impôt sur les PME.
C’est avec ce fonds que le gouvernement de la CAQ finançait des projets tels que Northvolt, Lion électrique et plusieurs autres mégaprojets qui se sont transformés en échec. Ceci dit, le problème ici n’est pas l’existence d’un tel fonds, mais les nombreuses déficiences de la stratégie de développement économique du gouvernement ainsi que sa gestion des risques. Par conséquent, je garderais une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée.
En revanche, réduire le montant de ce fonds pour mieux soutenir les PME du Québec est une très bonne idée.
Secrétariat dédié à la déréglementation : réduire la paperasse pour les entreprises.
Plan face à la guerre tarifaire :
Réduire la « paperasse » :
Aides aux entreprises : le PCQ souhaite réduire substantiellement l’aide aux entreprises, en privilégiant plutôt des baises d’impôts aux entreprises.
La CAQ a multiplié les mauvaises décisions d’investissements. Cela résulte essentiellement de déficiences de la stratégie de développement économique du gouvernement ainsi que de sa gestion des risques. Par contre, je garderais une marge de manœuvre financière pour pouvoir soutenir des projets qui seraient réellement solides et qui apporteraient de réelles retombées pour le Québec, à l’intérieur d’une gestion des risques renforcée. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
Réductions crédits d’impôt aux entreprises
Plusieurs études démontrent la faible efficacité de plusieurs crédits d’impôt. Il y a un gros ménage à faire dans ces programmes. Encore une fois, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le PCQ aurait intérêt à considérer avec plus de subtilités la réforme de ces programmes qui peuvent, dans certains cas, être très utiles.
Aucune proposition sur ce thème.
Stratégie de diversification de marché : objectif de diminuer d’au moins 15 % la part de nos exportations qui vont vers les États-Unis.
Aucune proposition sur ce thème.
Aucune proposition sur ce thème.
Élimination des barrières interprovinciales : négocier la reconnaissance mutuelle des biens, des services et des titres professionnels, pour ouvrir davantage le marché canadien aux entreprises québécoises.
Tout le monde est d’accord avec cette proposition. Mais le diable est dans les détails. Quelle province va accepter de reconnaître la réglementation moins contraignante ou moins exigeante d’une autre province ?
Espaces d’innovation réglementaire : permettre aux entreprises de tester plus rapidement de nouvelles pratiques dans un cadre encadré.
Politique industrielle : mise en place d’une politique industrielle visant à faire du Québec une économie de production, d’innovation et de transformation.
Aucune proposition sur ce thème.
Aucune proposition sur ce thème.
Aucune proposition sur ce thème.
Le niveau d’éducation de la population a des impacts importants sur le développement économique, notamment en lien avec la formation de la main-d’œuvre, les capacités d’innovation et de R&D, les pénuries de main-d’œuvre, la pauvreté générée par le décrochage scolaire, les capacités entrepreneuriales, etc. Je retiens ici uniquement les mesures ayant un lien avec le développement économique.
Frais de garde en milieu scolaire : nouveau crédit d’impôt. Selon le revenu familial, il permettrait de rembourser jusqu’à 75 % de ces frais.
Dépenses de la rentrée : le supplément actuel de 127 $ par enfant serait bonifié et deviendrait le Supplément pour la rentrée scolaire. Il pourrait doubler et atteindre 250 $ par enfant, selon le revenu familial.
1 000 $ dans le régime enregistré d’épargne-études de chaque enfant né au Québec.
Services de garde à tarif réduit : ajouter 25 000 places d’ici 2030.
Programme de formation courte durée : bonifier le programme, 400 M$.
Formation en entreprise : modifier l’application de la loi du 1 % afin d’encourager davantage la reconversion professionnelle et le développement de compétences de l’avenir, dont l’intelligence artificielle. 400 M$.
États généraux sur le système d’éducation : dans les 100 premiers jours.
CPE : accroître l’offre
Politique familiale du Québec : modernisation.
Révision et simplification de l’aide financière aux études.
Rémunération des stages : rémunération de certains stages actuellement non rémunérés dans le réseau public.
Valoriser la formation professionnelle
Lutter contre le décrochage
Rémunération des stages : métiers de la santé et des services sociaux, de l’enseignement et de l’éducation à la petite enfance au sein des institutions publiques.
Droit de scolarité : réduire les droits de scolarité à l’université et les frais d’inscription au cégep de 50 % dans un premier mandat, avec pour objectif d’atteindre la gratuité scolaire complète à terme.
Rémunération des stages : rémunérer l’ensemble des stages obligatoires.
CPE : 610 M$.
Programme d’alimentation universel dans les écoles : permettre à tous les élèves du primaire et du secondaire d’avoir accès à des dîners sains. Volontaire : les parents pourront se retirer du programme. Contribution volontaire entre 0 et 7 $ sera demandée et les repas offerts proposeront des aliments locaux, nutritifs et frais. 480 M$ par année.
À partir du moment où le programme est volontaire, je suis tout à fait d’accord. Oui, ça coûte 480 M$ par année, mais il s’agit d’une mesure qui aura un impact considérable sur l’éducation des enfants.
Bonifier les services de garde :
Tout cela est très bien, mais il est bien connu que le principal problème en termes d’accessibilité touche à l’offre. Or, le PCQ n’a aucune mesure pour accroître l’offre.
Plan économique : le Québec doit assumer pleinement un nationalisme économique moderne, basé sur une action publique à la fois ciblée et disciplinée à valeur ajoutée, reposant sur des critères rigoureux.
Après huit ans de stratégies économiques mal avisées, la CAQ tente de rattraper le coup en proposant un nationalisme économique qui serait cette fois-ci « ciblé et discipliné » et reposant sur « des critères rigoureux ». Trop peu, trop tard.
Régime québécois d’assurance parentale : moderniser pour donner plus de flexibilité aux nouveaux parents.
Projets prioritaires d’envergure nationale : accélérer ce type de projet.
Infrastructures récréatives, sportives et de plein air : 650 M$. Infrastructures récréatives, sportives et de plein air, construction de gymnases dans les écoles, rénovation et l’amélioration des cours d’école.
SÉPAQ :
Démocratiser l’accès aux berges et aux plans d’eau du Québec : lors de la vente d’un terrain public riverain, 20 % de sa berge devra demeurer accessible au public ou être réservée à des fins récréatives + offrir une protection appropriée en matière de responsabilité civile aux propriétaires riverains qui choisissent d’offrir gratuitement un accès à leur berge au public.
Investissement Québec : des interventions ciblées et axées sur les résultats. 🤔🤔
La CAQ propose ce qui devrait relever d’une évidence, c’est-à-dire que chaque intervention devra être rattachée à des « résultats concrets et mesurables ». Donc, la CAQ avoue que ce n’était pas le cas sous sa gouverne ?
Congé parental : deux semaines supplémentaires
+ offrir au père quatre semaines de prestations dans le cas d’un deuil périnatal.
Jeux en ligne et les marchés prédictifs : mieux encadrer par un nouveau mandat à la Régie des alcools, des courses et des jeux
Sites de paris sportifs : redevance pour les sites de paris sportifs.
Aide et de sécurité alimentaire : aider notamment les jeunes dans les écoles, les familles et les aînés défavorisés.
Bonifier le programme d’adaptation à domicile.
Maisons intergénérationnelles : bonifier le soutien pour les adaptations de domicile en maisons intergénérationnelles.
Organismes communautaires : 1 G$ supplémentaires par an afin de soutenir la mission des organismes communautaires.
Rendre gratuits les produits d’hygiène menstruelle.
Adopter une déclaration de revenus unique.
Réformer la rémunération des médecins.
Créer Pharma-Québec.
Soins oculaires et dentaires : rendre les soins oculaires et dentaires gratuits pour les moins de 18 ans.
Abandonner le Fonds vert (FECC).
Là encore, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. La gestion de ce fonds par la CAQ fut terrible. Mais ce fonds est financé par le marché carbone que le PCQ souhaite abolir. L’idée est de soutenir les entreprises afin qu’elles soient incitées à mettre en œuvre des technologies vertes. Ce faisant, elles sont amenées à diminuer leur empreinte carbone, ce qui réduit leurs besoins sur le marché carbone. Autrement dit, il y a d’un côté un coût (le prix carbone) et, de l’autre, un bénéfice (réduction des émissions de carbone, ce qui réduit les besoins des entreprises sur le marché carbone). Les deux éléments vont ensemble. Un parti politique qui a une réelle stratégie de décarbonation saura comment rendre efficace ce fonds. Le PCQ abdique entièrement ses responsabilités envers le réchauffement de la planète.
Investissement Québec : recentrer les interventions d’Investissement Québec, soit réduire son rôle de développeur économique et se centrer sur le financement et la prospection d’investissements étrangers.
Démocratie syndicale : donner aux travailleurs plus de contrôle sur leurs cotisations, plus de transparence et de meilleurs recours.
Plusieurs de ces éléments ressemblent à la loi 3 sur la gouvernance syndicale du ministre du Travail Jean Boulet adoptée en avril dernier.
Activité sportive : Passe Sport, un rabais immédiat pouvant atteindre 100 $ par année pour chaque Québécois dont le revenu familial est inférieur à 100 000 $.
Un gadget électoral…
Aucune mesure ne correspond à cette recherche.
Frédéric Laurin, PhD en économie
Professeur en économie, École de gestion, Université du Québec à Trois-Rivières, Chercheur à l’Institut de recherche sur les PME (INRPME)
Élections Québec 2026
Analyse des programmes économiques des partis provinciaux